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Tome septieme. CHA - CHR.
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Elle ne contient que six étoiles dontla plus belle x, est marquée de troisièmegrandeur dans Flamsteed, & de quatriè-me grandeur dans le catalogue de M. dela Caille. Sa longitude au commencementde 1750 , étoit rie 10s 19" 37' 54'', & falatitude de 20' s' 56" boréale. (M. de laLande. )

Cheval, si m. equns,i, terme deBlason , animal qui paroit de profil dansl’écu. On nomme gai celui qui fans bride& fans licol semble se promener ; cabré ,celui qui est levé sur ses deux pies dederrière; courant , celui dont les quatrejambes font étendues en Pair; animé,celui qui a P œil d’un autre émail que soncorps; effaré , quand il est levé fur lesjambes de derriere , & presque droit ;barré, bouffé, & casa- açonné , se dit d'uncheval qui a tous les harnois.

Le cheval est regardé comme le plusbeau & le plus utile de tous les animaux ;il sert à l’homme en temps de paix &en temps de guerre.

Le cheval a les qualités de plusieursanimaux : il a le courage du lion, l’œilde l’aigle , la force du boeuf, la vitessedu cerf, Pagilité du renard.

Un cheval bien dressé est docile,adroitcourageux; il ne s’épouvante point dubruit du canon , s’élance fur Pennemidans les batailles fans craindre les dan-gers, fe précipite fur les épées, les bayon-irettes , les armes à feu & dans les flam-mes ; aussi a-t-il été pris pour l’hiéro-glyphe de la valeur & de Pintrépidité.

Chevalier de Ferncux en Bresse; deJjahle au cavalier armé de toutes pieces,tenant un badeluire de la main dextre &son bouclier de la senestre ; le chevalbardé , bouffé est caparaçonné , le toutA'argent.

La Croix deChevrieresen Dauphine:d'azttr la tête de cheval d'or , animé degueules ; an chef cousu de même, chargéde trois croifettes d'argent. (G. D. L. Té)

Chevaux (course de), Histoire anc. , lescourses de chevaux furent autrefois très-célebres dans les jeux olympiques. Nousdevons à M. Pabbé Gédoyn des recher-ches très-intéressantes fur cette matière.11 s’est appliqué à rechercher Porigine&les progrès des courses de chevaux ; &en combien de maniérés elles se diverfì-

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fioient. Nous allons en donner ici unextrait.

Origine & progrès des courses de che-vaux. Les Curetés ou Dactyles, à quiRhéa avoit confié l’éducation de Jupiter,étoient cinq freres. Quand ils eurentrempli leur ministère, ils quittèrent lemont Ida pour venir à Elide. Hercule,qui étoit l’aíné, leur proposa un jourde s’exercer à la course , & de voir quid’entr’eux remporteroit le prix. Ce prixdevoir être d’une couronne d’olivier ; carlui-même avoit apporté du plant d’oli-vier en Grece > & cet arbre n’y étoit déjaplus rare. Comme toutes les choses hu-maines ont de foibles commencemens, cefut-là l'origine de ces jeux qui devinrentensuite si célébrés, & pour qui les Grecsfe montrèrent si passionnés. D’autres di-sent que Jupiter, après avoir triomphédes Titans, institua lui - même ces jeuxà Olympie, & qu’Apollon y remporta leprix de la course. L’une & l’autre tradi-tion étoit également accréditée parmilesEléensdu temps de Pausanias. II esthors de doute que ces premieres coursesse firent à pied , & que l’on n’y vit nichevaux ni char ; le cheval alors n’étoitpoint un animal domestique ; on n’avoitpas encore trouvé Part de le dompter &de le faire servir à Tissage de Phomme ,ce qui nous Fait souvenir de cette fablequ’Horace a mise en vers, dont voiciune traduction : Le cerf, plus fort dansle combat que le cheval, chajfoit celui cides pâturages. Las de se voir toujours mal-traité, le cheval implora left cours de I'hotn-me , est se laissa, mettre un frein. Mais,après qu'il eut triomphé de son ennemi parla force, il tic put se délivrer ni du frein nidu cavalier.

Cette fable enseigne plus d’une vérité.Nous nous contenterons de celle qui faitnotre sujet, savoir, que le cheval a étélong-temps un animal sauvage. II nefaut pas s’en étonner ; la nécessité , merede l’invention , ne s’étoit pas encore faitsentir à cet égard. Dans les premierstemps, la terre ni peuplée ni défrichée,n’ossroit aux yeux que de vastes solï-i tudes & des forêts immenses, dont lesarbres étoient aussi anciens qu’elle. D’uncoté , les bêtes féroces dont ces forêtsétoient remplies, de l’autre, ces hommessanguinaires qui dans tous les temps

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