Band 
Tome neuvieme. CON - CRI.
Seite
118
JPEG-Download
 

%t$ CON

Mouille , ntauill-er. Rien qui vq-ttte. '

Le son mouillé du, l est aussi marquédans quelques noms propres par Ih. AJil-fjaud ville deRouergue, M. Silhon , M.de PardalbaC.

On a observé que nous n’avons pointde mots qui commencent par le sonmouillé,

• Du yé ou mouilléfaible. Le, peuple deParis change lê mouillé fort en.mouilléfoible; il prononce fi-ye., au lieu.de fil-le , Versa-yes pour Versailles.. Cette pro-nonciation a donné lieu à quelques gram-mairiens modernes d’observer ce ir.oiiil-jé foi hie. En effet il y a bien de la diffé-rence dans îa prononciation de.ien danspiien, tien, &c- & de celle dc mo-yen ,f a-yen, a,yeux., a-yant , . Ba-yone, Ala-yence , Bla-ye ville de Guyenne , fa-yan-çe, entple-ytms à Vindicatif,. afin que nous -tmplai-yons, que vous tti-.yez , que vousJoi-yez au subjonctif. La ville de.. No-yon, le duc de Ma-yenne , le chevalierJia-yarà, la Cu-yemie , ca-yer , fo-yer -,bo-yaux.

Ces grammairiens disent que ce sonmouillé est une consonne. C’estce q'uej'ái.entendu soutenir il y a long-temps parUn habile grammairien , M. Faiguet.quirions a donné lc mot Citation, M. Du-mas qui a inventé le bureau typographi-que. dit que “ dans les mois pa-'yer-,tmplo-yer, esc, yé est une espece d'»mouille consonne ou demi-confonne. „ Bi-bliothèque des ensans, 111 . vol. page 209,fans 1733 -

M. de Launay dit que “ cette lettre yest amphibie ; qu’elle est voyelle' quandçlle a sa prononciation de ì j mais qu’elleest consonne quand on l’empioye avec lesvoyelles, comme dans les syllabes ya ,yé, Ssc, & qu'alors il la met au rang desconsonnes. „ Méthode de M. de Laiistay, ■f. 59 & 40. Paris, î 741,

Pour moi, je ne dispute -oint sur le:pmn. L’effentiel est de bien distinguer &de bien prononcer cette lettre. Je regardeçe son yé dans les exemples ci-deffus,..çomme un son mixte, qui me paraît tenirde la voyelle & de la consonne, & faireUne classe à part.

Ainsi, en ajoutant le che & les deuxsems mouillés gît, &ll, aux quinze pue-!mitres (ci/sennes, cela fait dix-huit con- '

CON

Jonnes , fans compter le ^ aspiré, nî jemouillé foible ou son mixte ye.

Je vais finir par une division remar*quable entre les consonnes. Depuis M.l’abbé de Dangeau, nos grammairiens lesdivisent, en foibles & en fortes, c’eft-à-dire , que le même organe pouffé par unmouvement doux , produit une consonnefoible, & que s'il a un mouvement plusfort ou plus appuyé, il fait entendre tintconsonne forte. Ainsi S est la foible deP& P est ïa forte de B. Je vais les op-poser ici les unes aux autres.

Consonnes Consonnes

FOIBLES. FORTES.

Bâcha,

.Baigner.

Bain.

Bal.

-Balle.

Ban.

Baquet.

Bar, duché en Lor- Par.

Pacha , terme d'hon-neur qu'on donneaux grands officierschez les Turcs.

Peigner.

Pain.

Pal , terme de blason.

Pale.

Pan, dieu du paga-nisme.

Paquet.

rame.

Bâté.

Bâtard.

■Beau.

Bêcher.

Bercer.

Billard.

Blanche.

Bois,

D

Dactvle, terme. de poésie.

Danser.

Dard.

Dater.

Déiste.

Dette.

Doge.

Doit, .

Donner, il donne.

Pâté.

Patard, petite mon-naie.

Peau.

Pêcher.

Percer.

PiUard.

Planche.

Pois.

T

TACTILE, quipeut être touché,ou qui coneerne lesens du .toucher jles qualités tacti-les.

Tancer, réprimander.

Tard.

Tdter.

Théiste.

Tette, il tette. Tête,caput.

Toge,

Toit.

Tonner., il ténu».