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entin il V avoit une autre espece debajilic qui etoit produit par les œufsdes vieux coqs , £sic. Tontes ces ab-surdités n'ou t été que trop répétées parles naturalistes: on peut juger par ceque nous en avons dit ici, que de pa-reils contes ne méritoient pas d'ètre rap-portés plus au long. (/)
Basilic, ocimum, Hift. nat. bot.,genre de plante à fleur monopétale ,labiée, dont la levre supérieure estrelevée, arrondie, crénelée, & plusgrande que l’inférieure , qui est or-dinairement frisée ou légèrement échan-crée. 11 lort du calice un pistil, quiest attache comme un clou à la par-tie postérieure de la fleur, & envi-ronné de quatre embryons qui devien-nent dans la fuite autant de semencesoblongues , enfermées dans une cap-sule qui a servi de calice à la fleur.Cette capsule se divise en deux levres ,dont la supérieure est relevée & échan-crée ; l'inférieure est dentelée. Tour-nefort, Jnft. rei.herb. Voyez Plante.
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On distingue, en Jardinage, quatrefortes de basilics : trois domestiques ,donc l’un est appellé le grand bajilic ;l’autre , le petit i le troisième le pana-ché', & le quatrième est le sauvage, quise divise encore en deux especes : tousfleurissent l’été, & viennent de graine.
Les bajìlics ne craignent point d’êtrearrosés en plein soleil : on les élèvesur couche & sous des cloches au moisde Mai. Quand ils font en état d’êtretransplantés, on les porte en mottesdans les parterres, & on en garnit lespots. II faut en excepter le petit bajilic ,qui est trop délicat & qui veut une terreplus légeve , & composée de deux tiersde terreau , & l’autre de terre de pota-ger bien criblée. On f arrose fréquem-ment ; on coupe avec des ciseaux sa têtepour i’arrondir ; & on le fait sécherpour les courbillons de poisson : d’autresle mettent en poudre pour servir à plu-sieurs sauces. (K)
Basilic, Artillerie, étoit autrefoistine pieee de canon de quarante-huitlivres de balle , qui pesoit environsept mille deux cents livres. II ne s’enfond plus de ce calibre en France:niais il y a encore plusieurs arsenaux
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dans lesquels il se trouve de ces ancien-nes pieces. (H)
* BASIL1CATE , la, Géogr ., pro-vince d’itaiie au royaume de Naples ,bornée par ia Capitanate , la Calabre cité-rieure, les terres de Bari , d’Qtrante,le golfe de Tarente , & les principautés.Cirenza en est la capitale.
BASIL1C0N., Pharmacie , nom queles apothicaires donnent à un onguentsuppuratif. Voici comme il se prépare.Prenez résine de pin , poix navale , cirejaune , de chaque une demi-livre ; huiled’oiive, une livre & demie : faites-lesfondre au bain-marie ; pafl'ez ensuite letout. Cet onguent est nommé aussi te-trapharmacon : c’est un des meilleurssuppura tifs que nous possédions. Leme-ry ajoute à cette formule la térébenthinede Venise.
Bajilicon veut dire royal, à cause desgrandes vertus de cet onguent. ( N)
* BASIL1CUM , Hift. anc. , especed’ajuftement ou de vêtement des an-ciens , dont la nature nous est encoreinconnue.
B ASILIDIENS , f. m. pi. Hift. ecclési,nom d’anciens hérétiques , sectateurs deBasilide , qui vivoit vers le commence-ment du ij. siecle.
Ce Balìlide étoit sorti de l’école desGnostiques, dont le chef étoit Simonle Magicien. II croyoit avec lui queJ. C. n’avoit été homme qn'en appa-rence , & que son corps n’étoit qu'unfantôme j qu’il avoit donné fa figure àSimon le Cyréuéen , qui avoit été cru-cifié en fa place.
Nous apprenons d’Eufebe, que cet im-posteur avoit écrit ving-quatre livres furles Evangiles, & qu’il avoit Feint, je nefais quels prophètes, à deux desquels ilsvoit donné les noms de Barcaba & deBarcoph. Nous avons encore les frag-ments d’un évangile de Basilide.
Ses disciples prétendaient qn’il y avoitdes vertus particulières dans les noms ,& enseignoient avec Pythagore & avecPlaton qu’ils n'avoient pas été inventésau hasard , mais qu’ils iignifioient tousquelque chose de leur naturel. Basilidepour imiter Pythagore, vouluitqiie lesdisciples gardassent le silence pendant5 ans. Voy. NûM , PVXH AG0R1C1EN y
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