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présentations il n'y eût des courses de'Chevaux & île chars, fur-tout à la der-niere, puisqu’Iolas , le compagnon vo-lontaire des travaux d‘Hercule , & son-fidele écuyer, y remporta le prix de lacourse des chars, & Fut couronné de lamain d’Hercirle même , dont il avoit em-prunté les cavales ; car, en ce temps-là ,-dit Pausanias , on ne failoit pas de FaçonRemprunter les chevaux qui-étaient f nréputation devitesse. Tsius Arcadien entle prix de lasourl'e des chevaux de selledons ces mêmes jeux. Par oc détail tiréde Pausanias comme du seul auteur quinous ait conservé la m émoi: c de ces Faits,nous yoyons qu’en Elide , depuis PélopsContemporain de Belléropln’-n , chaqueloi à son avènement donnoit les jeuxau peuple, & que les courses de chevaux& les courses de chars, faitoient tou-jours partie du spectacle.
Cela dura jusqu’an règne d’Oxylusqui par un bizarre effet de la supersti-tion grecque , devenu roi des Eléens , desimple particulier qu’il étoit, ne négli-gea pas non plus nne coutume que sesprédécesseurs avoient constamment ob-servée; mais après lui, les jeux olym-piques furent interrompus pendant l’es-pace de trois cents cinquante ans, & cesdivers combats, qui en Formaient lespectacle , ne se maintinrent tout au plusqu’aux Funérailles des princes & des hé-ros de la Grece. C’est d’après cet usagequ'Homere les a dépeints dans le vingf-troifieme livre de i’Ilkde,. où nousyoyons des athlètes de toute efpece ou-yrir par une course de chars, & disputer• fnsuite le prix de la lutte , d n cesse , depare , du disque , & d’un combat singu-lier avec l’épée & le bouclier. Cinquanteans avant le siégé, de Troye, Nestor avoitàisputé le prix d’nne course de charscontre le sils d’Actor ; & environ cin-quante ans encore auparavant à la pom-pe funehre d’Azan, filsd’Arcas, Etoluspoussant ses chevaux a toute bride , ren-versa par terre Apis , qui fut si dangereu-sement blessé qu’il en mourut ; ainsiles courses & de chevaux & de chars,avoient été introduites dans les funérail-les dès les premiers temps; car, Etolusétoit fils d’Endymion, 8ç vivoiten mêmetemps que Bellérophon, qui est i’époque^8 l.’usage des çhevaux pour les Grecs.
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On ne peut remonter plus haut; & toutCe que les poètes ont dit de contraire àce sentiment, doit être regardé comme fa-buleux ; par exemple, que dans la guer-re des Dieux avec les Titans,t Miuervepoussa Ion char contre Encélade, d'ohelle prit le surnom de Minerve - Hipptacar'pou* le Neptune-Hippius , & la rai-son que l’on en donne, nous avons déjadit ce qu’il en failoit penser.
Enfin, quatre cents huit ans après laprise de Troye, selon le P. Pétau, &vingt-trois ans après la fondation de Ro-me, Iphitus, un des descendans d’Oxy-1ns , fur la foi de l’oracle de Delphes ,rétablit les jeux Olympiques. Ce fut pourlorsque ces jeux prirent une forme ré-gulière, que l'on eut foin de les policerpar de bonnes loix , & que lenrcélébta-tian étant devenue exactement périodi-que, les Grecs commencèrent à compterpar olympiades. Alors, non-seulemcnton institua des palestres ou gymnases ,& des maîtres d’exercïces, mais on créades juges ou directeurs fous le nom d'heU.lanodyces, dont la fonction étoit de prési-der aux jeux , d’y maintenir l’ordre &la discipline , & d'adjuger le prix à celujqui l’avoit mérité.
Mais, après une si longue discantinua-tion , dit Pausanias, on avoit presqueperdu la mémoire des différens exercicesqui avoient été autrefois en usage. Onle les rappella, peu-à-peu; & à mesureque l’on. se souvenois de quelqu’un, onrajoutait à ceux qui étaient déja retrou-vés, On co'mmenç a par la course à piedcomme par celui qui étoit le plus naturel& le plus ancien. On rétablit ensuite lalutte, le pentathle, le ceste , le pan-crace, & enfin les courses de chars & lescourses de chevaux ; c’est ce que nousapprend cet historien. On seroit tenté decroire que ce qui fit différer le rétablis-sement de plusieurs de ces jeux, ee ne.fut pas tant l’oubli où ils étalent tom-bés , que le défaut d’exercices & le. man-que de combattons. Car le nom & !a for-me de la plupart des combats athlétiquess’étoient au moins conservés dans lesécrits des, poètes & historiens ; mais il nes’étoit point formé d’athletes. A l'égarrjdes courses de chars & de. chevaux,outre cette raison , on peut en soupçon-ner une autre ; c’est que les chevaux n’é-