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suppose par la liaison des membres avecle chef. Les misanthropes rejetterontfans toute le consentement présumé ; maisc’est une injure gratuite qu’ils feront à lanature humaine ; il est fondé fur les prin-cipes moraux les plus généraux & lesplus forts : les difficultés qu\>n paurroitfaire fur le consentement supposé , ne sontpas plus solides que celles qu’on feroitfurie présumé. Le pacté exprès naît duconsentement exprès ; le tacite, du tacite ;le préímné,. du présumé , L le supposédu.supposé. Le consentement de l’enfance,de la folie , de la fureur, de l’ivreflse , deí’ignoránce invincible, est réputé nul :H en est de même de celui qui est arrachépar la crainte , ou surpris par adresse : entoute autre circonstance . 1 c consentementfonde l’apparence de la faute, & le droitde châtiment & de représaille. VoyezPacte.
Consentement des parties, (Econ..ttniut. , s'entend d’nne certaine relationou sympathie , parle moyen de laquellelorsqu’une partie est immédiatement af-fectée , une autre à unç distance se trouveaffectée dcla même-façon.
Ce rapport mutuel ou ce consentementíesparties , est sans doute produit par lacommunication des nerfs, & par leur dis-tribution & leurs ramifications admira-bles par tout le corps. Voy. Nerf.
Cet effet est si sensible, qu’it se mani-feste aux yeux des médecins: ainsi unepierre dans la vessie i, en tiraillant se3. fi-bres , les affectera & les mettra dans detelles convulsions, que les tuniques desintestins feront affectées de la niênie ma-niéré par le moyen des fibres nerveuse;, sce qui produira une colique. Ces tirail- jlemens s’étendent méme quelquefois jus- jqu’à l'estomac, où ils occasionnent desvomissemens violens : c’est pourquoi leremede en pareil cas doit regarder la par-tie originairement attaquée.
Les Naturalistes supposent que la rami-fication de la cinquième paire des nerfsaux parties de l'œil, de l’oreillc, à cellesde la .bouche , des joues, du diaphragme,& des parties environnantes, Esc. est laeause du consentement extraordinaire deses parties: c'est de là qu'iine chose sa-voureuse vue ou sentie , excite l’appétit ;L affecte les glandes & les parties de labouche ; qu’une chose déshonnête vue ou
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entendue, fait monter le rouge an visage ;que si elle plaît, elle affecte le diaphrag-me , & excite au rire les muscles de labouche & du visage , & qu’au contrairefi elle afflige , elle affecte les glandes desyeux & les muscles du visage , tellementqil’elle occasionne des larmes.
Le docteur Willis , cité par M. Der-ham , attribue le plaisir du baiser, l’a-ìnour, & même la luxure que ce plaisirexcite , à cette paire de nerfs qui fe ra-mifiant &aux levres & aux parties gé-nitales , occasionne nne irritation danscelles-ci par l'irritation des premières.
Le. docteur Sach pense que c’est du con-sentement des levres de 1"utérus à cellesde la bouche , qu’une femme grosse étanteffrayée de voir des levres galeuses, illui survint des pustules , toutes sembla-bles, aux levres de l’utérus. Chantiers.
11 ne Faut au reste regarder toutes cesexplications que comme de pures conjec-tures. La manière dont nos sensations fontproduites, est nue matière qui resteratoujours remplie d’obscurité pour lesPhvficiens. Vos. Sympathie.
CONSENTES , adj. Mythol. Les Ro-mains appelioient ainsi leur douze grandsdieux, de l’ancien verbe latin conso,conseiller, parce qn’on les suppofoit ad-mis au conseil dc'Jupiter. Ces dieux con-sentes étoient ceux du premier ordre , &l’on en comptoit six mâle: ; savoir Jupi-ter , Neptune , Mars, Apollon, Mercure& Vulcain j & lix déesses, Junon, Vef-ta, Minerve, Diana, Ocres , & Vénus.Varron semble reconnoître deux sortesde dieux consentes. J’invoquerai, dit-il,Uvre I. ds re rnftìcà , les douze dieux con-sentes, non pas ces dieux dont les statuesdorées font au grand marché de la ville ,ces dieux dont six font mâles & six fe-melles, mais les douze dieux qui aidentceux qui s’adonnent à i’agriculture. Onpense que les Grecs ontanísi connu cesdieux fous le même nom, & qu’ils y ajou-tèrent Alexandre le grand comme dieudes conquêtes ; mais les Romains ne luifirent pas lé même honneur. Ces douzedieux avoient en commun un temple àPise en Italie ; & les fêtes qu’on célébroiten lent honneur portoient le nom de Con-sentie.. Charniers, ( (?)
* CONSENTIES ou CONSENTIEN-NES , adj. pris subst. Mythol. , fêtes