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Tome IV. AU - BHA.
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ànt, à raison iles trois especes de cor-respondances établies entre les différen-tes parties du corps, ils participeront,mais dans des degrés inférieurs, auxpropriétés des bains entiers, & dansdes proportions relatives à la nature& à 1’étendue de la surface des partiesbaignées.

Ces bains seront conséquemment desrelâchants, des toniques, des résolu-tifs, des repereuffifs, des échauffants,des rafraîchissants, des antispasmodi-ques locaux. Quelquefois ils augmen-teront ou diminueront la chaleur detout le corps, accéléreront ou modé-reront la circulation, calmeront les ir-ritations nerveuses & favoriseront lessécrétions.

LVII. Les douches, les simples asper-sions d’eau pure auront une efficacitéplus locale que les bains partiels , maiségalement proporcionnée à fa tempéra-ture. L’aspersion d’eau froide devra prin-cipalement son efficacité à ['impressionque la froideur fera sur les nerfs : cefera par l’augmentation de pesanteurde l’eau que les douches pourront êtreutiles , & pour fe déterminer à faireusage de ces différents moyens , il fau-dra avoir besoin ou d’nne pression plusgrande que celle de l’eau en repos , oud’un irritant momentané.

LVIII. Les bains entiers ou partielsfaits avec une eau chargée du princi-pe aérien auront de plus que les bainsd’eau pure , la propriété réintroduiredans le corps un air capable de régéné-rer les substances putrides , & auxvertus qui leur seront communes avecceux-là, ils réuniront la faculté an-tiseptique.

LIX. Les propriétés des mucilagesaugmenteront l’efficacité des bains d’eaupure dans des proportions relatives àíeur état de dissolution. Souvent lesbains mucilagineux seront plus émol-lients, plus relâchants que les aqueuxsimples ; mais souvent aussi ils borne-ront leurs effets à la surface que tou-chera l’cau chargée de mucilage ; quel-quefois l’état savonneux de ces mixtesrendra les bains composés des délayants,des édulcorants, fisc. beaucoup plusefficaces, que ceux dont l’eau, pute fe-ra la matière.

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LX. Ce fera en réfléchissant fur lesvertus des ! eaux qui tiendront en dis-solution des parties salines & des par-ties minérales qu’on sentira tous lesavantages que l’on peut retirer des bainscomposes avec de l’eau minérale ; il estévident que ces bains , moins relâchants& plus fortisiants, moins délayants,moins édulcorants, & conséquemmentmoins rafraîchissants que les bains d’eaupure, font des détersifs, des atténuants,des apéritifs plus efficaces , à raison desparties salines que l’eau a dissoutes;plus atténuants par rapport aux par-ties métalliques régénérées &. consé-quemment plus apéritifs ; mais quel-quefois à raison de l’état calcaire dèsterres & des métaux. Les bains d’eanxminérales édnlcorent mieux la massehumorale en neutralisant les acides prêtsà se développer , rafraîchissent en ab-sorbant les phlogistiques trop exaltés ;ainsi les bains d’eaux minérales doi-vent en plusieurs circonstances, êtrepréférés aux bains d’eau simple ; maisil ne faut jamais perdre de vue quesouvent leur efficacité se borne à lapartie baignée.

LXI. Parmi les eaux qu’on peut ap-peller minérales, il en estime dont le.bain peut produire des effets, indépen-dants de ceux qui font dûs aux qua-lités médicinales des mixtes, qu’elletient en dissolution ; c’est l’eau de lamer. La salure de cette eau & son étatsavonneux à raison de la dissolution d’unepartie bitumineuse & d’une huile ani-male {voy. Eau DE Mer., ibid-X don-nent an bain de mer les propriétés de'ceux dont des eaux minérales & mu-cilagineuses font la matière ; mais fil’on ne prend pas ce bain de plein gré,& si l’on y est jette de î Force , ou kl’improviste , ïl fait fur notre corps uneimpression particulière qui rend ce bainun anti-fpafmodique puissant. Laj sur-prise, à raison de la sensibilité nerveu-se , met 'le principe vital en mouve-ment j Vìmmensité & la profondeur dela nier inspirent la crainte d’être sub-mergé , & cette idée porte dansl’ameun trouble si grand qu’il se fait dans lecorps un bouleversement] général, &que les fonctions , tant intellectuellesque corporelles, ; en éprouvent des m»-