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Dant d’autres fcntimens Phêroiftne ccn-fistu-le conquérant est craints le sage estestimé ;
filais le bienfaiteur charme , fif luiseul est aimé.
lui seul est vraiment roi : sa gloire esttoujours pure ;
Son nom parvient fans tache à la racefuture.
A qui se fait aimer faut il d'autres ex-ploits■ ?
On ne peut pas toujours rendre aushommes des services importants,quelquebonne volonté' qu’on en ait, paree q u'onn’eft pas toujours dans une situationavantageuse ; mais rien n’empéche deleur témoigner de l’arnitié, de compatirà leurs infortunes, de les aider par desconieils, d’adoucir par des maniérésobligeantes, la rigueur de leur fort ; deleur procurer des loulagemens, soit parnos amis, soit par nos parens, soit parnotre crédit. Cest augmenter les mal-heurs des hommes, que d’en témoignerde l’indiftérence.
Ce n’eít point une simple bonté d’amequi caraítérile les hommes bienfaisans ;elle ne les rendroit que sensibles & in-«apables de nuire. Cest une raison supé-rieure qui les perfectionne. Pour êtrebienfaisant d’habitiide,il faut se dépouil-ler d’un certain amour-ptopre , ennemide la société, & cependant assez natu-rel, qui nous concentre dans nous-mê-nes, & nous montre secrètement à nosyeux comme l'objet le plus importantde l’univers. II faut regarder tons leshommes comme ses amis, ou plutôtcomme membres d’un tout dont on faitfoi-méme partie.
Une éducation dont les principes netendent point à la bienfaisance , quelquebrillante qu’elle soit d’ailleurs, est mau-vaise ; la seule qualité de bienfaisant em-porte avec elle toute i’étendue des de-voirs de la morale.
Remarquons enfin q.u’iln’y a point d’é-cueil qti’on doive éviter aveeplusdesoin,quand on rend service,que forgueifquicorrompt tout le bien qu’on peut faire.Unbienfaitquipart d’unesprit d’orgueil,non seulement ne sanctifie pas, niais de-vient odieux.Tout ce que l’on donne s vee
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un air obligeant L honnête , fait plaisir.Un service rendnd’une manierehonnête,acquiert un nouveau prix. (D. F.}BIENFAIT, Morale , plaisir que l’onfait,ou service que l’on rend à quelqu’un.Séneque a écrit un beau Traité des Bien-faits. Vay. Bienfaisance. (2). F . IBIENHEUREUX , ce terme a diver-ses acceptions. En Théologie , il lignifie-ceux à- qui une vie pure & exempte dotoutes souillures, ouvre le royaume descieux. Qui pourroic peindre l’étonne-ment de faîne , lorsque la mort venant àdéchirer tout-à-coup le voile qui f envi-ronne dans un corps mortel, & à rompretousles liens qui l’y attachent,elleestad-mise à.la vision claire L intuitive de la di-vinité! Là se dévoilent à ses yeux les pro-fondeurs incompréhensibles de l’Etre di-vin, la grandeur ineffable de son unité,&les richeflêsinfinies de son essence: làdis-paroisscntles contradictions apparentes-desmysteresdontla hauteur étonne notroraison , & qui sont enveloppés & commescellés pour nous dans les Ecritures : làs’allume dans famé cet amour immense,qui ne s’éteindra jamais , paree que fa-nion r divin fera son aliment éternel. V.Paradis , Vision intuitive.
Le terme de bienheureux est auísi prispourceux à qui l’Eglise décerne dans sestemples un culte,subordonné néanmoinsà celui qu’elle rend à eeuxqu’el le a cano-nisés.La béatification est un degré pour ar-river à la canonisation. Voyez ces articles.Bienheureux se dit, en Morale,de ceuxqui coulent dans une heureuse tranquil-lité , des jours purs & exempts de nua-ges & de tempêtes, voy. BONHEUR : oïlplutôt bienheureux s’applique à des évé-nemens particuliers; heureux à tout lesystème de la vie. On est bienheureux (sa-voir échappé à tel danger; on esthfa-reitx de se bien porter. ( X)
* BIENSÉANCE, s. f. en Morale. Labienséance en général consiste dans laconformité d’une action avec le temps „les lieux, & les personnes. C’est l’usa-ge qui rend sensible à cette conformité»Manquer à la bienséance, expose tou-jours au ridicule , & marque quelque-fois un vice. La crainte de la gêne faitsouvent oublier les bienséances. Bien-,séance ne fe prend pas feulement dansun sens moral; ou dit encore dans. u a