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Tome neuvieme. CON - CRI.
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CON

!e canal par où l’air extérieur entre dansles poumons & en fort : on l'appelletrachée-artere ; trachée , c’est-à-dire rude,à caule de ses cartilages ; Tfct%tî% fémininde Tçy.yjjç , asper ; artère, d’un mot grecqui lignifie réceptacle, parcé qu'en effetce conduit reçoit & fournit l’air qui faitla voix : «fTiffécí, tretçà rè xt(ot r>if £Îit, gar-der Pair.

On confond communément l’un & l'ati-tre de ces conduits fous le nom degofier,guttur , quoique ce mot ne doive fe direque de l’ésophage ; les grammairiensmême donnent le nom de gutturales auxlettres que certains peuples prononcentqvee une aspiration sotte, & par un mou-vement particulier de la trachée - artère.

Les cartilages & les muscles de la par-tie supérieure de la trachée-artere for-ment une efpece de tête, ou une fortede couronne oblongue qui donne passageà l’air que nous r ìfpirons ; e’est ce que lepeuple appelle la pomme ou le morceaud'Adam. Les anatomistes la nomment str-rynx, d’ou vient XuçvÇai, clame,

je crie. L’ouverture du larynx est appelleglotte, yhiïrrrx ; & suivant qu’eîle estresserrée ou .dilatée par le moyen de cer-tains muscles,, elle forme la voix ou plusgrêle-, ou plus pleine.

II faut observer qu’au-dessus de la glot-te il y a une efpece de soupape, qui dansle.temps du passage des alimens couvrela glotte; eq qui les empêche d’entrerdans la, trachée,artere : on l’appelle épi -glotte ; srrì v super, sur , St'yhônla ouylsarrrii. ...

M, Ferrent, célébré anatomiste, a ob-servé ,1 chaqpe. levre de la glotte une es-pece de ruban large d’ttneligne, tenduhorizontalement; faction de l'air qui passepar la fente ou glotte, excite- dans. cesr,ubans dqs vibrations q u i lys font sonnercomme les cordes d’un instrument de mu-sique : M. F.errein appelle ces rubanscordes ’VQcqies-,, Les muscles .du larynxtendent ou relâchent plus ou moins cescordes vocales ; ce. qui fait kdissereneedes tons dans le chant, dqns'iea plaintes& ,dans les cris >pVoyez hMfrxm de M,Ferrein.,. Isiftoire de P Académie der.Schn-,ces -, «aBl?£',J74l, pag. 409. - - ■

-Fespoumons,, la trachée-artm,; le la-rynx, la glotte H ses cordes vocales-font;ks premier^ organes de la voix, auxqubis

CON iti

il faut ajouter le palais , c’est-à-dire, lapartie supérieure & intérieure de la bou-che, lex dents, les levies, la langue,& même ces deux ouvertures qui font aufonddu palais , & qui répondent aux na-rines ; elles donnent passage à l’air quandla bouche est fermée.

Tout air qui fort de la trachée-arteren’excite pas pour c via du son ; il faut pourproduire cet effet, que l’air soit pouffépar une impulsion particulière, & quedans le temps de Ion passage il soit ren-du sonore par les organes de la parole : cequi lui arrive par deux causes différentes.

Premicrement, l’air étant poussé avecplus ou moins de violence par les pou-mons , il est rendu sonore par ia feule si-tuation où le trouvent les organes de labouche. Tout air poussé qui fe trouveresserré dans ttn passage dont les partiessont disposées d'une certaine maniéré,rend un sou; c’est ce qui se passe dansles instrumens à vent, tels que l’orgue ,la flûte, &c.

En second lieu , l’air qui sort de la tra-chée-artere , est rendit sonore dans sonpassage par faction ou mouvement dequelqu'un des organes de la parole : cetteaction donne à Pair sonore une agitation& un trémoussement momentanée, pro-pre à faire entendre telle ott telle conson-ne : voilà deux causes qu’il faut bien dis-tinguer ; i°. simple situation d’organes:s°. action ou mouvement de quelque or-gane particulier fur l’air qui fort de latrachée-artere.

Je compare la premiere maniéré à cesfentes qui rendent sonore le vent qui ypasse, & je trouve qu’il en est à-peú-prèsde la seconde, comme de l’effet que pro«duit faction, d’.un corps solide qui frap-pe lin autre. C’est ainsi que la consonniu'est entendue qu,e paf faction de quel-qu’un des organes de la parole, fur qu’ekque autre, organe , comme de la languefur le palais ou fur les dents, d’ou résul-te une modification particuliera de l’aicsonore.

Ainsi l’air poussé par les poumons , &qui fort par la trachée-artere, reqoitdansiioa passage différentes modifications &divers trémoussemens, soit par la situa-tion, soif par faction des antres organesde la parole deccltu.qui parle ; St ces tré-m 0 u í le m c u*' pa r y-j nu s , j u í q y ’ à f organ e d»