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Tome septieme. CHA - CHR.
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ra les glands à environ detix ponces d’in-tervalle ; & si le terrain a de la pente, ilfaudra diriger les sillons de faqon à mé-nager rhumidité , ou à s’en débarrasserselon que la qualité du terrain l’exigera.II faudra ensuite recouvrir exactementles glands, de crainte que ceux qui ref-teroient découverts, n’attirassent les oi-seaux & les souris qui y feroient bien-tôt un grand ravage. L’auteur rend rai-son des quatre piésde distance qu’il con-seille dc donner aux sillons ; c’est, dit-il, afiii de pouvoir cultiver plus facile-ment la terre entre les rangées, & net-toyer les jeunes plants des mauvaisesherbe*, fans quoi on ne doit pas attendreque les plantations fassent beaucoup deprogrès. Les mauvaises herbes qui domi-nent bientôt fur les jeunes plants, lesrenversent & les étouffent, oudn moinsles affament en tirant les sucs de la ter-re. C’est ce qui doit déterminer à fairela dépense de cultiver ces plantationspendant les huit ou dix premieres années.Les jeunes plants, continue notre au-teur, leveront fur la fin de mars ou aucommencement d’avril ; mais il faudrales sarcler même avant ce temps-là, s’ilen étoit besoin , & répéter ensuite cetteopération aussi souvent que les herbes re-viennent ; en forte que la terre s’en trou-ve nettoyée , jul'qu’à ce que tous lesglands soient levés & qu’on puisse les ap-percevoir distinctement ; auquel tempsil fera à propos de leur donner un labouravec la charrue entre les rangées, &mème une legere culture à la main dansles endroits où la charrue 11e pour-roit atteindre fans renverser les jeunesplants. Quand ils auront deux ans, ilfaudra enlever ceux qui seront trop ser-rés , & donner à ceux qui resteront unpié de distance, qui suffira pour les lais-ser croître pendant deux ou trois ans ;après lesquels on pourra juger des plantsqui pourront faire les plus beaux ar-bres, & faire alors un nouveau retran-chement qui puisse procurer aux plantsquatre pies de distance dans les rangées;ce qui leur suffira pour croître pendanttrois ou quatre ans ; auquel temps fi laplantation a fait de bons progrès, il feraà propos d’enlever alternativement un ar-bre dans les rangées; mais notre auteurne prétend pas qu’il faille faire cette ré-

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forme fi régulièrement qu’on ne piussepas excéder ou réduire cette distance ,en laissant par préférence ses.p.ants qoipromettent le plus ; il ne propose même.cet arrangement que comme une régisgénérale qn’on ne doit suivre qu’aut íque la disposition & le progrès-de la plan-tation le permettent. Quand par la fuiteles plants auront encore été réduits finsleur nombre, & portés à environ huit;piés de distance, ils ne demanderont pi- saucun retranchement ; mais après deuxvu trois ans , il fera à propos découperpour en faire des sépées de taillis, lesplants qui paroîtront les moins disposésà devenir futaie, <& qui fe trouveront do-minés par les arbres destinés à rester.C’est l’attention qu’on doit avoir toutesles fois qu’on fait quelque réforme par-mi les arbres, avec la précaution de nedégarnir que par degrés & avec beaucoupde ménagement les endroits fort exposésaux vents, qui y feroient de grands rava-ges & retarderoient racornissement. L’au-teur anglois voudroit qu’on donnât vingt-cinq à trente piés de distance aux ar-bres qu’on a dessein d’élever en futaie :ils pourront jouir en ce cas de tout lebénéfice du terrain ; ils ne seront pastrop serrés, même dans ses endroits où ilsréuffissent bien ; leurs têtes ne se touche-ront qu’à trente ou trente-cinq ans; & >1n’y aura pas assez d’éloignement pour sesempêcher de faire des tiges droites. Ma saprès une coupe ou deux du taillis, notreauteur conseille d’en faire arracher -cslouches , afin que tous ses sucs de la terrepuissent profiter à la futaie : la raisonqu’il en apporte, est que le taillis ne pro-fite plus dès qu’il est dominé par la fu-taie qui en soufre également ; car on gâtesouvent l’un & l’autre , en voulant mé-nager le taillis dans la vue d’un profit im-médiat.

Toute cette fuite de culture méthodi-que peut être fort bonne pour faire uncanton dc bois de vingt ou trente arpens,encore dans un pays où le bois seroiftrès-rare, & tout au plus aux environsde Paris où il est plus cher que nulle partdans ce royaume : mais dans les provin-ces , la dépense en seroit énorme pourun canton un peu considérable. J’ai vuque pour planter en Bourgogne, dansses serres de M. de Buffon, un espace