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yeux comme deux points noirs fur leurcoté extérieur. Sous la tête en devant, onvoit une petite fente longitudinale, quiest l’ouverture de la bouche. Derrîere latête, an coté gauche d u cou , le manteauqui tapisse les parois intérieures del’on-verture de la coquille, se plisse pour For-mer un tuyau charnu cylindrique , quisort par l’échancrureou le canal de la co-quille : ce tuyau sert à l’animal de trachéeou dc conduit pour la respiration, de mê-me que pour la sortie des excrémens, lesouïes étant au nombre de quatre à l’origi-ne de ce canal, & l’anus ayant son ouver*turc à leur coté. Le pied de i’arvan formeune ellipse presqu’une fois plus courteque la coquille,deux fois plus longue quelarge, creusée d’un sillon transversal à faface antérieure, & prolongée sur ses co-tés en deux oreillettes triangulaires.
Remarques. Puisque la coquille de Par-us» a la forme d’une vis, & que son ani-mal ressemble à ceux du genre de la vis,les noms de buccìnum, Jirombus, unicor-nu , turbo, que lui ont donnés Lister,Rumphe, Petiver & Langius, lui conve-noient moins que celui de vis, terebra,que nous avons cru devoir lui appliquer.(M. Aianfin .)
* ARVE, Géogr. , riviere de Foffi-gny en Savoie; elle fort de la montagne,maudite, & se perd en peu au-dessus deGeneve, ail lieu appellé la queue d’Arve.
* ARVERT fis ARDVERT, Géogr .,isle de France en Saintonge, au midi del’emhouchure de laSendre, & à l’orientde Marenne.
* ARVlSIUM. Géogr., promontoirede l’isle de Chio.
* ARUM , Voy. PlÉ-DE-VEAU.
* ARUN , Géogr. , petite riviere ducomté de Sussex en Angleterre; elle bai-gne la ville d'Arundel, & se jette ensuitedans la mer de Bretagne.
§ ARUNDEL Géogr. Cette ville en-voie deux députés au parlement d’Angle-terre, & fait un grand commerce de boisde charpente. Elle est principalement re-marquable par son château, & par lesmarbres qui portent son nom. En Vertud’un privilège, unique en son especedanstoute l’Angleterre, le château d’Arundeldonne le titre de comte & la pairie, fanscréation de la part du roi, à celui qui lepossede : & c’eft aujourd’hui le partagede l’un des membres de la grande famille
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d’Heward. Quant aux marbres i'Arun-del, on en connoit la nature & la célébri-té, & l’on fait que découverts & acquispar l’illustre Peyrese dans l’isle de Paros,au commencement du dernier fiecle, ilséchappèrent des mains de ce savant Fran-çois , & tomberent entre celles du comted’Arundel, qui les commit à l’étude &aux soins d u fameux Selden. Celui-ci semontrant bientôt digne d’une telle com-mission, fit & publia sur ces marbres lesrecherches les plus utiles, & l’on convintde toutes parts qu’ils formoient le plusbeau monument de chronologie que l’oneût pu désirer fur les antiquités île la Gre-ce. Quelques Fragmens s’en font perduspendant les troubles du régné de CharlesI, & ce qui en reste se voit aujourd’huiparmi les morceaux précieux de la biblio-thèque d'Oxford. (C. A.)
ARUPA, f. m. Ilìjl. nat. Botanìq., ar-bre commun fur les montagnes d’Amboi-.,ne & de la petite isle de Ceram, l’une desMoluques, L très-bien gravé, qupiquefans détails, dans 1 ’Herbarium Amboìni-cum de Kumpfce, -vel. III , p. 66, plan.
XXXVIII.
Son tronc est cylindrique , très-droit,haut de q; à ;o pieds, fur cinq à fix pou-,ces de diamètre, & couronné d’une petitecime sphérique, très-dense, formée debranches menues assez longues, couver-tes dansJeur moitié supérieurede feuillesalternes, rapprochées, disposées circulai-,renient, elliptiques, pointues aux deuxbouts, longues de cinq à six pouces,deux à trois fois moins larges, entieres,fermes, relevées fur les deux faces d’unenervure longitudinale de dix à douze cô-tes fines de chaque coté, comme oppo-sées, & portées horizontalement ou pen-dantes fur un pédicule cylindrique, me-nu, quatre à cinq Fois plus court qu’elles.
Les fleurs ont le sexe séparé sur des in-dividus différens. Les femelles sortent so-litairement de l’aisselle des feuilles ; el-les sont petites, & portées fur un pédicu-le qui égale la longueur de celui desfeuilles. Elles consistent en un calice d’u-ne feule piece, évasé en hémisphère, &partagé jusqu’au tiers de fa longueur, encinq dents ou creneluves obtuses, & quiaccompagne l’ovaire jusqu’à fa maturité.Cet ovaire devient une baie en écorce,deux ou trois fois plus longue que lui,evoïde, de la grandeur d’une moyenne