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Tome troisieme. APA - ATZ.
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vir des expreffions de Pline, un ouvra-ge fi grand , qu’il cutétá glorieux pourun dieu de l’avoir achpvé, rem etiam deoimfrobam : c’étoît de nombrer les étoiles,& de laisser pour ainsi dire , le ciel à lapostérité comme un héritage. 11 calculales éclipses de lune & de soleil pour sixcents ans, & ce fut fur ces observationsque Ptolémée établit son fameux traitéintitulé fi=yx'}.yi irvvrct%iç. Hipparquecommença à paroître dans la cent cin-quante - quatrième olympiade; il com-menta les phénomènes d’Aratus, & il amontré en quoi cet auteur s’dtoit trompé.

Les plus illustres astronomes qui sontvenus enluite , ont été Géminus de Rho-de, dans ì’olympiade 178 > ThéodoreTripolitain ; ssssígenes, dont César seservit pour la réfnrmation du calendrier ;Audromate Je Crete : Agrippa Bithyniendont parle Ptoiomée, lib. VII, chap.ìij. Alénélaùs sons Traian ; Théon deSmyrne; & enfin Claude Ptoiomée quevivo t fous Mnrc-Aurele, & dont les ou-vrages ont été jusqii’aux derniers siéclesle fondement de toute l 'astronomie, non-seulement parmi les Grecs , mais encoreparmi les Latins , les Syriens , les Ara-bes & les Persans. II naquit à Pelufecn Egypte, & fit la plus grande partiede ses observations à Alexandrie. Profi-tant de celles d’Hipparque & des autresanciens astronomes, il forma un systèmeá'astronomie qui a été suivi pendant plu-sieurs siécles. Sextus Empirions, origi-naire de Cheronée & neveu du fa-meux Plutarque, qui vivoit dans le mê-me fieele, & qui dans les ouvrages quinous restent de lui fe mocque de tou-tes les sciences, n’a cependant osé s’atta-quer à Xastronomie. Bien plus , le cas qu’ilen fait le porte à réfuter solidement lesChaldéens , qui abusant de Xaftronomiela rendoient méprisable. Nous trouvonsencore an deuxième siécle Hypsicles d’A-lexandrie, auteur d'un liyre d 'astronomiequi nous reste.

On ne trouve pas que dans un assezlong espace de temps il y ait eu parmi lesanciens Romains de grands astronomes.Les défauts de l’année de Numa , L lepeu d'erdre qu’il y eut dans le calendrierjissqu’à la réformation de Jules César ,doivent être regardés plutôt comme uneffet de l'incatsojuté des pontifes, quecomme une m tique de. leur négligence.

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L'an Ç80 de Rome, Sufpieius Gallus,dans la guerre contre les Perses, voyantles soldats troublés par une éclipse delune, les rassura en leur en expliquantles causes. Jules-Céíar cultiva Vastrono-mie', Macrobe & Pline assurent mêmequ’il composa quelque chose sur cettescience. Elle fut aussi du goût de Cicé-ron , puisqu’il fit la version du poèmed’Aratus fur Vastronomie. Terentius Var-ron , cet homme universel, fut aussi as-tronome. II y en eut même qui firentleur unique étude de cette science. Telfut P. Nigidius, qui donna dans l’astro-logie judiciaire , & qui à ce qn'on pré-tend , prédit l’cmpire à Auguste le jourmême de fa naissance. Manilius qui fioris-soit sous cet empereur , fit un poème furcette science. Nous avons auffi l’ouvragede Caius Julius Hyginus , affranchid’Auguste. Cependant le nombre des as-tronomes fut fort petit chez les Romains,dans des temps où les arts & les sciencesparoissoient faire les délices de ce peuple.La véritable cause de cette négligence àcultiver l ’astronomie , est le mépris qn’ilsen faisoient. Les Chaldéens, qui l’ensei-gnoient à Rome , donnoient dans l’astro-logie: en falloit-il davantage pour dé-goûter des gens de bon. sens ? aussi lesmagistrats chasserent-ils diverses fois cesfourbes.

Seneque avoit dn goût pour l’astrolo-gie,comme il paroît par quelques endroitsde ses ouvrages. Pline le naturaliste ,dans son important ouvrage, paroît n’a-voir pas ignoré Xaftronomie ; il a mêmebeaucoup contribué aux progrès de cettescience, en ce qu’il nous a conservé ungrand nombre de fragmens des anciensastronomes. Sous le régné de Domitien ,Agrippa fit diverses observations astrono-miques en Bithynie. L'on trouve dansles écrits de Plutarque divers passagesqui marquent qu’il n’étoit pas ignorantdans cette science. Ménélaiis étoit astro-nome de profession ; il fit ses observationsà Rome ; Ptoiomée en faisait grand cas. Ilcomposa trois livres des figures sphéri-ques , que le P. Mersenne a publiés. En-fin il faut encore placer dans ce ficelsThéon de Smyrne, déja nommé ; il écri-vit fur les diverses parties des mathéma-tiques , du nombre desquelles est Xastro-nomie. Les astrologues, nommés d’abordchaldéens , & ensuite mathématicien! ,