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servé, lorsque les couleurs n’en sont paschangées, qu’il n’a point été frotté, ciré,enfin qu’il n’a point souffert d’altération ,& qu’il est pur comme il est sorti de lamain iso maître:
CONSERVER , V. act. , Jurisprud. ,opposition afin de conserver, soyez Op-position.
CONSERVES, subst. f. pi. Optique ,c’est une espece de lunette qui ne doitpoint grossir ies objets, mais affaiblir lalumière qui en rejaillit & qui pourroitblesser la vue : c’est de cette propriété queleur est venu le nom de conserves. soyezLunettes. . .
CONSES CONSULS, f. m. pltir.,Jurisprud., comme par abbréviation 1 &contraction de consules : c'est le nom quel’on donne en Provence aux échevins. {A)* CONSEVIUS ou CONSIVIUS . Cxa.Myth. , dieu ainsi appellé du verbeconféra , je fane, & de fa fonction quiconsister à présider à îa conception deshommes qn’íl favorifoit à fa manière,dont on ne nous instruit point. L’acte dela génération avoit paru aux anciens deteile importance , qn’ils avoient placéautour de ceux qui s’en occupoient ungrand nombre de dieux & de déesses ,dont les fonctions feroient d’un détailcontraire à l’honnéteté. 11 y en a quiprétendent que ce Consevius est le mêmeque Janus.
CONSIDERABLE , GRAND , adj.,Synonym. Grarnm. Ces deux mots dési-gnent en général l’attention que mériteune chose par fa quantité ou fa qualité.
La collection des arrêts feroit un ou-vrage considérable. L’efprit des loix estUn grand ouvrage. Un courtisan accré-dité est lin homme considérable. Corneilleétoit un grand homme : on dit de grandstalens , & un rang considérable. (0)
• CONSIDERATION, EGARDS, RES-PECT, DEFERENCE, Gramm., termesqui.désignent en général l’attention & laretenue dont on doit user dans les procé-dés à l’égard de quelqu’un.
On a du refptéí' pour l’autorité , deségards pour la foiblesse , de la considéra-tion pour la naissance , de la déférencepour un avis. On doit du respect à foi-méme, des égards à les égaux, de la con-sidération à ses supérieurs , de la déférence
àies amis. Le malheur mérite du refpeâ,
CON
le repentir des égards, les grandes placesde la considération , les prières de la dé-férence.
On dit j’ai des égards, du refpeíí, dela déférence ■ pour M. un tel ; & on ditpassivement , M. un tel a beaucoup deconsidération.
II ne faut point,dit un auteur moderne,confondre la considération avec la répu-tation : celle-ci est en général le fruitdes talens on du savoir, faire ; celle - làest attachée à la place , au crédit, auxrichesses , ou en général au besoin qu’ona de ceux à qui on l’accorde. L’absenceou réloignemeut, loin d'r.ssoiblirla répu-tation , lui est souvent utile ; la considéra-tion au contraire est toute extérieure ,& semble attachés- à la présence.. Uuministre incapable de fa place a plus deconsidération & moins de réputation qil’unhomme de lettres ou qu’un artiste cé-lébré’ Un homme de lettres riche & sot,a plus de considération & moins de répu-tation qn’iin homme de mérite pauvre.Corneille avoit de la réputation, commeauteur de Cinna Chapelain de la con-sidération , comme distributeur des grâcesde Colbert. Newton avoit de la réputa-tion , comme inventeur dans les scien-ces , & de la considération , comme direc-teur de la monnoie. II y a telle nationoù lin chanteur est plus considéré qu’unphilosophe , paree que les hommes ai-ment mieux être désennuyés qu’éclairés.
(or
CONSIGE ou CONSIVE , Cornai. ,A Lyon , le livre de consige est celui furlequel un maître des coches consigne &enregistre les balles, ballots, esc. dontil fecharge pour en faire la voiture.
En Provence , c’est le registre où lescommis & les receveurs des bureaux desdroits du Roi ,■ eurégiftrent les sommesqu’un marchand ou . v.oiturier leur dé-pose , pour fureté que les marchandisesdéclarées auront été conduites à leur des-tination : lesquelles sommes ils ne leurrestituent , qu’en rapportant l’acquit àcaution déchargé pat les commis desbureaux des lieux pour lesquels ces mar-chandises étoient destinées.
La somme que l’on- consigne pourcaution , s’appelle aussi consige dans lesmême bureaux. IÇoyez les dicí. de Trév.
. Au Cemm. tsi de Dish. (Cr)