B î E
ces précieux germes de la vertu , ce seroîtvn défaut de conformation , semblable àcelui qui rend certaines oreilles insensi-bles au plaisir de la musique. Pourquoices pleurs que nous versons fur des hérosmalheureux? avec quelle joie les arra-'chetions-nous à l’infomine qui les pour-suit ! leur fommes-nous donc attachés parles liens du sang ou de l'amitié ? Non cer-tainement : mais ce font des hommes &des hommes vertueux. II n’en faut pasdavantage pour que ce germe de bienveil-lance que nous portons en nous-mêmes ,se développe en leur faveur. (AJ
Bienveillance, Hist. mod. , termeusité dans les statuts & dans les chroni-ques d’Angleterrc , pour signifier un pré-sent volontaire que les sujets font à leursouverain ; chacun y contribue à propor-tion de sa fortune. ^.Subside ©Taxe.
La bienveillance prise dans ce sens ,équivaut à ce que les autres nations ap-pellent siibjìiium charitntivum , que lestenanciers paient quelquefois à leur sei-gneur, le ciergé aux évêques.
En France on appelle ce secours dongratuit. Dans les besoins de l’état,le cler-gé assemblé soit ordinairement, soit ex-traordinairement, accorde au roi un dongratuit indépendamment des décimes &autres impositions dont il est chargé , &le recouvrement de ces sommes est répar-ti fur les provinces ecclésiastiques. Dansles provinces d’états, outre les subsidesordinaires, à la tenue des états on accordeaussi au roi un don gratuit plus ou moinsfort, selon les circonstances. Voy. Ai-des. (f?)
* BIERE, f. f. efpece de boisson forteou vineuse , Faite, non avec des fruits ,mais avec des grains Farineux. On enattribue l’invention aux Egyptiens. Onprétend que ces peuples, privés de lavigne, chercherent dans la préparationdes grains dont ils abondoient , le secretd’imitcr le vin, & qu’ils en tirèrent labiere. D’autres en font remonter Pori-gine jusqu’au tems des fables, 6c racon-tent que Cerès ou Osiris en parcourant laterre , Osiris pour rendre les hommesheureux en les instruisant, Cerès pourretrouver fa fille égarée , enseignèrentl’art de faire la biere aux peuples à qui,faute de vignes, elles ne purent enseignercelui de faire le vin: mais quand un laisseTerne V . F unie 1 ,
B TE 49
là les Fables pour s’en tenir à l’hístoire ,on convient que c’eftde l’Egypte que l’u-sage de la biere a passé dans les antrescontrées du monde. EUe fut d’abortlconnue fous le nom de boijfbn pélujhmne,du nom de Peluse , ville située prochel’cmbouchure duNil, où l'on faisoit lameilleure biere. 11 y en a eu de deux lor-tes:l’une que les gens du pays nommoicnBzytbum , & l’autre carmi. Elles ne diffé-roient que dans quelque façon qui remloitle carmi plus doux & plus agréable que lezyíîu,«.Elles étoient.seloi»toute apparen-ce, Pline à l’autre,comme notre biere blan-che à notre biere rouge. L’usage dé la bierene tarda pas à être connu dans les Gaules,& ce Fut pendant long-temps la boisson dases habitans.L’empereur Julien, gouver-neur de ces contrées, en a fait mentiondans une assez mauvaise épigramme. Antemps de Strabon, la biere étoit communedans les provinces du Nord,enFiandre,&en Angleterrc.il n'est pas surprenant queles pays froids où le vin & le cidre mêmemanquent, aient eu recours à une boissonfaite de grain &d’eau ; mais que cette li-queur ait passé jusqu’cn Grece, ces beauxclimats si fertiles en raisin, c’est ce qu’onauroit de la peine à croire, si des auteurscélèbres n’en étoient garans. Aristoteparle de la biere & de son ivresse; Théo-phraste Rappelle sîvofîtfíS-îç , vin d’orgeiEschyle & Sophocle , pvâ-í; èfJrov. LesEspagnols buvoient aussi ,1e la biere autempsde Polybe. Les étymologies qu’oiidonne au mot biere font trop mauvaisespour être rapportées ; nous nous con-tenterons feulement de marquer qu’onl’appelloit aussi cervoise, cervitia. Quantà fes propriétés, ses especes, & la ma-niéré de la faire, voyez rarticle Ba as-
SEB.IE,
* BIERVLIET , Géogr. , forteresseavec port dans une isle île la Flandre Hol-landoise, à peu de distance de l’Ecluse.Long. 21 , u. lat. ;i, 25.
* BIES-BOS , Géog ., on nomme ainiíune grande étendue d’eau , formée autre-fois par une inondation de la mer;e!ie estentre Dordrecht & Gertruydemberg ,dans !a Hollande méridionale.
* BIESE , Ge'ogr ., rivière d’AIlema-gne, dans la vieille marche de Brande-bourg , qui lé jette dans l’Aland.
D
I