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Tome neuvieme. CON - CRI.
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gênmuiç des baillifs, lorfqu’ils forentériges en titre d’office , L qu’ils succédè-rent au fait de la justice en la fonctionentiere des baillifs & sénéchaux ; qu'en-core en i;;i , lors de sélection des con-seillers - prêjìdiaux , on ne voulut pas leiircommuniquer ce titre; qu’on aima mieuxen forger exprès un autre, & emprunterpour eux des Romains la qualité de ma-gistrat, quoiqu’en effet ils ne soient pasVrais magistrats; que cela fut fait ainsi,ou a tin qu’il y eút une distinction d’hon-neur éntre eux & leurs chefs, qui sentiesliçutenaiisdu siège, pu plutôtafin de lesdistinguer d’avec les anciens avocats,qui auparavant fervoient dissecteurs &conseillers aux magistrats , & que par cetteraison on appelloit anciennement enFrance conseillers. Déserté, dit-il, queles conseillers - prêjìdìaitf furent appellés'conseillers - magistrats , c’est-à-dire con-seillers en titre d'office.

Mais Loyseau ajoute que depuis cetitre a été communiqué polir de l’argent(& pour ainsi dire par impôt) aux élus,& à d’autres petits financiers dont on avoulu parer les offices de ce titre afin deles mieux vendre ; qu’il en est arrivécomme des anneaux d’or qui étoient jadisrenseigne de la noblesse Romaine , la-quelle les jeta & quitta par dépit d’uncommun consentement, lorsque'Flavius,affranchi d’Appius Clodius, fut fait édile-curule , & par ée moyen acquit le droitde porter Vanneau d’or ; de même què leshonnêtes femmes de France quittèrent laceinture d’or qui étoit autrefois leur mar-que & ornement, lorfquelles virent queles femmes publiques affectoient d’enporter contre la prohibition du Roi S.Louis, dont est venu le proverbe, Bonnerenommée vaut mieux qtte ceinture dorée ;que de méme le titre de conseiller du Soifut tellement méprisé, que 1 esconseillers-préfìdiuux le refusèrent lorsqu’on voulutle leur attribuer pour de l’argent

Loyseau ne parle pas dés conseillers auchâtelet de Paris ; ce sent néanmoins lespremiers;après les gens du conseil, qui ontporté le titre de conseiller dit Roi. Cc tri-bunal est le premier où il y ait eu desconseillers ; & le titre de conseiller du Roileur convenoit d’autant mieux , que nosRois , entr’autres 8 . Louis, ailoient sou-vent en personne rendre la justice au châ-

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teïet ; Sç c’est fans doute par cette raisonque lé prévôt de Paris, avec les conseillersde sort siège s’appelloit lé conseil ilu Roiau chátclet.

Depuis qsle le Roi eut fixé à Paris uneportion de son conseil d’étât sous le' titrede parlement, ceux qui ont été établispour former cette compagnie , ont auíRpris le titre dc conseiller du Roi , pour le-quels 11s font fondés fen double titre : l’un,en ce qu’iis ont été tirés du codiéil dùRoi, & qu’ils’en ónt encore fait long-temps les fonctions, lorsqué le Roi assím-bloit son conseil étroit & privé avec téparlement pour tenir son conseil com-mun ; l’autre titre est que , depuis Vin-stitution du parlement, tics Rois ont cou-tume de venir’ quand ils jugent à propos',tenir le'ur lit de justice au parlement, &d’y délibérer de leúrs affaires avec ceuxqui composent le parlemerit, lequel parCette raison est nommé dans lès ancienstit res & auteurs, la cour du Roi. Dáns deslettres du Roi Jean dil 16 novembre135:3, les conseillers du Roi au parlementsont dits tenans le parlement.

Nos rois ayant par succession de tempsétabli des conseillers dans les bailliages &fénéchauffées, & dans la p’ùpart desautres sièges royaux,, on donna anffi áuxconseillers de ces différen's sièges le -titrede conseillers iiíRoi , à Vinstar de ceux duchâtelet. Ceux qui l'avoient d’abord né-gligé , Vont dans la fuiíe reçu , & présen-tement ce titre est commun à tous les con-seillers des sièges royaux.

II a été attribué non-feulement à tousles conseillers proprement dits, établisdans les sièges royaux, mais encore àbeaucoup d’autres officiers de justice ,dont le titre propre & principal n’r st ce-pendant pas celui de conseiller , tels quelés préfidens des cours souveraines, desconseils souverains & provinciaux, & desprésidiaux , les maîtres des requêtes &maîtres des comptes , les corrccteurs-au-diteurs, lts lieutenans généraux, mils,particuliers , criminels & de police, lesassesseurs, les greffiers en chef des cours& autres sièges royaux , les trésoriers deFrance , les secrétaires du Roi, les notai-res,les eommiffaûes an châtelet de Paris,& beaucoup d’autres officiers des justicesroyales.

Le connétable prenoit suffi le titre de£ 4