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Tome V. BI - CALZ.
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Les auteurs romains ne savent pastrop eux-mêmes la raison de cette ma-nière absurde & bizare de compter lesjours dii mois, néanmohïs on s’en sertencore aujourd’hui dans h chancellerieromaine ; L quelques auteurs , par uneaffectation Frivole d’érudition , la pré-fèrent à la méthode commune qni estbien plus naturelle & pins ailée. Poy,An, Nones, Joua , Ides.

Cette maniers de compter par calen-des étoit iì particulière aux Romains ,qu’elle'a donné lieu à une efpecc deproverbe encore en usage aujourd’hui :on dit qu'on fera une chose aux ca-lendes grecques, pour dire qu'on ne lafera jamais, parcs que les Grecs necomptoient point par calendes. Chant-iers.

* CALENDRE, f. m. La calcaire estline machine qui sert à tahifer & à moì-rer certaines étoffes de foie ou de laine ,& à cacher les défauts des toiles enleur donnant un certain lustre , & enles rendant plus unies. Cette machineest eompolée de deux gros cylindresde bois dur & poli, autour (lesquelson roule uniment des pieces d’écofFes,en observant que celles qui sont pourêtre moirées doivent être pliées en deux,en forte que la lifiere se trouve surla lifiere, & qu’elle doit être mise enzigzag, de faqon que chaque pli cou-vre en partie celui qui le précéds, &soit couvert en partie par celui qui lesuit. Ces rouleaux font mis transversa-lement en deux pieces de bois ou au-tres matières très-polies, plus longuesque larges, qu’on nomme ordinairementtables. La table de dessous est poséede niveau sur un fond solide de ma-çonnerie; & celle de dessus, quoiquechargée de plusieurs grosses pierres dontle poids va quelquefois jusqu’à vingtmilliers, est mobile. Un cable rouléfur l'axe d’une grande rone, & atta-ché aux deux extrémités de cette tablesupérieure, lui donne le mouvementau moyen d’une roue dans laquellemarchent continuellement deux hom-mes. C’est ce mouvement alternatif. &îa grande pesanteur de la table supé-rieure, qui lustrent ou qui moirenr lesétoffes. On te sert auíîì de calendrcsians roues, qu’on fait aller par ie

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moyen d’tin cheval; on estime eeff*derniere moins bonne que celle à roue,parée qu’elle a le mouvement plus égal& plus uni.

L’usage de la culcndrc est, commenous avons dit, de tahifer & de moi-rer : on entend par moirer , tracer sucune étoffe ces filions de lustre qui sem-blent se succéder comme des ondes ,qu’on remarque dans ceitaines étoffesde soie & autres, & qui s’y conserventplus ou moins de tems : il n’y a dedifférence entre tahifer ou moirer , quecelle qui est occasionnée par la gros-seur d u grain de l'e'toffe, c'est-à-dire,que, dans le tabis, le grain de l’étoffsn’étant pas considérable, les ondes seremarquent moins que dans le moiré*où le grain de l’étoífe est pins appa-rent. Ce tabis L ces ondes dépendentde ce que le cylindre , quoique par-faitement uni , a plié une longue enfi-lade de poils en un sens , & une enfi-lade d'autres poils fur une ligue ouune pression différente ; ce qnì donneà la soie ou à la laine différentes ré-flexions de lumière, & ces divers fil-ions de luxe qui semblent se succédercomme des ondes, &quj so conserventlong-tems par un effet de l’énorme poidsqui a différemment plié les poils dansles diverses allées & venues de l’@-toffe.

Le bel œil qu’on donne aux étoffespar la calendre , n’est pas un lustre fri-vole ou destiné à en imposer à l’ache-teur par un brillant passager; c’est,au contraire , une beauté permanente ,puisque l’étoffe où ces façons seroientnégligées auroit l'air d’iin cilice , &ne montreroit ni égalité dans son grain,ni précision dans fa couleur. L’inégalitéde la tension des deux fils qui la tra-versent en sens contraires , & les di-versités accidentelles de roideur & demollesse qui peuvent arriver à chaquepartie de l'étoffe , disposent néces-sairement la pìece à crêper & à bour-se r.

11 n’eft permis qu’aux maîtres tein-turiers en (oie rf’avoir des calendres.

11 v a à Paris deux calendra royales ,la grande & ia petite, la grande a fatable infetietire il’im marbre bien uni,

& 1a supérieure d’uue plaque de cul-