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des opiates » pilules, & autres prescris- Jfions cxtemporanéesou magistrales , sonsformes solides. Nous allons donner desmodèles des différentes especes de con-serve. Voici <Pabord celle d’une fleur.
Conserve de violettes. Prenez des fleursde violentes nouvellement cueillies &bien épluchées, une demí-livre ; du sucreblanc un livre & demie. On pilera dansun mortier de marbre les violettes jus-qu’iì ce qn’elles soient en Forme de pulpe;on fera cependant cuire le sucre danscinq ou lix onces d’eau comme en con-sistance de tablettes , on le retirera dedessus le feu , & lorsqu’il sera à demirefroidi, on y mêlera les violettes pilées& on versera cette conserve encore chaudedans nn pot, & on l’y laissera refroidirfans la remuer.
On demande en général dans cetteespece de conserve , deux parties de sucrect une partie de fleurs; mais cette pro-portion doit varier selon que les fleursfont plus ou moins aqueuses, en fortequ’on en fasse entrer davantage pour lesconserves des fleurs succulentes , commeon peut le remarquer dans la conserve deviolettes que nous avons donnée pourexemple.
Dans le cas où les plantes serment peusucculentes , ZwelFer prescrit de prendrejusqu’à deux parties & demie de suqrefur une partie de fleurs ; mais il ajouteune certaine quantité d'ean distillée dela plante qui fait la base de la conserve.Les racines qu'on destine à être misesfous forme de conserve , se préparentd’une faqon un peu différente. Voicicette préparation :
Conserve de racine d'enula cnmpana.Prenez des racines fraîches A'enula cam-pana bien épluchés & bien nettoyées ,autant que vous voudrez : faites - lesbouillir dans une suffisante quantitéd'ean de fontaine , jusqn’à ce quellessoient bien ramollies : mettez-les alorsfur un tamis pour les séparer de l’eaudans laquelle elles ont bouilli , aprèsquoi vous les réduirez en pulpe que vouspasserez par un tamis de crin. A unedemi-livrede cette pulpe,voiis ajouterezdeux livres de sucre cuit en consistancede tablette dans la décoction des racines:vous mêlerez le tout exactement ; & latonstrvt fera faite.
Conserve de cynorrhodon. Prenez desfruits mûrs de cynorrhodon , connus enfranqois fous le nom de gratecus ; ótez-en les pépins avec soin, & après les avoirarrosés d'»n peu de vin blanc, mettez-lesà la cave où vous les laisserez une couplede jours ; il s’excitera un petit mouve-ment de fermentation qui les ramollira ,& en cet état ils pourront facilement êtrepilés dans un mortier de marbre , pourêtre réduits en pulpe que vous passerezparle tamis de crin, vous prendrez unelivre & demie de sucre que vous ferezcuire en consistance de tablette , & quevous mêlerez fur le champ avec une livrede la pulpe, & la conserve fera faite.
Conserve de cochlearia. Prenez désFeuilles de cochlearia deux onces , pilez-les exactement dans un mortier de mar-bre , & y ajoutez du sucre blanc six on-ces; continuez à piler justju’à ce que lesucre & la plante soient Sien unis , ltconserve fera faite.
Cette conserve fe fait à froid , autre-ment la chaleur dissiperait les partiesvolatiles de cette plante.
Toutes les conserves que nous venonsde décrire', font appellées dans les bouti-ques conserves molles , pour ies distinguerd’une autre espece qu’on nomme solides,dont nous allons donner un exemple.
Conserve de roses solides. Prenez deroses rouges bien féchées & pulvérisée*subtilement, trois onces ; arrosez - lesavec un demi - dragme , on environ ,d’esprit de vitriol ; après cela, prenez dusucre blanc trois livres, de Peau de rosesdistillée une suffisante quantité, avec la-quelle vous ferez cuire le sucre en con-sistance de tablettes , & étant retiré dafeu , vous y mêlerez la poudre de rose ,& en ferez des tablettes selon Part.
Nota. L’esprit de vitriol est mis icipour exalter la couleur des roses. Voyez,Coloration. Cette conserve devraitplutôt être appellée tablettes de roses , &en effet c’en font de véritables. VoyezTablette.( i),
* CONSERVE, adj. se dit en généralde tout ce qui n’a éprouvé du temps Stdes accidens auxquels les production*de la nature & de Part font exposées dansles serres, les armoires , les cabinets ,aucun effet très- sensible de destruction.Ainsi on dit qu’un tableau est bien co».