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Tome troisieme. APA - ATZ.
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classées par Hippocratées; & les médecinsobservateurs qui Pont suivi, ont bien re-marqué qu’il y avoit des maladies parti-culières à chaque saison , & que les ma-ladies qui passoient d’une saison à une au-tre, changeoient de génie, de type , decaractère, & demandaient souvent uneméthode curative différente. Voyn sur-'tout FlEVRE INTERMITTENTE. Lachaleur infîue non-seulement sur nouspar une action immédiate , c’eft-à-dire ,lorfqu’elle est trop forte, en augmentantla transpiration , la sueur, en occasion-nant des foìblesses, laffitmles, langueurs,en effeminant, ramollissant les vaisseaux ,animant le mouvement intestin du sang ,rendant le sommeil inquiet & la respi-ration lente , hâtée , laborieuse , mais en-core par les effets qui la suivent lorsqu’et-le est appliquée à la terie , à Peau , auxvégétaux, esc. O11 n’a pour s’eu con-vaincre , qu’à voir ce qui se passe lorsqueles rigueurs de l’hiver sent dissipées ,qu’un printemps gracieux lui succédé ,& euh n lorsque les ardeurs d« Pété sefont ressentir ; d’abordon voit toutes lesplantes sortir de la terre, renaître, fleu-rir, embaumer Pair de leurs parfums, lerendre & plus sain L plus délicieux; lesvapeurs élevées pendant le jour, retom-bent le soir en serein, & 1e matin en ro-sée, & humectent de nouveau la terre;,niais lorsque le brûlantyn-ses paroît, lesvapeurs élevées avec plus de force & enplus grande abondance , deviennent lamatière des orages, des pluies, des ton-nerres , des éclairs, £5’c. la terre cepen-dant devient aride, ses marais se dessè-chent , ses exhalaisons les plus mauvaisess’en élèvent & se répandent dans Pair;les animaux morts sc pourrissent promp-tement, & infectent'fathmofphere demiasmes contagieux ; les rivières & lesfontaines abaissées fournissent une eaumoins salutaire ; les vins tournent dansles caves; les alímensfont moins bons,digérés avec plus de peine , fisc.-de - làviennent toutes ces espèces de fievies ar-dentes , inflammatoires , pétéchiales ,pourprées , malignes, Sflc. ses dysen-teries, diarrhées bilieuses, la peste enlin,& les maladies épidémiqúes ; ces acci-dens seroient encore bien pins grands , siles Fruits que produit alors la terre n’enprévenoientune grande partie; nous avonssuccessivement ses cerises , les fraises,

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les prunes, les poires, les melons, íe*concombres, ses pêches, les figues, lesraisins , ses aséroles , £fc. lorsque cesfruits manquent, ou qu'ils font viciés ,ou enfin torsqu’on en fait des excès, sesmaladies font plus mauvaises & plus fré-quentes.

Sans m’arrêter à beaucoup d’antresexemples, je me contenterai de faire ob-server combien on puurroit tirer de lu-mières d’une observation exacte des ef-fets de la chaleur ; on pourroit se présen-ter d’avance 1e tableau des maladies quirégneront, du caractère génériquequ’et-les affecteront ; la cormoissance qu’on su-roît de ces maladies seroit bien plusexacte, & la pratique plus sûre. On nepeut qu’applaudir an zele des médecinsqui Rappliquent aux observations météo-rologiques , tels que les médecins d’E-dimbourg & Fauteur du journal de mé-deoine à Paris. On pourroit seulementexiger un peu plus de détails, & q u’àmesure qu’on raconte , on fit les applica-tions nécessaires qui sc présentent, & sur-tout qu’on comparât les résultats avecceux d’Hippoerate.

Influence physique de lu lune. On a abso-lument rejeté toute influence de la lune,excepté celle qui dépend de fa gravita-tion , que nous avons appellée méchant-que j & lorsque les femmes ont objectéqu’elles s’appercevoient que les rayonsde la lune brunissoient leur teint, on 3.fait des expériences pour chercher l’ex-plication d’un fait qui paroissoit assezconstaté par la relation des femmes dansle point le plus intéressant pour leur va-nité ; on exposa un miroir ardent auxrayons de la lune, qu’on ramassa de faqonà leur donner un éclat prodigieux , onmit au foyer un thermomètre extrême-ment mobile , la liqueur n’en reçut au-cune impression , ne monta pas sensible-ment; on en conclut avec raison que lesrayons de la lune 11’étoient pas capablesde produire de la chaleur ; & fur cclá 011décida qu'ils ne pouvoient pas brunir, &qu’ainsi l’obscrvaTtion des femmes étoifcune de ces erreurs populaires que le phi-losophe doit nier lorfqu’il 11e fait pas sesexpliquer ; il eut été plus sage de bienconstater le fait, d’en chercher une au-tre can se, ou de le croire fans Pappro-sendir , sans en pénétrer la cause , com-me l’on fait dans bien d’autrcs cas. Voici