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ear il ess d’aillieurs rarement nécessaire defrapper un seul point j a u contraire, &sur-tout dan? U guerre de campagne , cesont des masses de troupes , des débou-chés , qui présentent une certaine éten-due , en farte qu’aveç des pieces bienproportionnées, bien placées & bien ma-nœuvrées , on auroit peine à citer unexemple où notre artillerie n’ait pas rem-pli son objet & où elle n’ait pas eu unesupériorité marquée sur celle de no? en-nemis.
La révolution qui s’est Faite à la paixde 176s , a bouleversé notre artillerie en-corepius que les autres parties du mili-taire. On ne ponvoit pas reprocher à nospieces de canon de ne pas porter juste &ïoin ; des expériences de guerre, les feu-les peut-être qui pussent inspirer unejuste confiance , avoient établi A soutenujéur réputation ; mais on leur a reprochéd’être trop pesantes & trop difficiles àmanœuvrer. Les puissances avec lesquel-les nous sommes le plus communémentdans le cas d’avoir la guerre , ayant unenombreuse artillerie & extrêmement lé-gere , on crut devoir faire comme elles,fias peine d’être battus , comme l’ont im-primé les partisans de Vartillerie nouvel-le. w Quoique les petites pieces atta-chées aiix reglmens Hanovriens, Hessois,.Anglpis, Prussiens, eussent fait peu d'ef-fet contre nous à la bataille d’Hastembekquénous avons gagnée , à celle de Cre-velt qui fut indécise, à celle de Mindenuenóus n’aurions peut-être pas perduepos batteries du centre n’avoient pasété éteintes contre toute raison, à Ros-hach qui ne fut qu’une déroute , à Iler-gen journée fî glorieuse à M, le Maré-chal de Broglie , à l’nistion du r; août176? , qui couvrit de gloire le prince deCondé , Sç à plusieurs autres affaires heu-reuses ou mai heureuses , (q) », commeles puissances étrangères avoient de pe-tites pieces à ta fuite des régimens , onVoulut en avoir comme elles, En consé-quence de ce nouveau système , on se dé-termina à multiplier notre artillerie & àVajléger considérablement ; on se flattaqu’en diminuant nos pieces de campagnede longueur & d’épaisseur , oh perdraittrès-peu fur î-, longueur & fur la régu-
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larité de leurs portées, & qu’ainii allégée*elles pourroient traînées par des hom.mes suivre le mouvement des troupes,& se combiner Facilement avee toutes lesdispositions. On réduisit conséquemmentà ce nouveau plan , les pieces de 12, de8 & de 4, à la longueur d ame de 17 foisle diamètre de leur boulet depuis lefond de l’ame jusqu’,ì la bouche^ ou 18diamètres depuis la plate-bande de culas-se jufqn’à la bouche, pour leur longueurextérieure, au lieu de 24 diamètres deson boulet qu’avoit famé de la piece de12, de 2; qu’avoit famé de la piece de 8,& de 26 diamètres de son boulet qu’avoitl’ame de la piece de 4. {V. Canon debataille.') II fut question de s’affurerpardes épreuves , que les pieces de campa-gne , dams ces nouvelles dimensionsrempliroient les objets auxquels ellesfont destinées , & réuniroieot tous lesavantages de celles auxquelles elles fuc-cédoient. On apporta fans doute à cesépreuves toutes les précautions la bon-ne foi qui accompagnent toujours le dé-sir sincere de s’éclalrer fur des objetstrès-importans : mais lorsque les résul-tats en furent publics, les opinions qu’ilsauroient dû réunir, se partagèrent, & laquestion resta tellement indécise , quel’auteur de l'Ejfai général de Tactique,imprima 8 an? après ( chap. de l'artìUItrie ) : “ Puisse feulement le gouverne-ment exciter le génie fur cette brancheimportante du militaire, comme fur ton-tes les autres, & en même temps conte-nir les inquiétude? des novateurs, ne pasrejeter fans examen & ne pas adopterfans épreuve ! Puissent les épreuves qu’ilordonnera , n’étre pas ce que j’aioni direqu’elles étoient trop souvent, des assem-blées , dont le résultat est connu avantqu’elles ne fe tiennent , soit parce quel’autoríté des officiers qui y président,entraîne & couvre tontes les opinions-,,soit parce que chacun y apporte sa pré-vention , plutôt que l’impartialité quiveut voir avant que de juger „ !
On fit de nouvelles épreuves dont lesrésultats, différons de ceux-des premiè-res, furent plus à l’avantage des piecesanciennes: les deux partis s’en préva-lurent & chacun conserva son opinion,
( a) Réponse de sauteur d c l'Essai sur l’usage de V artillerie à celui dp livre intitu-lé î Artillerie ’ nouvelle , M'k 4, •