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Tome IV. AU - BHA.
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aliénation , par laquelle on transféré lapropriété d’un immeuble à la charged'une certaine somme ou d’nne certainequantité des fruits que le possesseurdoit payer à perpétuité tous les ans.

Le bail à rente différé de l’emphy-téose en plusieurs choses, mais singu-lièrement en ce que de fa nature i! doitdurer à perpétuité , moyennant la pres-tation de la rente par le tenancier j aulieu que l’emphytéose finit souvent aprèsUn temps déterminé, comme de 99 ans,Ou de deux on trois générations. V.EmphytÉose.

Bail emphytéotique, voy. Em-th vteose.

Bail a cheptel , voyez Chep-tel.

Bail Judiciaire , voyez Judi-ciaire.

On appelle aussi iarN'expédition mê-me dn traité appelié bail, qu’011 levechez le notaire devant lequel il a étépassé.

*• Bail est encore synonyme à ce qu’onappelle autrement baillie, ou garde-no-blc on bourgeoise. V. Garde.

Bail, dans les anciennes coûtumes,lignifie aussi/« tradition d’une chose sud'une personne » quelqu'un: en ce senson dit qu’il y a bail quand une fillele marie , pares qu’elle entre en lapuissance de l'on mari : & quand sonmari meurt, il y a désbail , paree qn’el-le est affrancsiie par fa mort de lapuissance maritale. Voy. Desbail UPuissance maritale.

BAI LE , f. m. terme de Palais, usitéparticulièrement en Béarn , où il se ditde certains huissiers subalternes qui 11epeuvent exploiter que contre les rotu- ,tiers, à la disse'rence des veguers qui !exploitent contre les gentilshommes. V. ‘Veguer. (//)

B A ILE , f. m. Polit. U Comm ., nomqu’on donne à Constantinople à l’am-bassadeur de la république de Veniserésidant d !aPorte.

Outre les affaires de politique &d’état dont ce ministre est chargé, ilfait aussi les fonctions de consul de lanation auprès du Grand-Seigneur ; &c’est proprement de lui que dépendentles autres consuls établis dans les échel-les du levant, qui 11e font pour la

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plupart que des vice-consuls. VoyezConsul. (G)

BAILLE-BOUTE , f. f. c’est parmiles Marins une moitié de tonneau en.Forme de baquet. Les vaisseaux deguerre ont une baille ainarée à chaquehune , pour y enfermer des grenades& autres artifices que l’on couvre depeaux fraîches , s’il est possible, pourles garantir du feu.

Òn met dans des bailles le breuvageque l’on distribue tous les jours auxgens de l’équipage.Il y a aussi des baillesà tremper les éeouvillons dont on fesert pour rafraîchir le canon. Il y ades baittes pour mettre tremper le pois-son & la viande lalée.

On se sert quelquefois des baillespont puiser l’eau qui entre dans lerum ou fond de cale. (Z)

BAILLEMENT, f. m. Physiologie,ouverture involontaire de la bouche ,occasionnée par quelque vapeur ou ven-tuolité qui cherche à s’échapper, & té-moignant ordinairement la fatigue, l’en-nui, ou l’envie de dormir.

Le remede qu’Hippocrate prescritcontre le bâillement, est de garder long-temps fa respiration. II recommande lamême chose contre le hocquet. LMstoC-quet. Suivant l’ancien système , lebâillement n’eit jamais produit fansquelque irritation , qui détermine lesesprits animaux à couler en trop gran-de abondance dans la membrane ner-veuse de l’œsophage , qu’on a regardéecomme le siégé du bâillement. Quantà cette irritation, on la suppose occa-sionnée par uue humeur importune quihumecte la membrane de l’œsophage ,& qui vient ou des glandes répanduesdans toute cette membrane , oti desvapeurs acides de l’estomac rassembléesfur les parois de l’œsophage. Par cemoyen les fihres nerveuses de la mem-brane du gosier étant irritées, ellesdilatent le gosier , & contraignentla bouche à suivre le même mouve-ment.

Mais cette explication du bâillementa depuis peu donné lieu à une nou-velle plus méchanique & plus satis-faisante.

L e bâillement eíï produit par une ex-pansion de la plupart des muscles di*

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