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cheval. On trouvera ces exercices à leursmots.
Après l’homme. il n’y a point d'animalà qui l’on reconnaisse autant de maladiesqu'au cheval. Voyez ces maladies « leursdiffèrent articles. Voyez nujsi ,, pour uneconnoiflance plus entiers de ['animal,Aldrovande, de quudrup. &soliped. Lenouveau parfait maréchal, par M. deGaríïiiilt. L'école cf les éiémcns de cava-lerie , deM.de la Gueriniere, Le véri-table cf parfait maréchal , par M. de Sol-leyseí ; U fur-tout le troisième volumedel'histoìre naturelle de MM. de Buffon& Daubenton. C'eft dans cette dernieresource que nous avons puisé la meilleurepartie de cet article.
Cheval, Myth., cet animal étaitconsacré à Mars comme au dieu descombats. La vue d’un cheval étoit unprésage de guerre, parce que le chevalest un animal belliqueux. Enée eut àpeine pris terre en Italie, que pour pre-mier présage il vit quatre chevaux blancspaillant dans la prairie , aussi-tôt An-chisc s’écrie : O terre étrangère , tu nouspromets la guerre ! Les Perses, les Armé-niens, les Massagetes immoioient deschevaux au soleil. Les Sueves , ancienspeuples de la Germanie nourrissent à fraiscommuns, dit Tacite, dans des boissacrés, des chevaux blancs , dont ils ti-rent des présages ; personne ne peut ytoucher en aucune maniéré: le seul prê-tre avec le prince de la nation les atta-chent à un chariot sacré , les accom-pagnent, & observent leurs hennissemens& leurs frémissent ens. II n’eft point deprésage auquel non-seulement le peuple,mais les principaux de la nation & lesprêtres ajoutent pliis de foi. (+)
Cheval de Troye , Myth. Les Grecs,dît Virgile, lassés d’un siégé qui duroitdepuis dix années , fans espérance d’envoir la fin, eurent recours à un strata-gème. Ils s’aviserent dé construire, sui-vant les Icqons de Pallas, un chevalénorme, haut comme une montagne,composé de planches de sapin artistementjointes ensemble ; Sc ayant renfermé dansses vastes flancs un grand nombre deguerriers, ils publièrent que c’étoit uneoffrande qu’ils consacroient à Minervepour obtenir nn heureux retour, & pourremplacer le Palladium de Troye, qu’ils
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avoient enlevé. Les Troyens donnerentdans le piege , & croyant que ce chevaln’avoit'été fait d’uue grandeur si prodi-gieuse , qu'afin qu’i! ne pût entrer parles portes de leur ville , ils en abattirentune partie des murailles, & placèrentau milieu ds Troye la funeste machine.Lorsque la nuit Fut venue, les Grecs quiétoient cachés dans les flancs du chevalde bois, en sortirent par le moyeu d’uncable, & introduisirent dans les mursde Troye toute l’armée ennemie. “ Cettefiction qui nous paroît aujourd’hui sifolle, dit M. l’abhé des Fontaines , étoitappuyée fur une vieille tradition , & furla crédulité des anciens peuples. La plu-part des poètes Grecs la supposent. Plu-tsrque , dans la viede Romulus, assureque l’on céiébroit une fête à Rome encommémoration de cet événement, &que pour cela on immoloit un cheval audieu Mars,,. Pausanias croit que ce che-val étoit une efpeee de bélier , qu’Epéusimagina pour battre les murs de Tioye,& qn’on y fit nne large broche par la-quelle l’armée entra de nuit dans la ville.En effet Pline date Lissage du bélier, dufiege de Troye, & regarde cet instrumentde guerre comme le fondement de lafiction du cheval de bois. Ajoute, ai-je uneautre conjecture, auffi vraisemblable quecelle de Pausanias,que des Grecs s’étoientcacjiés dans une caverne voisine de la vil-le ; & qu’ayant profité du sommeil desgardes, ils entrerent la nuit par labrechequi avoit été faite pour le cheval , &introduisirent ensuite farinée ? (+)
§ CHEVAL, Aftron., equuleus, eqttusmìnor, &c. constellation qu 'on appellecommunément petit cheval, pour la dis-tinguer de Pégase qui est le grand cheval fon n’en voit sur les cartes que la moitié ,comme si ie reste du corps étoit cachédans les nuages. Suivant la mythologie,ce cheval est celui que Mercure avoitdonné à Castor & qui se nommoit Cyl-larus , Virg. Géorg. III, 90 j ou celuidont Saturne prit la forme lorsqu’il futsurpris avec .Phyllira, fille de l’Oeéan.Mais comme tous les dieux & les hérosde l’antiquité ont fait usage du cheval ,on a donné à cette constellation une mul-titude d’origines différentes, fur léssquelles on ne sauroit rien statuer. Voyez.Ceejtus , Çeelum AJlronomìco-Foeticum.