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diques étranglent quelquefois des cavi-tés & des orifices.
II faut bien distinguer des astringentproprement dits , une classe de médica-mens regardés par les auteurs commeastringent, & qui n’ont pourtant aucunede leurs propriétés j tels font ceux qu'onappelle obftipans ou infarcians , obftruen-tia , emfhraciìía , qu’on emploie fous lepoint de vue de boucher ou de remplirles vaisteaux.
Les aflringens ou styptiques font em-ployés, i°. dans les grandes bémorrha-gies internes, qui menacent d’une mortprochaine , & lorsque les secours ordinai-res font insuffisans ; î°. dans les dévoie-mens énormes ou colliquatifs , qui résis-tent aux évacuans & aux adoucissans ,tels que ceux qui précipitent la fin desphthisiques ; z", dans 1 incontinence d’u-rine L les sueurs immodérées, mais avecpeu d’espoir de réussite ; d°. dans lesqueues de chaudepisse ou gonorrhées ,bien guéries, où il ne reste que ie relâ-chement des parties, dans f écoulementde la semence, par relâchement , & lesfleurs blanches qui dépendent de la mê-me cause ; ç°. dans le relâchement ou lachute de quelque partie intérieure, ou dequelque organe , te! que l’utérus , ses li-gamens , le vagin, certaines hernies, lesbouffissures fans obstructions , qui sui-vent les grandes hémorrhagies.
On divise les astringent en forts & enfoibles,en internes & en externes.
La lifte des astringent foi blés est très-considérable ; les plus usités font les ra-cines de bistorte, de tormentille, de sceaude Salomon , la rhubarbe torréfiée ; lequinquina, les feuilles de renouée, deplantain , le suc d’orties , les roses rou-ges, le santal rouge , les coings,les grate-cus, la gomme - laque, le sandragon,le cachou , le suc d’hypocyste, ftsc.
Les eaux distillées qu’on retire de laplupart de ces plantes , ne participentpoint du tout à leur vertu astringente ,quoi qn’en disent les livres & quelquesmédecins ; telle est l’eau de plantain ,qu'on prescrit néanmoins communémentà ce titre. II seroit possible que ces eauxeussent d'aiiieurs quelques propriétéstrès-foibles ou très-obscures, selon lesplantes qui les fournissent; mais tout aumoins ie principe astringent ne passe ja-mais dans la iìijnple distillation.
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On peut ajouter à cette liste , la falî-caire , dont les bons effets ont été recon-nus par M de Haën dans les dysente-ries : tous les fruits verds en général,comme les nefles, les poires, les abricots,les prunes, les noix de galle, de cyprès,les glands ou leurs calices, la pierre hé-matite , la sanguine, la terre cirnolée oudes couteliers , le laudanum , le prtrae-lier , Uc.
Parmi les forts font l’écorce de gre-nade, le tan, l’alun, le sel de Saturne,l’eau de rabel & les acides dulcifiés ,l’eau-niere de vitriol, les eaux minéralesvitrioliques de Calsabigi , de Cransac ,l’agaric, le liège brûlé, les martiaux engénéral.
On peut même observer sur ces der-niers , que quoiqu 'on les regarde vul-gairement comme apéritifs ou désob-struais , ils ont néanmoins une vertu to-nique , très-avérée , qui les rend propresà arrêter des écoulemens ou des évacua-tions trop considérables, lorsqu’elles dé-pendent du relâchement. Ainsi Freìndprcscrivoit avec succès les martiauxdans le flux immodéré des réglés quiprovenoit de cette cause. ( Article de M.Lafojje , doíteur en médecine, ie la f acui-té de Monts ellier. )
ASTROC, terme de Marine, c’est unegrosse corde que l’on attache à une che-ville de bois qu’on appelle escome.(str^
A S T R O G Y X O L O GIE , u astrocynolo -gia , mot composé du grec«7ÇQv, astre,xowv, chien , & Xcyo?, discours , traité.C’est le nom d’un traité fur les jours ca-niculaires, dont il est fait mention dansles actes de Leipsick, ami. ipoî. mois dedéc.p. 514. F. Caniculaire.
ASTROITE , 1 . m. afiroïtes, Hift. n ut.On a confondu fous ce nom deux choiesde nature très - différente ; savoir uneprétendue plante marine que M de Tour-nefort a rapportée ait genre des madré-pores , <voy. Madrépore , & une pétri-fication. II ne fera question ici que de lapremière, & on fera mention de l’autreau motsteilite. V. SrEr.LIxE. L’íistrortedont il s’agitestun corps pierreux , plusou moins gros , organisé régulièrement,de couleur blanche , qui brunit par diffé-rens accidens. Uastroïte se trouve dansla mer ; il y a fur fa patrie supérieure desfigures exprimées, partie en creux, par-tie en relief,qui font plus ou moins grau-