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dessous, U devient plus soft que lebain-marie , il tient alors de la forcede la machine de Papin , ce qui fait voirqu’on peut faire lin haìw de vapeur très-fort , au lieu que le bain-marie ne peutavoir que les différons degrés de chaleur<de l’eau tiède, de l’eau chaude, de seaufrémissante, & de Peau bouillante. IIest vrai que la chaleur de l’eau bouil-lante n’ett point une chaleur invaria-ble ; elle est différente selon que Peauest différente, & suivant la différentepesanteur de Pair. L’eau bouillantequi tiînt en dissolution des sels, estplus chaude qu’une eau bouillante quiseroit simple & pute. Voyez Diges-TOIRE.
La chaleur de Peau bouillante est plusgrande quand le baromètre est plus éle-vé , c’est-à-dire, quand Pair est pluspelant; & elle est moindre quand lebaromètre est plus bas, c’est-à-dire,quand Pair est plus léger L’eau bouil-lante , fur le sommet d’une haute mon-tagne , a moins de chaleur que Peaubouillante dans un fond, parce queplus Pair est pesant, & plus il preste furla surface de Peau, & par conséquentplus il s’oppofe à Péchappement des par-ties de feu qui font en mouvement dansl’ean, & qui , 1 a traversent. C’dt pour-quoi la plus grahde chaleur que puisseavoir Peau , n’est pas dans le temps qu’el-le bout le plus fort, c’est dans le pre-mier instant qu’eile commence à bouil-lir. Ces connoissances ne font pas inuti-les ; il faut y faire attention pour cer-taines expériences.
On dit bain de sable 011 de cendre,lorfqu'au lieu d’eau on met du fableou la cendre. Voyez nos figures deChimie.
Bains ‘vaporeux, font des termes deMédecine qui ne signifient autre choseque ce qu’on entend en chimie par bainde •vapeur. Le bain vaporeux est nue ef-pece d’étnve qui fe fait en exposant lemalade à la vapeur chaude d’unc eau mé-dicinale , ou de décoction d’herbes ap-propriées à la maladie qu’on veut guérir.(M)
Bain, en Chimie îfi hia Monnaie ion dit qu’un métal est en bain, lorsque lefeu l’a mis en état de fluidité : c’est alorsqu’oo le remue ou qu’on le b rafle avec
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des cuilliers de fer, si c’est argent oucuivre: pour for* il ne fe brasse pointavec le fer , mais avec une efpeee debéquille faite de terre à creuset, & cui-te. Voyez Brasser , Beassoih. ,Quille.
Bain, est un terme générique ; il feprend chez un grand nombre d’artistes ,& pour Ws liqueurs, & pour les vaisseauxdans lesquels ils donnent quelques pré-parations à leurs ouvrages.
Bain ou BouiN, terme d'Architec-ture ; on dit maçonner à bain ou hbouin de mortier, iorfqu’cn pose lespierres , qu’on jette les moellons &qu’on assied les pavés en plein mortier.
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Bain, mettre à bain, en Maçonne-rie, c’est employer à la liaison des par-ties d’un ouvrage , ia plus grande quan-tité de plâtre qu’ii est possible ; on fe sertdu mot bain, parce qu’alors les pierresou moellons font entièrement couverts& end uits de tout côté.
Bain , e’est ainsi que les PlumaJJÌersappellent une poelie de cuivre battu danslaquelle ils plongent ou jettent les plu-mes qu’ils veulent mettre eii couleur. Ilsdonnent aussi ce nom à la matière colo-rante contenue dans la poelie.
Bain , fe dit chez les Teinturiers , oilde la cuve qui contient les ingrédiensdans lesquels on met les étoffes pour lescolorer, ou des ingrédiens même conte-nus dans la cuve ; ainsi l’on dit mettre aubain, & l’on dit aussi bain d'alun , bainde cochenille , &e.
Bain, (chevaliers Au ) Hifi. moi.,ordre militaire institué par Richard II.roi d’Angleterre , qui en fixa le nom-bre à quatre , ce qui n'empêcha pasHenri IV. son successeur de l’augmen-ter de quarante - deux ; leur deviseétoit, tres in uno , trois en un seul,pour signifier les trois vertus théolo-gales. Leur coutume étoit de fe bai-gner avant que de recevoir les éperonsd’or : mais cela ne s'obferva que dansle commencement, & s’abolit ensuitepeu-à-peu , quoique le bain fût l’origi-ne du nom de ces chevaliers, & queleurs statuts portassent que c’étoit pouracquérir une pureté de cteur & avoir