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Tome IV. AU - BHA.
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courbées fur ìes deux stigmates coni-ques du pistil , dont le style a la mê-me hauteur , & part du centre il’iuiovaire sphérique assez gros , qui faitcorps avec un petit disque qui le sup-porte au centre du calice.

L’ovaire , en mûrissant, devient unecapîttlesphérique verte, de quatre li-gnes de diamètre , comme cartilagi-neuse , dure , marquée tout autourtl’un sillon vertical , par lequel eiles’ouvre en lieux valves ou battans ,cetrespondans à deux loges qui con-tiennent chacune environ deux centsgraines ovoïdes , fort petites, longuesd’uu tiers ou un quart de ligne, d’a-bord blanches-luil'antes, ensuite rous-ses on brimes, consignes & enchâsséesà demi dans la substance charnue d’unplacenta sphérique , qui occupe toutela capsule , lui étant attachée par lesbords de ses deux valves , & ayant àfou sommet un petit enfoncement assezremarquable.

/ Qualités. Toute cette plante n’a qu’u-ne saveur aqueuse. Ses premières capsu-les font mûres , lorsque les dernieresfleurs, qui terminent les épis , ceíléntde fleurir.

Usages. Ses feuilles pilées Rap-pliquent en cataplasme sur les abscès,pour les amener à suppuration. De saracine . on prépare une leflive cépha-lique , dont l’itsage principal est denettoyer & décrasser la tête.

Remarques. Le Imhel est , commel’on vait , différent du colmmiea parson fruit qui n’est ni charnu ni enbaie, & de Pachimencs , par la dispo-sition de ses fleurs & par la régularitéde fa corolle qui ne forme pas deuxlevres comme dans ce dernier, II estdonc très-étonnant nue M. Linné,qui n’a pris connoiiTance de ces troisplantes que dans les descriptions desvoyageurs , ait préféré de supprimer legenre de i’achimenes , & de confon-dre le genre du bàhel avec celui ducolumnea, plutôt que de s’en rap-porter anx botanistes Van-Rheede,Plumier & Browne , qui ont vu &observé ces plantes vivantes dans leurpays natal. II m’est pas de botanistesensé qui ne voie avec peine la ré-flexion suivante , que M. Linné fait à

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l’oecalion de sa columnea longifalìa,page 427 , de son Syjicmu nature , édi-tion 12 , où il dit, gçneris certe <icbi-menes Brcnnii, an colmnniea ? ( M-Adanson. )

B A HEM. Dans le 1 . liv. âes Ma-chubées , il est dit que le roi Déinétriusécrivit au grand prêtre Simon en cestermes : coronam aureatn babetn quantmìjiftìs , Jt'scepimus. Les uns croyentque ce nom bubem lignifie des perles }d’autres unkabit.Le grec an licudeA«be»íli tba'émnn, que Grotius dérive de bais,une branche de palmier. Ce sentimentparfit le meilleur. 11 étoit assez ordi-naire d’envoyer ainsi des couronnes &des palmes d’or aux rois vainqueursen forme de présens. Alachab. /. cb.xiij , v. 37. Syr. «d 1, Mucbab.xiij.37- (M

BÂHIER,c’est-à-dire iUuftre. Bi’xtorfa remarqué dans fa bibliothèque desRabbins , que les Juifs ont un livrede ce nom. II ajoute que c’est le plusancien de tous les livres des Rabbins;qu'íl y est traité des plus profondsmystères de la cabale , que ce livre n’apoint été imprimé ; qu’011 en voít feu-lement plusieurs passages dans les ou-vrages des Rabbins t que fauteur senommoit Rabbi Aseconìa Ben Hakkuna,& qu’il vivait selon les Juifs, en mê-me temps que Jonatham , auteur de laparaphrase Chaldaïque, c’cíl-à-dire en-viron quarante ans avant Jcsus-CUrirt.Le même Buxtorf s’est servi du témoi-gnage de ce livre pour prouver l’an-tiquité des points voyelles , qn! fontécrits au texte Hébreu de la Bible :mais cette preuve est mauvaise, tebahir u’étant point un ouvrage austtancien q.u’il a prétendu.. M. Simon amis dans le catalogue des auteursJuifs, que l'on a depuis peu impriméen Hollande , un petit livre intitulébahir ; mais il dit qu’il n’y a pas d’ap-parence que ce soit l’ancien bahir desJuifs, qui est beaucoup plus étendu.

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* BAHREIN ou BAHRAIN , Géog.,province de l'Arabie heureuse, surle goife Persique,, avec île de mêmenom.

BAHU , s. m. en architeBure ; c’estle profil bombé du chaperon d’un mur.