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Ttujiie ò cui prima frevtentemFuílit equttm magno tellus percujsa iriíenti,dit Virgile en invoquant ce dieu an com-mencement de ses Géorgiques. En quoiil ne fait que rendre Homère son grandmodelé , qui dans le vingt-troisieme livrede i'Iliade nous peint Ménélaus adressantces paroles àAutiloque: Jurez pur Nep-tune , la main fur vos chevaux , jurez quevous n'avez point employé la fraude pourme siévíicer. Pourquoi Ménélaus exige-t-il qu’Antiloque jure parNeptune? C’cstque dans l’idée des Grecs, Neptune étoitle dieu de la chevalerie comme le dieudes mers. Mais les historiens, plus ama-teurs d u vrai que d u merveilleux, ontlaissé ce conte aux poètes St aux mytholo-gues, & n’ont point tait ce dieu auteurde l’art de monter à cheval.
Revenons donc à Bellérophon. Soncombat contre un monstre se passa enLycie, oíi Prœtus Pavoit envoyé à des-sein de l’y faire périr. Le bruit de cesdeux aventures ne tarda pas à se répan-dre de tous cotés, & auffi-tôt ce futparmi les princes &les héros de la Greceà qui auroit des chevaux : on prit foind’en nourrir; les haras del'Epire, ceuxd’Argos & de Mycene l’emporterent furtous les autres.
Les Thessaliens, peuples voisins de laGrece & de la Macédoine, acquirent des-sers la réputation d’étre fort bons cava-liers ; ils combattoient à cheval contredes taureaux sauvages, ce qui leur fitdonner le nom de Centaures. Les Lapi-thes, antre peuple de Thessalie, excel-lèrent en même temps à faire non-seu-lement des mors , mais des caparaçons ,& á bien manier un cheval , comme Vir-gile nous l’apprend. Pline est d’accordavec lui , à cette différence près, qu’ilattribue à Bellérophon ce que Virgile,en qualité de poète, a mieux aimé attri-buer à Neptune.
Ce fut à-peu-près dans cette conjonc-ture, & environ trente ans après Endy-mion, que Pélops fit célébrer les jeuxolympiques en l’hsnneur de Jupiter, &comme le remarque Paulanias, avec plusde pompe & d’éciat que n’avoit fait aucunde ses prédécesseurs. Ce Prince venoitde remporter une victoire signalée furOenonraus à cette fameuse course dechars, dont 1c prix n’étoit rien moins
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qtie le royaume de Pise, Lia plus belleprincesse qu’il y eut alors ; ainsi l'on peutcroire avec assez de fondement , qu’auxjeux de Pélops, outre une course à piedqui étoit ordinaire , il y eut des cour-ses de chevaux & de chars. Mais il pa-roît que les chevaux furent encore rares& précieux ; & de-là ces fables qui fontfi répandues dans les anciens mytholo-gues, que Jupiter ayant enlevé Gany-mede, pour consoler Tros , pere du jeu-ne échanson, lui donna des chevaux d’u-ne beauté merveilleuse ; que Neptune fitaussi présent à Coprée du fameux che-val Arion , qui de Coprée passa à Hercu-le , & d'Hercule à Adastre , à qui il sau-va la vie ; qu’au mariage deThétis L dePelée, les dieux qui avoient honoré lanoce de leur présence , voulant signalerleur libéralité , Neptune donna pour fapart à Pelée, deux magnifiques chevaux,dont ou nous a conservé les noms; qu’aúxjeux funèbres de Patrocle , Ménélaii*attela avec son cheval Podarge, une ca-vale d’Agamemnon, la superbe lEthé ,qui tiroir son origine des chevaux don-nés à Tros par Jupiter même. Tout celamarque assez qu’un beau cheval étoit alorsquelque chose d’extraordinaire & d’ungrand prix.
II est naturel d’observer ici que, com-me une découverte mene souvent à uneautre, Tissage des chars Fut connu enGrece presqifen même temps que celuides chevaux. Cicéron en attribue l'in-vention à Minerve , Eschyle à Promé-thée , Théon le Scholiaste d’Aratus à uncertain Trochylnsi I opinion la plus com-mune en donne ThoinieuràErychthonius,& c’eft celle que Virgile a suivie. Leschars de ces temps là étoientsilégers,quequatre chevaux dévoient les emporteravec une rapidité prodigieuse, De-là Tex-preffion du poète :
Rupidijque rôtis instftere viclox.
Et celle d’Horace :
JHetuque fervidis evitata rôtis.
Après Pélops, Amythaon fils de Cré-theus , & cousin germain d'Endymion ,donna les jeux olympiques aux Grecs;après lui , Peiias & Nélée les donnerontì frais communs ; Augée les fit aussi cé-lébrer , & ensuite Hercule fils d’Amphi-tryon , quand ii eut conquit l'Elíde. Onne peut pas douter qu’à toute» ces rs-