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de Malabar, on distingue Facilementles hommes de chaque caste ou tribu àla couleur de leur carnation ; de mêmeque l’on distingue facilement dans lesautres parties du monde , par la couleur ,les Negres , les Abyssins , les Cassres ,les Caraïbes , les Anglois, les Espa-gnols , les François , les Danoii,
(F. A. Z.)
Couletje , Peinture. Si les anciensn'avoient peint que lur la toile & furle bois, nous n’aurions aujourd’hui au-cun moyen pour mettre en parallèle leursprogrès dans cet art avec les taiens despeintres modernes: mais heureusementils ne tapissoient pas souvent leurs ap-partements , & ils les faisoient décorerde mosaïques ou de peintures à fres-que ; le roi de Naples a renfermé dansson Musaeim plus de cinq cents tableauxdc cette espece que l’on a extraits desruines d’Herculane. Ces tableaux nousont fait découvrir des milliers de faits& d’n sages dans l’architecture , dans ladécoration intérieure des appartemens,dans celle des jardins, ries villes, desports, feV. en un mot, il est peu d’ar-tistes qui ne puissent liter des instruc-tions de cette magnifique collection. Ouy vdit avec étonnement que les anciensfuivoient à-peu-près les mêmes usagesque nous, & ils les pratiquoient de-puis long-teinps. Voilà eu gros les obli-gations que nous avons aux couleurs &ànx peintures anciennes.
L’on a découvert dans Hercufane unvase de crystal qui contenoit du fard ,& plusieurs pots remplis de couleursbrutes pour servir à peintre à fresqueou à la détrempe. On y voit des la-ques , des ochres, ésfe. des encres noi-res , d’autres qui font jaunes , rougesop bleues. I! est dommage que l’on n’aitpas fait examiner & analyser par unhabile chymiste chaque espece de couleur.
I,es anciens employoient le jus d’ailptmr rendre leurs couleurs fixes. Plinedit qlie le fameux Apelies avoit inventéun vernis transparent qui garantissaitles couleurs de les tableaux des injuresde Vair, de la pouffiere & de l’htimi-dité : il ajoute que malheureusement cesecret étoit perdu. L’on a cependanttrouvé dans Herculan.e un tableau peintà fresque, qui est vu bi b é de cette es-
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pece de vernis précieux & unique. Cetableau représente une muse qui portesur l’épanle un instrument de musique.M. Nicolo Vagnucci possede ce monu-ment.
Nous observerons en passant, qu’àMalte on prétend que le grès du paysfrotté ou imbibé du suc de l’oignon desquille, devient inaltérable par Vair,par la pluie , &c.
Les anciens eftimoient beaucoup lescamaïeux, qu’ils nommaient rhonoebro-mes ou peintures d'itne feule couleur. Laplupart dps tableaux iVHerculane fontdevrais camaïeux: d-ms quelques-unsles figures font peintes ou en ronge, ouen couleur naturelle, fur un fond noir,brun , rouge , jaune ou blanc.
Pétrone parle avec admiration desmonochromes faits par Apelies & parProtogene. Pline ajoute à cet sujet qtieces fameux peintres n’cmployoient toutsu plus que quatre couleurs pour fairedes chefs-d’œuvre qui valoient les ri-chesses d’une bonne ville, & qu’il estétonnant que les peintres de son tempsemploient une plus grande quantité decouleurs. Nous observerons en passant,que les camaïeux font miles pour oc-cuper un jeune peintre qui veut se per-fectionner dans l’art de dégrader lescouleurs par le clair obscur : mais ìesmonochromes font pour le reste des hom-mes des peintures contre nature; il n’ya que des yeux malades qui voient toutverd on tout rouge , esc.
Pline dit que le blanc des ancienspeintres étoit fait avec le tripoli blanc ,c’est-à-dire, Vargile blanche: leurrouge étoit fait avec 1e bol d’Artnénie ,le sang de dragon , ou le carmin, qu’itsappelloient minium ; leur jaune étoit lestil attique , c’est-à-dire, une especed’oehre; Von en titoit suffi d’Egypte,de Syrie & d’Espagne : leur noir étoitfait avec 1c vitriol : ils tiroient leurcouleur de pourpre d’une ville de laGrece ou de la Gétulie , ou de la La-conie.
Les tableaux d’Hcrcnîane démontrentque les anciens peignoient à détrempe& à fresque avec une belle couleurbleue foncée , semblable à notre bleude Prusse ; ils avoient un beau verd ,un violet : ilssavoieut parfaitement imi-