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Tome troisieme. APA - ATZ.
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quelques autres observations qui démon- 'trent cette action physique de la lune, dúevraisemblablement à fa lumière : la lu-mière ne seroit - elle qu’une émanation ?scroit-eile , comme l'a pensé Hicrne ,combinée , lorsqu’elle sort de la lune ,avec quelque vapeurs, avec quelquescorps étrangers ? quoiqu il en soit, voicilésait. Mathiolus Faber rapporte qu’unjeune mélancholíque quelques joursavant s éclipse de lune devint plus trille,plus sombre qu’à l’ordinaire , & qu’aumoment de l’éclipse i! devint furieux ,courant de coté & d'antre dans fa maison,dans les rues & les carrefours, l’épée à lamain, tuant & renversant tout ce qu'iltrouvoit sur ses pas , hommes, animaux,portes, fenêtres, &c. Mise. nut. cttrios.in appendic. dec. II, ami. 19. pag. 49.Baillou raconte, qu’en 1691, vers le sol-stice d’hiver, il y avoit beaucoup defluxions, de morts subites, el’peces d’a-poplexies & de sueurs angloises. Aumois de décembre pendant la nuit, il faUt deschangemens inouïs, incroyables}les corps les plus sains étoient languis-sans ; les malades sembloient tourmentéspar des démons , prêts à rendre l'ame ; illa’y avoit d'antre cause apparente qu’uneéclipse ; “ & comme nous ne l’apperce-,, vions pas, ajoute Baillou, nous ne,, pouvions assez nous étonner de tout ce„ nous voyions, nous en ignorions ab-5, soluinent la cause; mais ces délires,, soudains , les convulsions inattendues,„ les changemens les plus considérables„ & les plus prompts qu'on observa cette„ nuit dans les maladies,nous firent bien„ connoître que tous ces troubles étoient„ excités par les affections du soleil, de,, la lune & du ciel Ramazzini a auffîobservé le danger que couraient les ma-lades pendant les éclipses ; il remarquequ’une fievre pétéchiale , épidémique,dont il donne la description , étoit beau-coup plus fâcheuse après la pleine lune &dans les derniers quartiers, & qu’elles’appaisoit vers la nouvelle lune ; maisque pendant une éclipse de lune tous cesmalades meuroient. Conflit, etnnor. 169s(fl 1698. Onvoitlà quelques raisons quijustifient la crainte excessive que certainspeuples a voie n t des éclipses, comme d’unfigue de malheurs , opinion qui auíîì a étéappliquée aux.comètes, peut-être fausfondement. On observe en Amérique ,

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1®. que le poisson exposé à la lueur de lalune , perd son goût & devient mollasse ;les Espagnols l’appellent aliunado, 2".Que les mulets qu’on laisse coucher à lalune dans les prés, lorsqu’ils sontblessés,perdent l’u sage de leurs membres & lablessure s’irrite ; ce qui n’atri ve pas dansd’autres temps. 3". (Que les hommes quidnrmentà la lune font brisés & rompus àleur réveil 3 les plus vigoureux n’y rési-stent pas: ces faits m’cuitété attestés parun témoin oculaire qili m’a rapportéqu’un de ses amis ajoutant peu de foi à eeque lui racontoient les habitans du pays,s’offrit de passer la nuit à fa Fenêtre , bienexposé aux rayons ds la lune ; il le fit eneffet, & paya bien cher son incrédulité& sa fanfar0nnade5.il resta sept à huitjours faus pouvoir remuer ni pieds nimains. I! est fait mention dans les mélan-ges des curieux de la nature (dec. r. cmn.1. ohs 19), d'un vertige excité par lesrayons de la lune. II seroit n souhaiterque des observateurs éclairés & attentifs,Rappliquassent à vérifier & à confirmerces observations 5 peut-être dans !e tempsdes éclipses pourroit - 011 prévenir lesgrands accidens qu’elles occasionnent.Dans ces pays les promenades à la lunefont moins nuisibles qu’en Amérique ; lesamans seuls se plaignent de cette incom-mode clarté ; íì l’on s’y enrhume quel-quefois, ou si l’on y prend des douleurs,011 ue manque pas de les attribuer au se-rein: eíl-ce avec raison? tomberoit-il plusabondamment pendant que la lune luit ?

Influence physique des autres ajlres. IIne vient absolument point de chaleur desplanètes ni des étoiles fixes, !a lumièrequi s’en échappe est très-foible, très-peu propre à faire quelqu’impression sen-sible ; nous n’en voyons auflì auenn ef-fet: la production des vents , de la pluie,&c. que Goad& Kook leur attribuent, sielle est réelle, vient fans doute de leurgravitation , & par conséquent est une in-fluence inéchaniqne dont il sera questionplus bas. L’influence physique des co-mètes mérite plus d’attentìon, qUoiqu’el-le soit assurément dépourvue de touteutilité 5 ces especes de planètes peuvents’approcher assez de la terre pour luxfaire éprouver & à ses habitans l’acti-vité de leur influence. Voyez les conjec-tures ingénieuses de Mr. deMaupertuis.Voy. Varticle COMETE.

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