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Tome septieme. CHA - CHR.
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íoîentpss encore bien communs en 6re-ce. Toutes fortes de personnes étoientadmises à disputer le prix des jeux olym-piques; mais toutes fortes de personnesn’avoient pas des chevaux- Ce qui le per-suade, c’estqueles Grecs alors n’étoientpoint accoutumés à entretenir de la ca-valerie, du moins suivant le poème d'Ho-mère, où il n’en est point fait mention.Quoiqu’il en soit, il est certain que lacourse des chars ne fut ramenée dans lesjeux olympiques qu’en la vïngt-cinquie-me olympiade, plus de cent ans aprèsle rétablissement de ces jeux; &la cour-se des chevaux àe selle ne futrenouvelléequ’en la vingt-huitieme.

En combien tíe maniera se diverjisoìcntfes courses de chevaux- Pindare , dont lamuse étoit consacrée à la gloire de ceuxque l’on prodamoit vainqueurs aux jeuxde la Grece , & Pausanias, qui nous alaissé un assez ample détail de leurs vic-toires, distinguent tous deux des coursesde chevaux dc plusieurs especes. x°. Oncouroit avec des chevaux de selle ; &remporter le prix à cette sorte de combat,étoit ce que les Grecs appelloient vixiev'forora .i xi/.zr;, ou simplement, vixàv v.tkr.ri.La prgmiere ode du poète lyrique est enl’honneur de Hiéron , tyran de Syracuse,vainqueur à la course des chevaux deselle. L’interprete de Pindare & celuide Pausanias ont rendu ce mot par equodesultorio : il ne signifie point cela ; xí\n;est un cheval de selle. Euttathe l’ex«prime ainsi , ìorxe; ccfi©-', xaìxarà y.ò-va; à’hMfj.ïic; , un cheval fait , nonpour l’attelage , mais pour aller seul. i°.On couroit avec des poulains montéscomme des chevaux de selle; cette especede course fut ou instituée ou rétablie enla cent vingt-huitieme olympiade, &Tlepoleme de Lycie y remporta le prix.La troisième sorte étoit ce que l'àn ap-pelloit le Calpé; elle consistoit, selonPausanias , à courre avec deux jumens,dont on montoit l’une , & l’on menoitl'autre en main. Sur la fin de ia course onse jettoit à terre, on prenoit les deux ju-mens par leurs mors, & l’on achevoitainsi la carrière.

Si les trois sortes de courses, dontpoils avons parlé , avoient chacune leursdifférences, elles avoient auíu plusieursçsiosçs qui lçqr étoient communes z pre-

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miérement elles se faisoient toutes troisfans étriers, dont l’invention est fort po-stérieure à ces temps-là; secondement,dans toutes, les enfans étoient admis àdisputer le prix de même que les hom-mes. Le fait est certain pour les deuxpremières; à l’égard de la troisième, onne sauroit rassurer, faute de preuves.

On fera peut-être curieux de savoir àquel âge les Grecs admettoient les en-fans aux combats athlétiques ; c’étoit de-puis douze ans jusqu’à seize & dix-sept.En voici la preuve, tirée du seul histo-rien qui puisse nous instruire fur cettematière comme fur beaucoup d’autres.“ Phérias d’Egine , dit Pausanias, enla soixante - dix - huitième olympiade ,ayant paru trop jeune L trop foiblepoursoutenir le combat, n’y fut pas admis ;mais l’olympiade suivante, il remportale prix sur la jeunesse; Hyllus de Rho-' des Fut rejette par une raison contraire ;à l’âge de dix-huit ans, il se présenta pourcombattre dans la classe des enfans ; onle jugea trop âgé, il combattit dans laclasse des hommes , & fut couronnéCependant Platon , dans fa République ,semble distinguer trois sortes de combat-tant: les enfans, les jeunes gens quiavoient atteins l’âge de puberté, & leshommes faits. Apparemment que celaétoit ainsi de son temps ; mais Pausanias,qui parle du sien, ne fait mention que dedeux classes.

Ensin , à toutes ces courses, avantque d’achever la carrere , il fâlloit tour-ner autour d’une borne plantée dans unendroit si ferré , fi périlleux , que qui-conque n’étoit pas fort adroit, couroitrisque de tomber d e cheval & de perdrela victoire. J’ai cru un temps, dit M,l’abbé Gédoyn, que la nécessité de tour-ner ainsi autour d’une borne, n’étoit quepour les courses de chars ; tuais la lec-ture de Pausanias m’a détrompé, j’enpuis citer un passage qui décide la que-stion: <{ la cavale de Phidolas de Corin-the mérite bien , dit-il , que j’en parle;les Corinthiens la nomment Aura. Sonmaître étant tombé dès le commencementde la course , cette cavale courut tou-jours comme si elle avoit été conduite,tourna à l’entour de ia borne avec la,même adresse , redoubla de force & decourage au bruitzde ls trompette, passa