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L’opération du verdet différé peu decelle du tirepoil ; on enduit la piece dece mélange délayé dans le vinaigre; onl’expose à un feu doux , jusqu’a ce quele mélange soit séché : alors on lave lapiece avec de surine. Cette couleur estassez belle, mais elle ne dure pas. On <l’emploie principalement dans les ou-vrages émaillés , où la force des aci-des du tirepoil , & la violence du feuqu’il exige , pourroient faire éclaterl’ém.iil. Quand on est forcé de mettredes pieces entaillées a» tirepoil, on lesétouffe avec précipitation au sortir dufeu: cette opération est périlleuse, &s’acheve rarement fans que l’émail aitsouffert.
Couleurs rompues, en Peinture,est un mélange de deux ou plusieurs cou-leurs , qui tempere le ton de celle qui pa-rois principalement ; elle n'estpas si bril-lante , mais eile fait briller les autres ,qui lui donnent réciproqucment de l’ef-fet : c’est elle qui en corrige & attendritla crudité.
Couleurs rompues est synonyme avecdemi-teintes. Foyer. D E MI - T K r NT E S .
Les couleurs tirent leur effet des oppo-sitions. II y a telle couleur rompue quin’est pas sourde; un grand harmonistesait souvent les rendre brillantes: il lesrompt, parce qu’elles seroient trop hau-tes s'il les employoit pures. (R)
Cou LEU «.(sonne). Lorsqu'on ditqu’nntableau est de bonne couleur , cela ne signi-fie pas que les couleurs en soient d'nnematière plus exquise que celles d’un au-tre , mais que le choix dans la distribu-tion en est meilleur, (f?)
Couleur {belle) , le dit en Peinturede tous les objets bien coloriés, maisparticulièrement en parlant des ciels,lointains, arbres, draperies, cS’c. C’estun terme que l’on substitue à celui debien colorié , dont on ne sertguere qu'enparlant des carnations. Foyer Colo-ris, de Piles , eéf le Dìct. de Peint.
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COULEUR (mettre en), en-terme deDoreur i c’est peindre d’nne couleur ap-prêtée les endroits d une piece où lasanguine n’a pu entrer, ou d’autres en-droits réservés pour cela. i
Mettre en couleur est auffi faire for- jtir le jaune de l’or à la surface ; ce qui
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le Fait par le moyen d’une compositionque l’on applique sur la piece d’or, quel'on fait chauffer ensuite harle feu , jus-qu’àce que les matières appliquées soientfondues & calcines. Voyez COULEUR sterme de Bijoutier. (D)
COULEUR , terme de Rubrique usitéHans les Eglises grecque & latine , pourdistinguer les offices des différer» mys-tères , Sc des différentes fêtes qu’on ycélébré.
Dans l’ég!ise latine il n’y a réguliè-rement que cinq couleurs , le blanc, lerouge, le verd, le violet, & le noir.
Le blanc est pour les mystères de No-tre - Seigneur, les fêtes dè la sainteVierge, des anges, des vierges, fefe.
Le rouge, à Paris, pour les Fêtesd u saint Esprit, les solennités bi saintSacrement, les offices de la Passion, lesfêtes des apôtres & des martyrs ; maisoù l’on fuit le bréviaire romain , ou sesert du blanc aux solennités du S. Sacre-ment.
Le verd , à Paris, pour celles des pon-tifes, dofteurs, abbés, moines, Uc. àRome c’est d u blanc, de même que pourles veuves.
Le violet sert en avant & en carême,aux vigiles, aux rogations, aux quatre-temps, & dans tous les temps de pé-nitence.
Ensin le noir ne sert que dans les offi.ces des morts, les services pour le re-pos de leurs âmes, & dans toutes lescérémonies lugubres. On s’en sert auffià la distribution des cendres.
Les étoffes d’or & d’argent, & les bro-deries , servent indifféremment dans tou-tes les solennités.
Les Grecs modernes ne font plus guered’attention à cette distinction des cou.Icurs. Le,ronge servoit parmi eux à Noël& aux enteireinens. Les Anglicans dansleur liturgie ont auffi aboli les couleurs ,à l’exception du noir , qui est encore enusage aux enterremens. (GO
Couleur , Médecine. Les change-mens dans la couleur de la peau , fontun-.signe diagnostic de certaines mala-dies. La rougeur o’u visage est d’ordi-naire une marque de pulmonie, si d’ail-I leurs le sujet est maigre, attaqué de
I toux , & d’oppreffion ou difficulté derespirer.
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