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détermine gnere à les engraisser,'quequand ils font hors de service : c’est ordi-nairement à l’âge de dix ans ; alors on neleur Fait faire ni voitures ni labour. Sic’est en été qu’on en veut faire l’engrais ,on s'y prend fur la fin de mai : aussi-tôtque le jour paroît on les méne paître ; onles laisse au pâturage jusqu’au grandjour, alors on les ramens reposer dansl'étahle ; quand la chaleur est passée , onles reconduit aux champs jusqu’à la nuit,en leur distribue des herbages, & on lesparque par cantons : s’ils mangent d’ap-pétit, on les fera boire trois ou quatrefois par jour, on leur lavera de tems entems la langue avec d u sel & du vinai-gre , & on leur jettera dans la gorge unepetite poignée de sel.
Pendant les huit premiers jours de l’en-graís, en été on Fait tiédir au soleil, enhiver, fur le feu , de Peau où l’on metde la farine d’orge ; on laisse reposer cemélange jusqu’à ce que le gros soit préci-pité , après quoi il reste une eau blanchequ’on fait boire aux bœufs pendant huitou dix jours ; quant au gros ou sédiment,on le réserve pour le retour du pâturage.
Le soir on lui donne une bonne litiere ,& on jette devant eux une botte d’herbefraîche; on continue ces soins pendantquatre mois: voilà l’engrais d’été.
En hiver on n’engraisse guere que dansles pays fans pàturage.On commence l’en-grais par l’cau blanche, qu’on donneaux bœufs soir & matin pendant huitjours; on les tient chaudement dans l’é-table ; on leur fait ample litiere; on leurdonne fans épargne du foin & des herbesfeches; le soir leur repas est de pelotesde farine de seigle, d’orge, d’avoine,mêlées ou séparées , pétries avec de l’eautiede & un peu de sel; on supprime lapaille , à la quelle on substitue soir &matin un picotin & demi de son sec, & àmidi une écuellée de seigle; e’est lemoyen d’avoir des bœufs gras en troismois : dans le tems des raves , on leur enhache de crues dans leur auge; quel-ques-uns ne négligent pas le marc de rai-sin cuit dans l’eau avec le fou ; les lupinsen farine, ou en pâte , entiers ; l’avoineen grain, la luzerne & le gland. II y ena qui commeiKjent l’engrais par une oncedc poudre d'antimoine , dans une mesured’avoine ou de Ion. Pour les empêcher
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de se lécher ( car on prétend que celaleur nuit), on leur frotte avec leur fientetous les endroits du corps où ils peuventatteindre.
II y a encore d’autres maniérés d’en-graister les bœufs : mais voilà la plus or-dinaire.
Maladies des bœufs. Elles viennentpresque toutes d’excès de travail. Lesprincipales font le dégoût , la langueur ,1 1 mal de cœur, la colique & les tran-chées , Vens ure, le flux de ventre, Ynvant-cœur , la parejfe de ventre , Vindigestion ,le pijfement de sang, les barbillons , V en-flure du palais, la fièvre, P enflure du cou,les écorchures , les duretés au chignon , lamaigreur , l'entorse , Venclouure , lesétranguillons , la gale, & une infinitéd’autres dont on trouvera les principalesà leurs articles.
Bœuf, aliment. On emploie presquetontes les parties du bœuf t n nourriture;on mange le bœuf bouilli, rôti , en ra-goût St fumé.
Le bœuf fumé fe prépare de la maniérésuivante. On commence par lc dépeceren gros morceaux, qu’on saupoudre desel blanc ; on le laisse dans le sel pendantdeux ou trois jours, puis on le met enpresse entre deux planches ; on le sus-pend ensuite dans une cheminée , assezéloigné de la flamme , pour que la graissen’en soit pas fondue, & l’on fait dessousun feu qui donne beaucoup de fumée :pour cet effet, on préféré le bois de ge-névrier qui donne au bœuf fumé un goûtaromatique. Le meilleur fe fait à Ham-bourg & dans le duché de Gueldres.Quand il est fumé , on le coupe en tran-ches fort minces , & on le mange crudou cuit fur des beurrées.
Le bœuf â la mode se fait avec desrouelles de bœuf, qu’on bat, qu’on lar-de, qu’on passe au roux , & qu’on metensuite entre deux terrines fur un feumodéré, avec du sel, du poivre , du lau-rier , un verre de vin blanc, & deux ver-res d’eau.
II y a une infinité d’autres maniérés depréparer le bœuf en aliment.
Bœuf, remede-, la chair de bœuf eVs.un très-bon aliment, sur-tout pour ceuxqui travaillent beaucoup, parce que lesuc |que l’on tire est très - propre à répa-rer la déperdition, 4esubstance qu’oe-