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Tome second. AL - AOU.
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le remarque M. de Marca, lib. VI, deconcord. cap. xj. n". 12 j car les autresbénéfices font tous cerises au-dessous dela valeur de vingt quatre ducats, &parconséquent 11e font pas sujets à l'andate.Malgré cette derniere disposition , qui aaujourd’hui force de loi dans le royaume,François I fit remontrerait pape l’injusti-ce de ces exactions, parles cardinaux deTournon & de Grammont, ses ambassa-deurs extraordinaires en i;zr. Henri If,dans les instructions données à ses am-bassadeurs envoyés au concile de Trenteen 1547, demandoit qu’on supprimât cesimpositions; & enfin Charles IX, enl$6t, donna ordre à son ambassadeur au-près dit pape , de poursuivre l'abolitiondos cmnates. que la faculté de théologie deParis avoit déclarées simoniaques. Ce dé-cret de la Faculté ne condamnait commetelles que les minâtes exigées pour lespro-vifions fans le consentement du roi &du clergé, & non celles qui se payentmaintenant fous le titre Aesubvention,fm’otrrt ra disposition du concile de Bàle.

En Angleterre, l’arehevêque de Can-torbéry jouissoit autrefois des annotes detous les bénéfices de son diocèse , par unprivilège dupape, comme rapporte Mat-thieu Paris dans son histoire d'Angleterrestir l’année 746. Clément V, en 1Z0; ,se fit payer ies minâtes de tous les bénéfi-ces quelconques vacans en Angleterrependant deux ans , comme écrit Matthieude Westminster , ou pendant trois ans, se-lon Wulfingbam. Les annates furent de-puis établies dans tout ce royaume, jus-qu’à Henri VIII qui les abolit.

Par le concordat fait entre la nationGermanique & le pape Nicolas V, en1448 , on régla que tous les évêchés & lesabbayes d'hommes payeroient Vunnate ;que les autres bénéfices n’y feroient jn-jets, que quand le revenu Ternit de vingt-qtiatre florins d’or. Charles V fit des ef-forts inutiles pour abolir les annates enAllemagne; Sc l’article de l’ordonnance.d’Orléans, qui les abrogeoit en France,fut révoqué par l’édit de Chartres en

Paul II fit une bulle en 1469, pour or-donner qti’oii payeroit les ámrates de quin-ze ans en quinze ans pour les bénéficessujets à ce droit,qui feroient unis à qnel-• Htie communauté. Ses successeurs confir-

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merent ce règlement. Fagnan remarqueque quand il arrive plusieurs vacances duméme bénéfice dans la même année , onne paye qu’une feule annote : ce qui prou-ve , ajoute-t-il, que ce u’est point pour*la collation des bénéfices, mais pour l’en-tretien du pape & du sacré collège. Voy.ce canontste , Fevret , le P. Alexandre,M- de Marca , &e. Thomaílìn , Discipli-ne de l'égl. fart. IV. lìv. IV. chap. xxxvest xxxvj. Fleury, Inftit. au Droit ecclis.tom. /, part. XVII, chap. xxiv,pag. 424.

ANNE, Hist.sacrée, merede Samuel;Anne, femme de Tobie l’ancien ; An-ne , la prophétesse, dont il est parlé daasSt. Luc ; Anne , femme de St. Joachim,& mere de la sainte Vierge Marie, sontles personnes les plus distinguées fous cenom dans Pancien & le nouveau testa-ment.

* Anne , Hist. d'Angleterre, fille deJacques II & d’Anne Hyde, l’un & 1 au-tre catholiques zélés, naquit en 1665 , &fut élevée dans la religion protestantepar les foins de Charles II. Elle avoit vaion pere s’éloigner de ses états soulevéscontre lui. Mais le roi Guillaume III,mourant fans postérité , l’avoit déclaréeson héritière, la regardant comme la feu-le personne digne de tenir après lui lesrênes du gouvernement. A peine eut-illes yeux fermés que la nation Pappellaau trône d’mie voix unanime: soit poli-tique on reconnaissance , elle s’attacha àsuivre le plan de son prédécesseur. Ellefit la guerre à la France, & les exploitséclatait s de Marlboroug illustrèrent sonrégné. Le commerce & la marine angloi-se fleurirent : l’Ecosse fut unie â l’Angle-terre. A la paix d’Utrecht, Anne se mon-tra Parbitre suprême de PEurope ; c’eftlà l’époque brillante de son regrie. Ladisgrâce de Marlboroug, quel qu’enfùtle motif, indisposa une partie des Angloiscontre la reine; le parlement de 1714 ou-bliant les bienfaits qu’elle avoit répandusfur la nation, la gloire qu’elle lui avoitacquise , & la généreuse affection qu’ellelui avoit témoignée dans tontes les occa-sions, chercha les occasions de la morti-fier. Quoiqn'elle eût désigné George deBrunswick, électeur d’Hanovre, pourson successeur, on la soupçonna de favo-riser sous main les prétentions du princede Galles. On la pressa d’appeiler à sa