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Tome septieme. CHA - CHR.
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ruban, de la longueur de l’effilé, de laforce d u ruban, & du nombre de filsde foie qu’on aura commis , K qn’ou acouverts au rouet avec la bande effilée :2°. que fa beauté & fa bonté dépen-dront de la force & de la beauté du ru-ban , & du rapport du mouvement cir-culaire de la manivelle au mouvementen droite ligne de la bande de ruban lelong des fils commis , ou du cordonqu’elle doit couvrir; car plus la mani-velle ira vite & moins la bande cour-ra le long du cordon dans le même temps,plus la chenille fera ferrée , plus elle serafournie de poils & belle. Le ruban ef-filé ne tient fur le cordon que par lemoyeu de la gomme : ainsi la chenille 'n’est qu’une application , Sc. non pasun tissu , comme on le croiroit au pre-mier coup d’cejl ; & le mécanisme selonlequel elle fe travaille est précisémentle même qúe celui dont on couvre lesgrosses cordes d’instrumens avec le fild’argèntou de laiton , comme nous l’a-’Vons dit: la corde & le fil de laitpnfont attachés à un crochet, le crochetfait tourner la cordé fur elle-même;l’ouvrier tient la corde de la main gau-che; il tient le fil d’argent on de laitonde la droite , un peu élevé au-dessus dela corde , Sc ce fil s’enroule fur la corde :il est clair que plus l’angle de la cordeSc du fil fera petit , plus l’enroulementdu fil fur la corde fera lâche ; & queplus cet angle fera grand , plus cet en-roulement fera serré. C’eft la même choseà la chenille , pour laquelle , au lieu d’uhfil uni comme le laiton , il ne s’agit qued’imaginer un fil barbu comme la pe-tite bande de ruban effilée. Ce petit ou-vrage s’appelle chenille , parce qu’en ef-fet il est velu comme l’infecte de ce nom.

* CHENISQUE , f. m, Hift. me.,efpece d’ornement que les anciens pra-tiquoient à la poupe de leurs vaisseaux ;il confistoit en une tête d’oie avec foucou. Le chenistjue s’appelloit aussi lapetite oie. Ce mot est dérivé de xiv, enfranqois oie. L’étymologique place levbenijijue à la proue; c’est de-là, dit-il,qu’on pend les ancres, c’est le commen-cement de la caréné; il donne au bâ-timent la figure d’une oie, oiseau aqua-tique. Voyez Pantin- txpliq. & le lex.'ie heter.

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CHENOTIERES , f. f. Jurisprud.,fout des plants de jeunes chênes en pé-pinière, & destinés â être transplantés:il en est parlé dans Vart. ;i6 de la cou-tume de Normandie. ÇA)

CHENZIN , Géogr ., ville de la pe-tite Pologne , dans le paíatinat de Sen-domir.

CHEOPS , ou Chemnis , Hift. desEgyptiens, fut le premier roi de la vingt-unieme dynastie ; ce prince fans freindans ses désirs , L fans pudeur dans sesactions, fut également Pennemi des dieux& des hommes. Tyran des peuples, ilfe rendit encore plus odieux par ses im-piétés que par ses vexations. II ne vitdans ses sujets prosternés Sc tremhlansque les vils instrumens de ses capricesSc de ses extravagances ; il leur fut dé-fendu de travailler pour d’autres quepour lui : il les employoit dans les car-rières de l’Arabie pour en tirer les pier-res qui servirent à bâtir une des pyra-mides, dont on voit encore les débrisdans le désert d’AFrique sur la pointed'un rocher. Son élévation étoit envi-ron de cent pies au-dessus du niveau dela plaine : les Egyptiens furent moinsoffensés des travaux auxquels ils furentassujettis, que des outrages faits à leursdieux. Cheops ■ ordonna de fermer leurstemples , & tous les sacrifices furentabolis : ce scandale auroit dû souleverun peuple superstitieux ; mais les Egyp-tiens étoient trop avilis pour punir fau-teur de leur dégradation ; ce prince sa-crilège, après avoir vécu abhorré, mou-rut tranquillement fur le trône dont ilavoit fouillé la majesté. ÇT-n.)

GHEP ou CHEPAGE, f. m. Jurispr.,terme corrompu de ceps , qui signifiepr»'-fon , geôle , en latin cippus : Rei interdamcatenis ess cippo tenentur vineli ; Grégoirede Tours, liv. V, vb. xljx. La coutumede Valenciennes , art. 142 , dit que le dé-linquant fera mis au chep. Chepage seprend plus ordinairement pour Remploidu geôlier. ÇA)

CHEPLIÒ , Géogr., île de l’Améri-que méridionale , près de i’isthme de Pa-nama , à une lieue de ia terre ferme.

CHEPIER , f. m. Jurispr. , c’est legeôlier ; il est ainsi nommé dans la cou-tume de Hainaut , ch. xxìij, xxxv &Ixx, Sc en la somme rurale, traitant