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paroît pareillement se délivrer de se,œufs que malgré lui, & qu’il meurt sou-vent en les gardant tous dans le corps.Chez la seconde cspece ce phénomène«rrive, suivant M.Pallas, beaucoup pinssûrement ; & M. de Réaumur l’a observépareillement, & en a parlé à lá page 151de son troisième volume. II est surpre-nant après cela que M. de Réaumur n’aitpas ajouté plus de foi à ('observationdeGoedart, d’autant qu’il conseille beau-coup dans un antre endroit, de répéter& de retourner en toutes façons les ex-périences de Malpighì, fur la maniérédont se fait la fécondation des œufs despapillons : il est surprenant auffi qu’onne trouve pas à lire un plus grand nom-bre d’exemples d’obfervatioris sembla-bles; il est probable qu’il faut un con-cours particulier de circonstances pourles produire ; & peut-être (e’est utie con-jecture que je crois avoir déja été avan-cée) peut-être qu’une même féconda-tion sert pour deux Ou trois généra-tions, ou pour un plus grand nombre ;quoi qu’il en soit , il me semble que lamatière mérite qu’on l'approfondisse,& qu’on ne regrette pas la perte des cou-leurs du papillon ; autre cause qui peutavoir mis obstacle à des observations plusfréquentes du phénomène dont il s’agit:les estais qu’on fera ne feront peut-êtreinfructueux qu’avec les papillons diur-nes ; car à l’égard de ceux ci je ne sachepas d’exemple seulement qu’iis aientpondu des œufs fans avoir eu commerceavec un mâle.
Au reste, quelqu’un de ma connoíf-sance qui n’a pas voulu croire qu’un pa-pillon puisse produire des œufs fécondsfans accouplement. -> convenu du moiiisqu’il y en a ^hermaphrodites pour lescouleurs; autre point qui invite à desrecherches ultérieures : il a vu un papil-lon de la chenille à oreilles qui avoit d’uncoté les ailes comme les mâles , & del’autre comme les femelles; & il m’adit avoir entendu parier d’autres exem-ples de pareils jeux de la nature.
CHBNïLLE , scorpioides , Hifi. mt.hotem ., genre de plante à fleur papilip-nacée. Le pistil fort du calice qui de-vient dans la fuite une (ìlique compo-sée de plusieurs pieces attachées hout-à-bout, & roulée à-peti-près comme ce»
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' taines coquilles ou comme une chenille.II y a dans chaque piece une semenceordinairement ovale. Tournefort, Ins-titut. rei herh. F oyez PlANTE. (/)
* Chenille , Ruban. ; petit ouvrageen soie dout on se sert pour broder &exécuter des ornemens fur des vestes ,des robes , des chasubles , Uc. On pren-droit la chenille , quand elie est petite& bien ferrée, & que par conséquentson poil est court, pour un petit cordondé la nature du velours, & travaillé aumétier comme cette étoffe , à laquelleelle ressemble parfaitement: cependantcela n’ést pas, & rien n’est plus facileque de faire de la chenille : on a uneespece de ruban , on en coupe une li-sière très-étroite & très-!ongue avec degrands ciseaux: cette bande est effiléedes deux cotés, en forte qu’il ne resteque dans le milieu quelques fils dechaîne qui contiennent les fils de tramequi font barbe oh poil à droite & àgauche de ces fils de chaîne, au moyende l’effilé : on prend des fils de soie qu’onmet en double, en triple, ou en qua-druple , £fc. on accroche ces fils à unrouet, tel que celui dont les Luthiersse servent pour couvrir de fil de laitonou d’argent les grosses cordes d’iustru-mens : on tord un peu ces fils ensem-ble; quand ils sont tordus & commis,ou avant que de J’átre, on a une gommeun peu forte, on les enduit légèrement »puis on applique la petitebande.de ru-ban effilée à droite & à gauche au cro-chet du rouet qui tient l’extrémité desfils de foie commis : on continue de tour-ner la manivelle du rouet dans le sensdont on a commis les fils de foie ; il estévident que la petite bande de rubaneffilée s’enroule fur les fils commis,qu’elle en couvre successivement toutela longueur, que les poils se redressent& qu’ils forment fur ces fils comme unvelours, fur-tout si le ruban est fort,si par conséquent les barbes de la bandesont serrées ; & fi après avoir attachéle bout de la bande de ruban au cro-chet du rouet qui tenoit les fils de soie,on a fait beaucoup de tours avec la ma-nivelle, & qu’on n’ait gnere laissé cou-.rir la bande le long des fils. II est évi-dent, i°. qûe la grosseur de la chenilledépendra de la largeur de la bande de