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eompter Arïstarque de Samos.
Ce dernier eut une haute réputationvers la cent quarantième olympiade , &il suivit l’hypothese de Pyth.agore & dePhilolaiis , touchant Vimmobilité du so-leil. II reste quelques frogmens de lui ,fur les grandeurs & des distances du soleil& de la lune.
Archimede vivoit dans le même-temps,& il ne se rendit pas moins célébré parses observations, touchant les solstices &les mouvemens des planètes , que parl’ouvrage merveilleux qu’il fit, dans le-quel ces mouvemens étoient représentés.
Dámocrite & les Eléari jnes ne firentpas de grands progrès. Métrodore croyoitla pluralité des mondes, & s’imaginoitque 1« voie lactée avoit été autrefois laroute du soleil: Xenophanes disoitquele soleil étuit une nuée enflammée, &qu’il y en avoit plufieurs, pour éclairerles différentes parties de notre terre.
Leucippe enfin prétcndoit que la vio-lence du mouvement des étoiles fixes lesfaisoit enflammer, qu’ellesallnmoientlesoleil, &que la lune participoit peu àpeu à cette inflammation.
Chryfippe, chef de la secte des Stoï-ciens qui se forma 400 ans avant Jesus-Christ, croyoit que les étoiles, tant fixesq (serrantes, étoient animées par quelquedivinité.
Platon recommande i’étude de Yaflro-nomit en divers endroits de ses ouvrages :mais il ne paraît pas qu'il ait Fait aucunesdécouvertes dans cette science: il croyoitque le monde entier «toit un animal in-telligent.
Aristote composa nn iivre sur {'astrono-mie , qui 11’eft pas parvenu jusqu’à nous.II croyoit, comme Platon , que l’univers& chacune de ses parties étoient animéespar des intelligences. II a observé Marséclipsé par la lune, & une comète. Lesécoles de Platon & d'Aristote ont produitdivers astronomes distingués. Tel étoitentr’autres Hélicon de Lyrique, qui pouf-fa l’étudede Vastronomie, jusqu’à prédire«ne éclipse de soleil à Denys de Syracuse.
Numa, second roi de Rome , qui vivoit736 ans avant Jésus-Christ, réformal’année de son prédécesseur sur le coursda soleil & de la lune en mèmc-tems.Tous les deux ans il plaqoit un mois devingt-deux jours après celui de février,a fin de regagner les onze jours que laré-
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volution annuelle du soleil avoit déplusque douze révolutions lunaires.
Les savans sont Fort partagés fur letems auquel Pytheas de Marseille a vécu:sans entrer dans cette dispute, remar-quons seulement quec'est lui qui le pre-mier prit la hauteur du soleil à midi dansle teins du solstice, & qui par ce moyentrouva l’obliquité de l’écliptique ; ce quiest une des plus importantes observationsde {'astronomie. Enfin les Ptolémées, cesrois d’Egypte & ces protecteurs des scien-ces , sondèrent dans Alexandrie une éco-le A' astronomie.
Les premiers astronomes de cette écolefurent Timocliares&Aristylus , qui Fai-soient leurs observations de concert. Fto-lomée nous en a conservé une partie.
Vers l’an 370 avant Jesus-Christ, flo-rifloit Aratus dont nous avons déja parlé,lequel composa son poème sur Yastrono-mie. Les anciens en ont Fait tant de cas,qu’il a eu un grand nombre de commen-tateurs. II s’écarte dç l’opinion , qui étoitgénéralement reçue alors, que le lever& le coucher des astres étoient la causedu changement de Vair.
Dans le méme-tems qu’Aristarque, vi-voit te fameux Euclide. Outre ses ouvra-ges de géométrie, on a encore de lui unlivre des principes de {'astronomie , où iltraite de la sphère & du premier mobile.Sous le régné de Ptol émée Philadelpheparut Phanethon, dont il nous reste unouvrage que Jacques Gronovius fit im-primer à Leyde en 169s. Eratosthene futappelle d*Athènes à Alexandrie par Pto-lémée Evergete. II s’appliqua beaucoupà V astronomie , relativement à la géogra-phie. II fixa la distance de la terre au so-leil & à la lune ; détermina la longituded’Alexandrie & de Svene , qu’il jugeoitêtre fous même le méridien; & ayant cal-culé la distance d’une de ces deux villes AVautre, il osa mesurer la circonférencede la terre , qu’il fixa entre 250000 &252000 stades.
Conon qui vivoit fous les PtoléméesPhiladelphe & Evergete , fit plufieursobservations fur les éclipses de soleil &de lune ; il découvrit une constellationqu’il nomma chevelure de Bérénice : Cal-limaque en fit un poème, duquel nousavons la traduction par Catulle. Maisàlatête de tous ces astronomes on doit placerHipparque , qui entreprit, pour me fer-