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ji’est pas la mcme chose que le tefiàa-rium.
Quant aux bains détachés des pales-tres . il résulte de la description qu’enfait Vitruve : 1°. que ces bains étoientordinairement doubles , les uns pourles hommes, les autres pour les fem-mes ; du moins chez les Romains ,qui en ce point avoient plus consultéles bienséances que les Laccdcmoniens ,chez qui les deux sexes se baignaientpêle - mêle : î°. que les deux bainschauds se joignaient de fort près , ah nqu’on pût échauffer par un même four-neau , les vases de l’un & de l’autreh ain : 3 0 . que le milieu de ces bainsétoit occupé par un grand baffin, quirecevoit l’eau par divers tuyaux , &dans lequel on defeendoit par le moyende quelques degrés ; ce baffin étoitenvironné d’une balustrade , derrièrelaquelle régnoit une espèce de corridor ,fchola , assez serge, pour contenir ceuxqui atteudoieut que les premiers venussortissent du bain : 5 0 . que les deuxétuves, appelìées laconicum & tepidarium , étoient jointes ensemble : 6°.que ces lieux étoient arrondis au com-pas , afin qu’ils reçussent également àïeur centre la force de la vapeur chau-de, qui tournoit & se tépandoit danstoute leur cavité : 7 0 . qu’ils avoientautant de largeur q ne de hauteur jus-qu’au commencement de la voûte , aumilieu de laquelle on lai fl 0 i t mie ou-verture pour donner du jour, & on ysuspendait avec des chaînes un bouclierd'airain , qu’on haufioit ou baissoit àvolonté, pour augmenter ou diminuerla chaleur ; 8°- que le plancher de cesétuves étoit creux & suspendu pourrecevoir la chaleur de Vhypocaujle, quiétoit un grand fourneau maçonné des-sous, que l’on avoit foin de remplir debois & d’nutres matières combustibles,& dont l’ardeur se communiquoít anxétuves à la faveur du vuide qu’on laissoitfous leurs planchers: 9 0 . que ce four-neau servoit non seulement à échaufferles deux étuves, mais aussi une autrechambre appellée vasarium , située pro-che de ces mêmes étuves & des bainschauds, & dans laquelle étoient troisgrands vases d’airain , appelles tnilliuriaà cause de leur capacité: l’uupout l’eau
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chaude , I’autre pour la tiede, & ie troi-sième pour la froide. De ces vases par-toient des tuyaux qui correspondant anxbains, y portoient par le moyen d’nn ro-binet l’eau , suivant les besoins de ceuxqui se baiguoient,
A J’égard de l’arrangement ou dispo-sition de ces divers appartements desbains , voici ce qu’on en fait : on yvoyoit d'abord un grand baffin ou vi-vier appelle en grec xstoi.u&ff* , ervlatin natìo Qf pijcinia , qui occupoitlecôte du nord , & où l’on pouvoit non-l'eulement se baigner, mais même na-ger très-commodément. Les bains desparticuliers avoient quelquefois de cespiscines, comme i! parois par ceux dePline & de Cicéron. L’édifice des bainsétoit ordinairement exposé au midi, &avoit une face très - étendue , dont lemilieu étoit occupé par Vhypocaujle ,qui avoit n droite fit à gauche unefuite de quatre pieees semblables desdeux côtés , & disposées de maniéréqu’on pouvoit passr facilement desunes dans les antres. Ces pieees nom-mées en général balneuria, étoient cel-les que nous avons décrites ci - dessus.La salle du bain chaud étoit une foisplus grande que les autres, à cauie dugrand concours du peuple qui y abor-dait , & du long séjour qu’on y faiioitd’ordinaire.
Les anciens prenoient ordinairementle bain avant souper, il n'y avoit queles voluptueux qui se baignassent a lasuite de ce repa.. Au sertir du bainils se faisoient frotter d’huiles ou d on-guents parfumés par des valets nom-més adyptai ou uncluarìì. Les bains ,fi on en croit Pline , ne furent en ulageà Rome que du t ms de Pompée, des-sers les ediles eurent sein d’i ti faireconstruire plusieurs. Dion, dans la vied’Auguste , rapporte que Meeene fitbâtir le premier bain public : niaisAgrippa, dans Patinée de Ion edilité ,en fit construire cent soixante ix. dix.A son exemple , Néron , Velpalìen ,Tite, Domitien, Severe , Gordien,Aurelien , Dioclétien , & presque tousles empereurs , qui chercherent á terendre agréables au peuple , firent bâtirdes étuves & des bains avec le marbrele plus précieux , & dans les réglés de