A S T
des. On a prétendu que ces figures re-présentent de petits astres ; d'où vient lenom d 'astroïte. On a crut y voir des figu-res d’étoiles ; c’est pourquoi on a aussidonné le nom de p terre étoilée à i'astroïte ,lorsqu’on croyoit que c’étoit une pierre ;alors on la mettoit au nombre des pierresfigurées : ensuite on l’a tirée de la classedes pierres pour la mettre au rang desplante marines pierreuses, & enfin l'as-trotte a passé dans le régné animal, avecd’autres prétendues plantes marines ,lorsque M. Pevssounel a eu découvertdes insectes au lieu de fleurs dans cescorps marins, comme il fera expliqué aumot plante marine. l r . Plante mari-ne. II y a plusieurs cspeces d’i stroïte ,qui diffèrent par la grandeur des figuresdont elles font parsemées ; les plus peti-tes ont environ uné ligne de diamètre, &les pins grandes ont quatre à cinq lignes.Ces figures font rondes, & terminées parun bord circulaire plus ou moins sail-lant. II y a dans l’aire de chacun de cescercles , des feuillets perpendiculairesqui s’étendent en forme de rayons de-puis le centre juí'qu’à la circonférence.Ces feuillets font séparés les uns des au-tres par un. espace vuide , & ils traver-sent l 'astroïte du dessus au dessous ; cequi forme autant de cylindres qu’il y ade cercles fur la surface supérieure. Cescylindres ont un axe qui est composédans les plus gros de plusieurs tuyauxconcentriques. Ii y a une forte id astroïtequi est figurée bien différemment. Sa sur-face supérieure est creusée par des sillonsondûvans , qui forment des contours ir-réguliers que l’on a comparés aux an-fractuolités du cerveau : c’est à causé decette ressemblance que l’on a donné àl’elpece á'astroïte àontiì s’açit, le nom decerveau de mer. Cette astroïte est compo-sée de feuilles perpendiculaires, posés àune petite distance l’une dcl’autre , quis’étendent depuis la crête jusqu’avi Fonddu sillon , & qui pénètrent jusqu’à la sur-face inférieure de Vastroïte , comme dansles autres el'peces.
On trouve assez communément des af-troïtes fossiles & des astroïtes pétrifiées.M. le comte de Treffan vient d’envoyerau cabinet d’hiftoire naturelle plusieurscspeces de ces astroïtes pétrifiées , avecune grande quantité d’autres belles pé-trifications qu’il a trouvées dáu# 1c Tou-
A S T 733
lois, le Bavtois , L d’autres provincesvoisines qu! font fous l'on commandement.Tous ceux qui, comme M. de Tressa n ,sauront recueillir des pétrifications avecle choix d’un homme de goût & les lu-mières d’un naturaliste, trouveront pres-que par-tout des corps marins , tels quel 'astroïte, fossiles ou pétrifiés : il est plusrare de les trouver pétrifiés en marbre &en pierre fine , fur-tout en substance d’a-gate. Les astroïtes qui fout pétrifiées enagate, reçoivent un très-beau poli, & lesfigures qu’on y voit font un assez joli ef-fet: on tes emploie pour faire des boîtes& autres bijoux. II y en a beaucoup enAngleterre , c’est pourquoi nos lapidai-res les ont nommées cailloux d'Angleter-re , mais improprement. Voy. Cailloud’AngleterRK. IL fe trouve aussi àTouque en Noraîsmdie, de ces astroïtespétrifiées en agat h'Foyez Pétrifica-tion , Fossile.
ASTROLABE , f. m. Aflrom. , signi-fiait anciennement un lyftéme ou assem-blage de disserens cercles de la spliere,dis-posés entreux dans Tordre & danslasitua-tionconvenable. F. CercleS/Sphere.
II y a apparence que les. anciens as~trolabes avoient beaucoup de rapport hnos sphères armiliaires d’aujourd’hui.F. Armillaire.
Le premier & le plus célébré de cegenre, étoit celui d’IIipparque , que cetastronome avoit fait à Alexandrie , &placé dans un lieu fur & commode , pours’en servir dans différentes observationsastronomiques.
Ptolomée en fit le même usage ; maiscomme cet instrument avoit différons in-convéniens , il prit le parti d’en changerla figure , quoiqu’elle fût parfaitementconforme àla théorie de la iphere, & ilréduisit Vastrolabe à une surface plane ,à laquelle il donna le nom de planisphère.F. Planisphère.
Cette réduction n’est possible qu’énsupposant qu’irn oeil , qui n'est pris quepour un point, voit tous les cercles de laspliere, & les rapporte à un plan ; alorsil se fait une représentation ou projectionde la iphere, appìatie ct pour ainsi direécrasée sur ce plan , qu’on appelle plande projection.'
Un tableau n’est qu’un plan de projcc-’non place entre l'œìl & l'objet , de ma-niéré qu’ilcvuticnt toutes les traces que