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eause premiers (st efficiente étant UHl subs-tance spirituelle, il convenait que ses pro-duBìons fussent au£ì des substances spiri-tuelles , farce qu'elles ressemblent plus àleur cause que les substances corporelles.Les cabalistes insistent beaucoup fur cet-te raison. Suivant eux, il vaudroit au-tant dire que Dieu a froitsit les ténèbres ,le péché (st la mort, que de soutenir queDieu a créé des substances sensibles &matérielles, différentes de fa nature &de son essence: car la matière n'est qu’uneprivation de la spiritualité, comme lesténèbres sont une privation de la lumiè-re , comme le péché est une privation deïa sainteté, Si la mort une privation dela vie.
VI. Principe. De-là il s'enfuit quetout ce qui est , est esprit.
VIL Principe. Cet esprit est incréé,éternel, intellectuel, sensible , ayant enfolle principe-du mouvement ; immense,indépendant , U nécessairement existant.
VIII. Principe. Par conséquent cetesprit est VEnsoph ou le Dieu infini.
IX. Principe. II est donc nécejsaircque tout ce qui existe soit émané de cet es-prit infini. Les cabalistes réadmettantpoint ía création telle que les chrétiensPadmettent, il ne leur restoit que deuxpartis à prendre; l’un de soutenir que leinondeavoit été formé d’une matière pré-existante , l’autre de dire qu’il étoït sortide Dieu même par voie d’émanation. Ilsn’ont osé embrasser le premier sentiment,parce qu’ils auroient cru admettre hors'de Dieu une cause matérielle , ce quiétoit contraire à leurs dogmes. Us ontdonc été forcés d'admettre les émana-tions ; dogme qu’ils ont reçu des Orien-taux , qui l’avoient reçu eux-mêmes deZeroaftre , comme on peut le voir dansles livres cabalistiques.
X. PRINCIPE. Plus les choses quiémanent font proches de leur source , plusfiles font grandes (st divines ; (st plus el-les en font. éloignées , plus leur nature sedégrade Sis s'avilit■
XI. Pe INCIP E .Le inonde est distinguéd« Dieu , comme un effet de fa cause ; nonpas ù la vérité comme un effet passager ,mais comme un effet permanent. le mon-• de étant émané de Dieu , doit donc êtrercuardécomme Dieu même , qui étant ca-'x'htifi incompréhensible dans son essence ,
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a voulu se manifester (st se rendre vïjïïttepar ses émanations.
Voilà les fondemens fur lesquels eíïappuyé tout Pédifice de la cabale. II nonârelie encore à faire voir comment lescabalistes tirent de ces principes quel-ques autres dogmes de leur système, telsque ceux d’Adam Kadmon, des dix fé-phirots, des quatre mondes, des anges»(stc.
Explication des séphirots ou des splen-deurs. Les séphirots font la partie la plussécrété de la cabale. On ne parvient àla connoissance de ces émanations &splendeurs divines, qu’avee beaucoupd’étude&de travail : nous ne nous pi-quons pas de pénétrer jnfqu’au fond deces mystères, la diversité des interpré-tations qu’on leur donne est presque in-finie.
Losius ÇJPonum. Arìflot. dijfert. II. deCabb. cap. ij.~) remarque que les inter-prètes y trouvent tontes les sciences dontzils font profession; les logiciens y décou-vrent leur dix prédicamens ; les astro-nomes sphères', les astrologues desinfluences différentes j les physiciens s’i-maginent qu’on y a caché les principesde toutes choses; les arithméticiens yvoient les nombres, Sc particulièrementcelui de dix , lequel renferme des mys-tères infinis.
II y a dí -x séphirots i on les représentequelquefois fous la figure d’un arbre,parce que les uns sont comme la racin©& le tronc, & les autres comme autantde branches qui en sortent; on les rangesouvent en dix cercles dissérens, parcequ’ils sont enfermés les uns dans les au-tres. Ces dix séphirots sont la couron-ne , la sagesse , Vintelligence , la force oula sévérité , la miséricorde ou la magni-ficence , la beauté, la viíioîre ou Véter-nité , la gloire , le fondement , & leroyaume.
Quelques - uns soutiennent que lessplendeurs ( c’est le nom que nous leurdonnerons dans la fuite) ne font que desnombres; mais, selon la plupart, cesont les perfections & les attributs de ladivinité. II ne faut pas s’imaginer qnel’essence divine soit composée de cesperfections, comme d’autant de partiesdifférentes; ce servit une erreur : l’effen-ee de Dieu est simple. Mais asm de &