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Tome IV. AU - BHA.
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B A I

que ses parties en soient appliquées im-médiatement à la peau. F. Bain.

Baigner, le dit en Fauconnerie del’oileau de proie, lorsque de lui - mêmeil se lette dans seau , ou qn’il se mouillea la pluie, ou qu’on le plonge dans seauquand on le poivre.

BAIGNEUR, f. m. Hifl. me., va-let des bains chez les anciens. Aï he-rnie dit que ccs sortes de domestiquesavoient une chanson particnliere : maiss’il etoit permis aux personnes qui fer-voient aux bains de chanter , il n’étoitpoint honnête à ceux qui se baignoientd’en faire autant ; car Théouhraste ,eh. jv. des caracl. faisant la peinture del’homme grossier, le représente chantantdans le bain. ( G)

Baigneur, f. m., c’est celui quitient des bains chez lui pour la commodité d u publie. Les Baigneurs fontappelles étuvifles. Sc font corps avec lesperruquiers barbiers.

BAIGNEUX- LES-JUIFS, Ge'og ,petite ville de Bourgogne, dans leDiiémois, bailliage de la montagne ,avec prévôté royale & mairie, établiedès 1537. Son surnom vient de ce queles Juifs y ont une habitation consi-dérable , dans un château situé auFerger-au■ Duc. Us en furent chassés auxve. siécle, par le crédit de Jean leGrand , alors Capitaine - Châtelain deBaigneux. La famille des le Grand, quia donné dts officiers aux derniers ducsde Bourgogne, est originaire de Bai-gneux. M. le Bossu, capitaine, cheva-lier de Saint Louis, auteur d'tine bon-ne Relation du Canada , où il a bitnservi , donnée en 2 volumes , en 176; ,est né en cette ville, auffi-bien qneRnuben de Baigneux , tabellion & phy-sicien du duc Philippe de Rouvre, dontil reçut le testament en 1361. Le ducHugues IV accepta , en 1243 le passagede Baigneux , que lui offrit l’abbéd’Oigny , pour avoir fa protection ; leduc y bâtit en 124; un hébergement,bebergamentum, e n 1259 le duc & l’abbéle réunirent pour affranchir les habitansde Baigneux &. leurs meix de tailles &de corvées, moyennant quatre fols paya-bles à la S. Rémi. (C)

BAIGNOIRE, s. f. estime cuve deenivre rouge de quatre pieds & demi

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de longueur, fur deux & demi de lar-geur, arrondie par ses angles, & quia environ ri pouces de hauteur , ser-vant â prendre le bain. Ces baignoiresfont étamées en dedans pour empêcherle verd - de-gris, & font souvent dé-corées en dehors de peintures à l’huilerelatives à leur usage. Pour plus depropreté & de commodité , l’on posedans le dedans des linges piqués , desoreillers, cjV. aux deux côtes de cesbaignoires dans lesquelles on se tientallìs : à leurs extrémités supérieuresfuit placés deux robinets à droite & àgauche, l’un pour distribuer de Peauchaude amenée de l'étuve, l’autre deseau froide amenée du réservoir. Aufond de la baignoire est p-a iqné unebonde que l'on levé pour faire écoulerseau à mesure que l’on a besoin d’cnremettre de la chaude, ou de la renou-veller, selon le temps que l’on veutrester an bain. Cette bonde fermée con-tient seau , & lorsqu’elle est levée , ellela précipite dans un tuyau de déchargequi l’expnlse dans les basses cours oudans les puisard pratiqués exprès.

Ces baignoires font ordinairement pla-cées dans les niches qui prennent le plussouvent la forme d’un de leurs grandscôtés, & font couvertes d’un baldaquinou impérial décoré de mousseline , toilede coton , toile peinte ou perse , commeil s’en volt au château de S. Cloml, deSceaux , fisc.

Par œconomie ces baignoires fe fontquelquefois de bois, & le portent enville chez les particuliers , loriqu’ilsfont obligés pendant l’hyver de prendreles bains, par indisposition ou autre-ment. (P)

M Burette dans les Mêm. de t'A c ai.des Belles - Lettres , remarque que dansles thermes des anciens il y avoit deuxsortes de baignoires , les unes fixes , &les autres mobiles ; & que parmi ces der-nieres on cn trouvoit de faites exprèspour être suspendues en l’air, & danslesquelles on joignoit - e plaisir de se bai-gner à celui d’être balancé, S: commebercé par le mouvement qu’on impri-mait à la baignoire. (G)

Ces baignoires de cuivre font soutira-ge des chauderonniers : les tonneliersfont & relient celles de bois.

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