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laifferoient imprimées fur la superficietous les rayons tirés de l’objes à l’œil ;mais en fait de planisphères ou astrola-bes , le plan de projection est placé au-de-là de l’objet, qui est toujours la sphere.11 cn est de même des cadrans , qui fontauffi des projections de la sphere, faitespar rapport an soleil. II est naturel Lpresqu’indispensable de prendre pourplan de projection de PojL-àieq u el q n’u ndes cercle de !a sphere , ou au moins unplan qui lui soit parallèle ; après quoiteste à fixer la position de Pœil par rap-port à ce plan. Entre le nombre infini deplanisphères que pouvoient donner lesdiffe'rens plans de projection & les diffé-rentes positions de l’oeil, Ptolomée s ar-rêta à celui dont le plan de projection fe-roit parallèle à l’équateur , & où l'œilferoit placé à l’un de pôles de f équateurou dit monde. Cette projection de la sphe-re est possible , & on l’appelle 1 'astrolabepolaire ou de Ptolomée. Tous les méri-diens qui passent par le point où est l’œil,& font perpendiculaires au plan de pro-jection , deviennent des lignes droites,cequi est commode pour la description desplanisphères, masil faut remarquer queleurs degrés qui font égaux dans la figu-re circulaire , deviennent fort inégauxquand le cercle s’est changé en ligue droi-te : ce que l’on peut voir facilement entirant de l’extrémité d’un diamètre partous les arcs égaux d’un demi - cercle deslignes droites qui aillent fe terminer àUne autre droite qui touchera ce demi-cerele à i’autre extrémité du même dia-mètre ; car le demi-cercle fe change parla projection en cette tangente, & ellefera divisée de maniéré que ses partiesf e ront plus grandes à mesure qu’elles s’e-l°igneront davantage dn point touchant.Ainsi dans Yaflrolabe de Ptolomée les de-grés des méridiens font Fort grands versle bord de l’instrument, & fort petits versle centre , ce qui cause deux inconve-niens ; l’un qu’on ne peut faire aucuneopération exacte fur les degrés prochedu centre, parce qu’ils font trop petitspour être aisément divisés en minutes ,Sc moins encore en secondes ; l’autre queles figures célestes, telles que les constel-lations , deviennent difformes & presqueméconnoíffables, entant qu’elles fe ra p-portant anx méridiens , & que leur des-cription dépend de ces cercles. Quatu
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anx autres cercles de la sphere, grandsou petits, parallèles ou inclinés à l’équa-teur , ils demeurent cercles dans ïastro-labe de Ptolomée. Comme l’horizon Sctous les cercles qui en dépendent, c’est-à-dire, les parallèles & les cercles verti-caux , font différons pour chaque lieu, ondécrit à part fur une planche qu’on placeau dedans de l’instrumcnt, l’horizon &tous les autres cercles qui y ont rapport*tels qu’ils doivent être pour le lieu otlpour le parallèle où l’on veut fe servir deì’ astrolabe de Ptolomée, & par cette rai-son il ne passe que pour être particulier,c’est-à-dire, d’iine usage borné à des lieuxd’ime certaine latitude , & si l’on veuts’en servir en d’autres lieux, il faut chan-ger la planche & y décrire un autre ho-rizon. M. Formey. F. PLANISPHERE.
C'est dc-là que les modernes ont don-né le nom f astrolabe à un planisphère ouà la projection ftéréographique des cer-cles de la sphere fur le plan d’un de fe'sgrands cercles. F. PROJECTION stÉ*rÉograréique.
Les plans ordinaires de projection fonti°. celui de l’équinoxial on équateur ,l’œil étant supposé à l’un des pôles dumonde : 2°. celui du méridien, l’œil étantsupposé au poiut d’interfcction de l’équa-teur & de f horizon : 3 0 . enfin celui del’horizon.Stoffier.Gemma-Frifius Sc 61 a-vius ont traité Fort au long de l 'astrolabe*
Voici la construction de Vestrolabe deGeniina-Frisius ou Frison. Le plan deprojection est le colure ou méridien dessolstices, & l’œil est placé à Pendroit oùfe coupent l’équateur & le zodiaque , &qui est le pôle de ce méridien ; ainsi danscet astrolabe l’équateur , qui devient uneligne droite, est divisé fort inégalement,& a ses parties beaucoup plus ferréesvers le centre de l’instrument que versles bords, parla même raison que dans\'astrolabe de Ptolomée, ce font les méri-diens qui font défigurés de cette forte :en un mot, c’est Pu jlrotabe de Ptoloméerenversé. Seulement pour ce qui regardel’horizon , il suffit de faire une certaineopération, an lieu de mettre une plancheséparée, & cela a fait donner à cet as"frôlait le nom d?universel. Jean deffoyasa imaginé auffi un astrolabe dont le plande projection est un méridien, & rl placel’œil fur Taxe de ce méridien à une dis-tance infinie : Pavaittage qu’il tire de