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leur imposer «n nom , & déterminer lesdifférentes modifications qu’une mêmeconteur peat subir fans se décolorer. Outreles premiers essais de cette théorie que leoélebt'e Léonard de Vinci avoit faits, &que depuis deux siécles aucun peintre n’aentrepris de continuer, deux Physiciens,philosophes éclairés, ont depuis peu tra-vaillé à applanir la route que de Vinciavoir tracée ; comme leurs recherches nefont pas encore généralement publiques,nous allons en rapporter le précis.
La premiere qneíHon qui sc présenteici , c’est donc de rechercher jusqu’àquel point il est possible de classer tou-tes les csràirl qui existent dans.la na-ture, & de les étaler fur la palette dapeintre, en forte qii'il puisse choisir àcoup sûr celle que le cas exige. Léo-nard de Vinci avoit déja tenté la' solu-tion de ce problème au chapitre iîi deson Traité de la Peinture. Le célébréastronome de Gœttíngue , Mr. Mayer ,qu’une mort prématurée a enlevé auxsciences qu’il cultivent avec tant de suc-cès , a poussé cette recherche beaíicoupplus loin que de Vinci. Malheureuse-ment le mémoire qu'ii a donné sar cettematière à la société de Gœttíngue, n’apoint encore paru ; mais en attendantvoici une esquisse de la méthode qu’ilavoit imaginée;
M. Mayer adopte ■ trois couleurs pri-mitives , desifueliès il tâche de dériver
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tontes les autres. Ces couleurs fonda-mentales font, le rouge, le jaune Lle bleu ; chacune de l’efpece que l’onapperçoit dans l’arc-en - ciel , ot» dansles images du soleil que le prisme nousfait voir. D’après quelques expérien-ces qu’il avoit faites, M. May ct sup-pose que la différence entre deux cor;-leurs ri’un mètne genre qui diffèrent demoins qu’une douzième partie de l’al-liage, cesse d’être sensible à nos yeux.Cela veut dire que si , par exemple, aurouge pur, qui fait une des trois cott-leurs primitives, on mêle une douzièmepartie -du jaune élémentaire, cela pro-duira une.nuance de rouge que l'œilpeut distinguer du rouge primitif; quefi à ce mélange on continue d’ajouterun peu de jaune, Chaque addition don-ne fans douté une nouvelle nuance ; unisces nuances ne nous. paroisseiit diffé-rentes qu’autant qu elles diffèrent en-tr’elle^ d'une douzième partie de la cou~leur j^une.
A l’aide de cetté supposition, le nom-bre. total des différentes couleurs estpresque déterminé tout d’un coup ; &l’on peut représenter sotis la figure d’tmtriangle toutes les especes de couleursqui diffèrent entr’elles d’une maniéréà produire une sensation différente furnous. . Le tableau qUi suit éclaircir#cette idée.
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