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Tome troisieme. APA - ATZ.
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TR.E triomphant , termes de Fleuriste. Cefont trois esoeces d’œillet.

* ASTRÉE , Mytb. , fille d’Astréus& de Thémis, & mere de l’équité natu-relie , de cette équité avec laquelle nousnaissons, & dont la notion n’est pointdûe à la crainte des loix humaines, Ellehabita fur la terre tant que dura l’âged'or : mais quand les hommes cesserententierement d’entcndre fa voix , & se Fu-rent souillés de crimes , elle s’envola auciel, où elle se plaça, disent les poètes,dans le ligne de la Vierge. II paroît quece ne fut pas fans regret qu’elle quitta laterre , & qu’elle y seroit encore, si la mé-chanceté ne l’eût poursuivie par - tout.Exilée des villes , elle se retira dans lescampagnes & parmi les laboureurs , &elle n’abandonna cet asyle que quand levice s’en fut encore emparé. On la peint,dit Anlugelle, soirs la figure d’nne viergequi a le regard Formidable. Elle a l'airtriste, mais fa tristesse n’ôte rien à fa di-gnité : elle tient une balance d’utie main,& une épée de l’aufre. II paroît qu’on laconfond souvent avec Thémis, à q ni l’ona donné les mémos attributs.

§ ASTRINGENT , Mat med. , cenom générique est appliqué à tous les re-medes qui peuvent, eu resserrant tes cou-loirs ou les orifices, arrêter ou diminuerles différentes évacuations dans le corpshumain.

L’action des astringent n’est pas bornéeaux premieres voies , & la trop grandeliquidité des selles, n'est pas la feule in-dication qui en exige Temploúon s’en sertcontre les hémorrliagies, les éeoulemensséreux de toutes les parties & de tous lesorganes ; on le- prescrit dans les relâche-mens des parties, dont la force toniqueest simplement diminuée, lors même queles éeoulemens ou les évacuations n’ex-cedent pointl’état naturel par la quanti-té. Ainsi le relâchement du sphincter dela veffie , de l’anns, des glandes larvai-res , Uc. est efficacement combattu parles astringent , lorsque l’urine , les matiè-res fécales &la salive , ne font pas assezlong-temps retenues dans las organes quileur fervent de dépôt. Ce n’est pas en cor-rigeant ia trop grande fluidité des matiè-res , que les astringent s’opposent auxévacuations trop abondantes ; ils ne pro-duisent cet effet que d’uve matière très-fecondaíre; ils excitent ou réveillent Taç-

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tion des organes, ils perpétuent cette ac-tion L Tordre renaît dans les fonctions.Ue médicament qui n’agiroitsur des sel-les trop liquides, qu’en absorbant Thu-midité superflue , ne pronveroit pas labonne disposition des organes de la diges-tion 5 il serviroit à tromper le médecinqui voudroit juger de l’étatdes organes,par celui des selles ; il remédierait à la li-quidité des excrémens, fans améliorer lesorganes digestifs & les sucs nourriciersqu’ils peuvent extraire.

Les astringent , proprement dits, ne fe'donnent qu’à petite dose , & la quantitédes sucs digestifs étant très-considérable,ce n'est certainement pas la peine d’avoirégard au peu de liquide qu’ils peuventabsorber par leur partie terreuse. II n’estpas même clair que cette partie terreusesoit assez à nu , ou dégagée de tout autreprincipe, pour exercer sa propriété ab-sorbante

il n’est point de médicament dont fac-tion soit aussi sensible ou évidente quecelle des astringent , soit qu’on la dérivede leurs qualités lapides , soit qu'on l’é-valne par leurs effets immédiats & évi-dens fur les corps des animaux; ils ontun goût âpre, austere , acerbe; ils rident,ils froncent les fibres & la plupart dessolides par leur application : ils resser-rent ou rétrécissent les ouvertures,mêmeconsidérables,telles que la vulve, la bou-che , l’anus : ils produisent les mêmeseffets fur les cadavres ries animaux , Sstoutes ces qualités sensibles sont exacte-ment proportionnelles à leur vertu mé-dicamenteuse.

II résulte des ces notions , que factiondes astringent s’exerce principalementfur les solides; ils en augmentent la For-ce tonique, on fi l’on veut, ils détermi-nent une action plus vive, plus constan-te : cette action est appropriée & corres-pond à 1’organisation animales elle se lieaux effets généraux des fonctions de lamachine , elle dépend toujours du prin-cipe vital ou moteur, qui fait tout ennous. Le médicament n’est le plus sou-vent que foceasian ou le moyen , & laforce vitale est toujours le premier agent.Les refierremens les plus violens ne sontpas toujours f effet des remedes ; la crain-te ou la terreur subite suspendent tout-à-coup des hémorrhagies énormes ; lesconvulsions H,les mouvemens spaí'ma-