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Tome IV. AU - BHA.
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la pins belle architecture, où ils pre-noient plaisir à se baigner avec le peu-ple : on prétend qu'il y avoir jusqu’à 800<le ces édifices répandus dans tous lesquartiers de Rome.

La principale réglé des bains étoitd’abord de ne les ouvrir jamais avant 'deux ou trois heures après midi, en- jfuite ni avant le soleil levé , ni après le |soleil couché. Alexandre Severe permitpourtant qu’011 les tînt ouverts îa huitdans les grandes chaleurs de l’étc , &ajouta meme la libéralité à la complai-sance , en Fournissant l’huile qui hrû’.oit jdans les lampes. L heure de Pouvertu-re des bains t toit annoncée au son d’nneespece de cloche : le prix qu’il Falloitpayer pour entrer aux bains étoit très-modique , ne montant qu’à la quatrièmepartie d’un as, nommée quadrant j cequi vatoít à- peu-près un liard de notremonnoie. Le bain gratuit étoit au nom-bre des largesses que les empereurs fai-foientau peuple à l’occasion de quelqueréjouissance publique : mais aussi dansles calamités on avoit foin de lni retran-cher cette commodité, ainsi que le plai-sir des spectacles. ( G ).

* Tout se passoic dans les bains avecmodestie : les bains des femmes étoiententièrement séparés de ceux des hom-mes; & ç’auroit été un crime, fi l’undessexes avoit passé dans le bain de l'autre.La pudeur y étoit gardée jtlsqu’à ce sentepule, que même les enfans pubères 11efc baignoient jamais avee leurs peres,ni les gendres avec leurs beau-peres.Les gens qui servaient dans chaque bain,étoient du sexe auquel le bain étoit des-tiné. Mais quand le luxe & la vie vo-luptueuse eurent banni la modestie, &que la débauche se fut glissée dans toutela ville, les bains n’en furent pasexempts. Les femmes s’y mêlèrent avecles hommes, & il n’y eut plus de dis-tinction, plusieurs personnes de l’un &l’autre sexe n’y allaient même que poursatisfaire leur vue , ou cacher leurs in-trigues : ils y menoient les esclaves ouservantes pour garder les habits. Lesmaîtres des bains aftèctoient même d’enavoir de plus belles les unes que les au-tres , pour s’attirer un plus grand nom-bre de chalans.

Tout ce que les magistrats purent Fai-

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red’abard, ce fut de défendre à toutespersonnes de le servir de Femmes ou defilles pour garder les habits, ou pourrendre les autres services aux bains, àpeine d’ètre notées d’infamie. Mais l'em-pereur Adrien défendit absolument cemélange d’hommes & de femmes fous derigoureuses peines. Marc-Aurele & Ale-xandre Sr ver, confirmèrent cette memeloi; & fous leur régné, les bains deshommes & ceux des femmes furent en-cor.- une Fois séparés, & ia modestie yfut rétablie.

Les uft.nciles 011 instrumens deshains,outre les vases propres à faire chausser& à verser l’eau , étoient les baignoires ,les étrilles. Payez BAIGNOIRE ,Etrille.

Les bains particuliers, quoique moinsvastes que les bains publics , étoient dela même forme, mais souvent plus ma-gnifiques & plus commodes, ornés demeubles précieux , déglacés, de mar-bre, d’or & d’argent. On pouvoit s’ybaigner à toute heure ; & l’on rapportedes empereurs Commode & Galien »qu’il s prenoient le bain cinq ou six foisle jour. Mésn. del'Acad. des Heìles-Lit-tres , tome I U III. (<?)

* Parmi nous, les bains publics furla rivière, ne font autre chose que degrands bateaux appelles toue, faits delapin, & couverts d’une grosse toile, au-tour (lesquels il y a de petites échellesattachées par des cordes, pour descen-dre dans un endroit de la rivière où l’ontrouve des pieux enfoncés d’espace enespace , qui soutiennent ceux qui pren-nent le bain.

Nous appelions bains domestiques ceuxque l’on pratique dans la maison desgrands ou des particuliers : ils se pren-nent dans des baignoires de métal, danslesquelles l’eau est amenée par des con-duits de plomb qui descendent d’un ré-servoir un peu élevé, rempli de l’eau duciel, ou par le secours d’une pompe.Ces tuyaux garnis de robinets , vien-nent avant d’entrer dans la baignoire, sedistribuer dans une cuve placée fur unfourneau, qui la tient dans un degré dechaleur convenable.

Ces bains font composés d'nn apparte-ment distribué en plusieurs pieces : sa-voir d’u^ie anti - chambre pour tenir se»