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bées, velue , & comme laineuse dans fapartie supérieure qui est feuillue.
Ses feuilles ressemblent beaucoup àcelles du batti , mais elles font pins pe-tites, longues de deux pouces & demiâ crois pouces, verd-obscures dessus, &hérissées de poils , relevées en dessousde cinq côtes ou nervures principales,& portées fur un pédicule deini-cvlindri*que, égal à leur longueur , velu commelaineux.
I.’épi qui fort de faisselle de chaquefeuille est un peu plus court que leur pé-dicule , & couvert d’un bout à l’autre devingt à trente fleurs sessiles,serrées,pres-que contiguês , dont les supérieures fontmâles, & les inférieures femelles; lescapsules font sphériques à trois lìllons& trois lobes arrondis.
Culture. Le matti croît dans toutes lesîles Moluques, & lé trouve naturelle-ment dans les jardins incultes.
Qualités. Toute la plante n’a qu’unefaveur fade , leche , herbacée ; elle estfans odeur & ne pique point: les feuil-les , lorfqu’elles lont vieilles,font rougescomme Pécrevisse quand elle est cuite.
Usages. Ses feuilles Rappliquent entopique fur les tumeurs qu'elles fontmûrir & suppurer.
Remarques. Les quatre plantes fontdoue quatre efpeces du même genre decelui d u fchorigenam du Malabar, oudu tragia de Plumier qui se range natu-rellement dans notre famille 45 desti-thymales , où nous les avons placées en1763. JM. Linné a donc eu tort non-leu-lement de les confondre comme une feuleSi même espece , mais encore de lesplacer dans le genre de sortie, commeil a fait dans sédition ìn-ics de son Sus-tenta naturat , imprimée en 1767 , fousJe nom A'urtìca 16 interrupta , nom très-impropre, & qui même ne conviendraitabsolument qu’à la premiere des quatreefpeces qir’il a ainsi confondues. (M.AAunson. )
BATTITURES, f. f. Mat. méiicîn.,écailles des métaux qui s’en séparent enles battant : elles ont les mêmes usagesen médecine que les métaux dont on lessire. ( 2 s)
BATT’LE, Géog. bourg d’Angieterre,
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dans la province de Sussey, fameux pï**'la victoire qu’y remporta !e 14 octobre:1066,Guillaume, duc de Normandie, lueHarold, roi d’Anglcterre, qui y perdit lacouronne & la vie. (f)
BATTOIR , f. f. Arts méchaniques,instrument de bois plat, large & quarré»qui est plus ou moins épais , selon lesdissérens usages auxqucls il doit être ap-pliqué , L qu’&n tient à la main par lemoyen d’un manche rond & tout d’unepiece avec l’autre partie que j’appelleZ»pelle. Les blanchisseurs & antres ouvriersont leurs battoirs. V. Batte.
Battoir, terme Ae Fannie , est n»instrument rond ou quarté par lin bout»garni d’un long manche , le tout cou-vert d’un parchemin fort dur: on s’ensert à la longue paume pour chasser lesballes.
BATTORI (Etienne), Hift. iePologne. Henri de Valois ayant quittébrusquement le trône de Pologne pou*venir occuper celui de France, vacantpar la mort de Charles IX. La nation in-dignée le déposa & rélolut de lui donner'un successeur. L’empereur Maximiliense mit sur les rangs; il fut élu par unparti ; mais fa lenteur seconda mal lezele de ses créatures. Un parti plus puis-sant mit la couronne sur la tête d’Anne,princesse du sang des Jagellons, & luidonna pour époux EtienneBiittorì, princede Tranfilvanie , qui Fut couronné avecelle, Pan 1575. La mort de Maximilienle délivra, í’année suivante, d’un concur-rent plus importun que dangereux. IIavoít eu Part d’engager dans ses intérêts,la ville de Dantzick, qui cherchoit dansla maison d’Autriche un appui contre lesvoisins puissants qui la menaqoient. Lesmagistrats conservèrent à la mémoire deMaximilien,rattachement qn’ils avoienfceu pour fa personne,& refusèrent de ren-dre hommage au nouveau roi. Ce refusdevint le signal d’une guerre sanglante rtout le territoire de Dantzick fut ravagé,cette ville sut aísiégée ; mais enfln leshabitans implorèrent la clémence du roi»qui requt lotir hommage , leur accordaune amnistie, & leur laissa leurs privi-lèges,