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Tome septieme. CHA - CHR.
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d’environ cent arpens , où il commençaà suivre exactement la direction dont onvient de voir le précis, une somme demille écus ne fut pas suffisante pour four-nir aux frais de plantation & de culturependant la premiere année seulement :qn’on juge du résultat de la dépense, sil’on avnit continué la même culture pen-dant huit ou dix ans, comme M. Millerle conseille ; le canton des plantationsen question auroit coûté six fois plus cherqu’un bois de même étendue qu'on auroitacheté tout venu&prêt à couper dans unterrain pareil: encore la plantation n’a-t-elle pas pleinement réussi, par plusieursinconvéniéns auxquels une culture pluslongue & plus alsidue n’auroit pas remé-dié. Un de ces inconvénient, c’est denettoyer le terrain des ronces, épines,genièvres , bruyères , ícte. Un plusgrand œuvre , qui le croiroit ? c’est dedonner plusieurs labours à la terre ; cetteopération coûteuse sert, on en convient,à faire bien lever le gland , mais elletourne bien-tôt contre son progrès: lesmauvaises herbes qui trouvent la terremeuble, la couvrent au-dehors, & la rem-plissent de leurs racines au-dedans; onne peut guerre s’en débarrasser fans dé-ranger les jeunes plants , parce qu’ilfaut y revenir souvent dans un terreinqu’on commence à mettre en culture.Mais d’ailleurs, plus la terre a été re-muée , plus elle est sujette à l’imprelsiondes chaleurs, des sécheresses, & sur-tout des gelées du premier hiver, qui dé-racinent les jeunes plants, & leur font«fautant plus de dommage que la plan-tation se trouve mieux nettoyée & dé-couverte. Le printemps suivant y faitâppercevoir im grand dépérissement ; laplupart des jeunes plants se trouvent flé-tris & desséchés ; d’autres fort languis-sans ,• k ceux qui se sont soutenus, au-ront encore infiniment à souffrir, mal-gré tous les efforts de la culture la plussuivie , qui n’accclérent point le progrèsdans les terres fortes & glaiseuses , du-res ou humides. En essayantau contraireà faire dans un pareil terrain des planta-tions par une méthode toute opposée, M.de Buffon a éprouvé des succès plus satis-faisons, & peut-être vingt fois moinsdispendieux , dont j’ai été témoin. Cequi fait juger que dans ces sortes de ter-

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rains comme dans ceux qui font légers& sablonneux , où il a faitauffi de sem-blables épreuves, on ne réuliìt jamaismieux pour des plantations en grand,qu’en imitant de plus près la simplicitédes opérations de la nature. Par fou seulprocédé, les bois, comme l’on sait, sesement & se forment sons autre secours;mais comme elle y emploie trop detemps , il est question de l’accélérer :voici les moyens d’y parvenir : ménagerl’abri, semer abondamment & coupersouvent; rien n’est pins avantageux àune plantation que tout ce qui peut yfaire du couvert & de l’abri ; les genêts,le jonc, les épines & tous les arbriflêauxles plus communs garantissent des gelées,des chaleurs, de la sécheresse, & fontun aide infiniment favorable anx planta-tions. On peut semer le gland rie troisfaçons; la pins simple & peut-être iameilleure dans les terrains qui font gar-nis de quelques buissons, ct est de cacherle gland fous i’herbc dont les terres for-tes font ordinairement couvertes ; onpetit aulsi le semer avec la pioche dont onfrappe un coup qui soulevé la terre sansla tirer dehors, & laisse assez d’ouverturepour y placer deux glands ; ou ensinavec la charrue en Faisont des sillons dequatre pies en quatre pies, dans lesquelson répand lc gland avec des graines d’ar-hrisseaux les plus ftéqnens dans le pays,& on recouvre le tout par un second sil-lon. On emploie la charrue dans les en-droits les plus découverts ; on se sert dela pioche dans les plants impraticables àla charrue, & on cache le gland fousl’herbe autour des buissons. Nul autrefoin ensuite que de garantir la planta-tion des approches du bétail, de repi-quer des glands avec la pioche pendantun an ou deux dans les plants où il enaura trop manqué, & ensuite de recépersouvent les plants languissons, raffaux,étiolés ou gelés, avec ménagement ce-pendant, & ('attention fur-tout de nepas trop dégarnir la plantation, que toutvoisinage de bois , de haies , de buissonsfavorise aussi. Voyez dans lis mémoiresde l’académie des Sciences , celui de M.de Buffon sur la culture & le rétablisse-ment des forêts , année 1739. On poyr-roit ajouter fur cette matière des détailsintéressons que cet ouvrage ne permet