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Tome troisieme. APA - ATZ.
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lire II. II étoît savant dans Vastronomie Sidans la mécanique , ce qui lui attirale soupçon de magie. II fit une horlogeâ'une construction merveilleuse, & unglobe céleste. II faut placer dans le on-zième siecle Jean Campanus de Novarre,Michel Psellus , sénateur de Constanti-nople, Hermannus Contrastais, moinede Reichenau , & Guillaume , abbé de8. Jacques de Wurtzbourg. Ils ont tousécrit fur Vastronomie. Dans Le douzièmesiecle Sigcbert de Gemblours s’attaçha àmarquer les temps selon le cours du soleil& dc la lune. Athélard , moine anglois ,fit un traité de l’astrolabe ; & Robert,évêque de Lincoln, un autre dc la í'phere.Jean- de Sévìlle traduisit l 'Aifmgcm del’arabe en latin.

Une des principales causes du peu deprogrès que .Vastronomie a -fait;.pendantplusieurs siécles , fut l’ordre que donnaOmar III, calife de?. Sarrasins-, cso brû-ler tous les livres qui, se trou,voient enOrient vers le milieu du septième siecle.Le nombre de ceux qui sc. trquvoieiit àAlexandrie étoit immense ; cependantcomme il fallut employer plus. de sixmois pour exécuter l’ordre. du calife ,qui.achevoit pour lors la conquête dc, la Per-se, les ordres qu’il avoit envoyés ne fu-rent pas si rigoureusement exécutés enEgypte , qu’il n’échappqt quelques ma-nuscrits. Enfin la persécution que' lesdifférentes sectes qui s’étoient élevéesparmi les mahométans, avoient fait naî-tre tant en.Afrique qu’en Asie , ayant ces-sé presqu’entiérement, les-mêmes Arabesou Sarrasins recueillirent bientôt aprèsun grand nombre d’ccrits que les, pre-miers calices Abbaffides firent, traduis,ed’aprèsles versions,syriaques., &. ensuite.du grec en leur langue , laquelle est de-venue depuis ce temps la langue savantede tout l’Orient. , -y

On fait qu’en, général les Arabes, ont,fort cultive les sciences.; c’est; par-,'leurmoyen qu’dles ont passé aux Européens.Lorfqu’ils so rendirent mgítfeç, fl?. l’Ef-pagne, ils avoient traduit en.selirdfUJgueles meilleurs ouvrages des Grecs-^C’estfur ce6 ..traductions que les Occidentauxse formerent .d’abord quelque idée des.sciences des Grecs. Es s'en tinrent/à cestraductions jnfqu’à ce qu’ils- eussent -lesoriginaux. L 'astronomie n’étojì ; pas- lascience la moins cultivée parmi ces peu-

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pies. Ils ont écrit un grand nombre de li-vres fur ce sujets la feule bibliothèqued’Oxserd en contient plus de 4 oq, dantla plupart sont inconnus aux sayaus mo-dernes. L’on n’en fera pas surpris, fi l’onfait attention quç les califes eux-mêmeís’appliquoient à Vastronomie , & récom-peníoient en princes magnifiques ceustqui se distinguoient dans cette science.

Le plus illustres, parmi les princes (nabot-métansqui oint contribué à perfectionnerVastronomie , non-seulement par la tra-duction des livres grecs, mais encore pardes observations astronomiques faitesavec autant d’exactitude que de dépense,a été le’ calife Asmamout», septième dela familse des Abbaffides, qui commençason empire en 81 Z- II étoit fils dé cetAaron Resehild dont nous avons parlé àl’occasion de Charlemagne. On dressa furles, observations i^u’il .fit faire , les tablesastronomiques qui portent son nom. 11 enfit faire d’autros .pour la mesure de la ter-re , dans, les plaines de Sinjar o« Sen-naar, pat frois frétés ; très - habiles astro-nomes ,. ?p,pellés les enfws de Mujfu. Ledétail de ces observations est rapporté pardifférens auteurs cités par Golius dans sessavantes notes fur Valfregtin. 11, ramassade tous cotés les meilleurs ouvrages desGrecs , qu’il fit traduire en arabe ; il lesétudioif avec foin, il les communiquaitaux savans.de son empire : il eutfur-toutun grand sein da faire traduire les ouvra-ges de, Ptolémée. Sous son régné fleuri-rent plusieurs savans astronomes ; & ceuxqui sont curieux de connoître leurs ouvra-ges & ce-que Vastronomie leur doit, trou-veront, de quoi se- satisfaire dans Abul-farage, v ù’Herbfclot, Hottinger., Êfe.qtiisent entrés fur ce sujet dans im : aflVzgrand détail. .

Quelques 1 savans se sent appliqués; àtraduire ,quelques - uns de leurs ouvra-ges, ce. qui a répandubbeauùaupde jourfur Vastronomie. II seroít à souhaiter quel’on prit le ,même soin dc ceux qui rn’ontpas encoreìété; traduits. : Depuis eé'tcmpsles Arabes.;nnt cultivé l’ astronomie aisecgrand soi®. * AlfraganAbumaffar, Al-bategiiii, Geber ,■ feftv ont été comras parnos auteursqùi les onttrad.uitsi& uum-M en tés fur des trlíiluétions hébraïquesfaites, par des Juifs :- . oaï jufq.ulux der-niers siécles presque aucune'traduction.ssavott. .été. faite. íur L’afabe. Al apiet* a