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cette bouteille ; ainsi lorsqu’ellé Fait par-tie d'un système de corps clectrilés,quoique d'abord l’électricité paroisse plusfoible qu» lcrsqu’il n’y en a pas , ce-pendant elle augmente successivementjusqn’à devenir très-forte : ce qui ar-rive lorsque cette bouteille a acquis laplus grande vertu possible, relative-ment à l’intensité de la force électriqueoui vient du globe. On dit alors qn’etle«st chargée , & l’c-lectricité devient enquelque façon constante , & n’augmenteni ne diminue point à chaque instant,comme cela arrive lorsque cette bou-teille ne fait point partie du systèmedes corps électrisés ; en forte qu’ellefofmè comme une espece de réservoirà ('électricité : or cet esté t est une suitenaturelle de ce que nous avons dit plushaut de la propriété qu’a le verre, defournir du fluide électrique par la sur-face qui en a reçu, & d’en pomper parcelle qui en a donné: car par cette pro-priété on voit que lorsque le verre deJa bouteille de Leyde a été fortementélectrisé , si le globe vient à fournirmoins d’électricité , ce verre en redon-ne à l’eau , &c. en cn pompant de la per-sonne ou du support non-électrique surlequel il est appuyé: la force qu’ont leglobe &. la bouteille pour fournir cha-cun de ^électricité, étant, comme nousl’avons dit plus haut, pour ainsi dire«n équilibre lorsque celle « ci est bienchargée. On voit encore , par la mémeraison , que la vertu qu’a cette bouteille«leconserver long temps son électricité,est une suite de la même propriété. En«ffet, tant qn’elle conserve la facultéde pomper du fluide électrique des corpsqui la touchent , elle conserve celled’en fournir, & par conséquent de pa-roitre électrique. Le temps que cette■bouteille conserve son électricité , vaquelquefois jufqu’à trente-six, quaranteheures, & plus.
Dans la description que nous avonsdonnée du procédé que l’on obseve danscette expérience , nous avons suivi celuiqui a été le premier employé , commele plus simple. Aujourd’hui on met or-dinairement un bouchon dans la bou-teille , an travers duqnel passe un filde fer qui va tremper dans l’eau, &dont l’extrémité qui déborde le bou-
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chon, est courbée comme un anneau ;on rappelle le crochet. Par ce moyenan se sert plus Commodément de cettebouteille; & l’ayant chargée, on peutla transporter où l’on veut.
Après avoir donné notre explicationdes causes de l’expérience du coup fou-droyant , il est à propos de dire, commenous l’avons promis, deux mots de cel-les qu’en ont données les plus habilesphysiciens , comme MM. l’abbé Nolet,Jaílabert, Watsonct Franklin.
Scion le premier, tout dans cette ex-périence consiste à électrifer un corpsfortement, lequel cependant on puissetoucher & manier fans lui rien faireperdre de sa vertu ; & la commotionque l’on ressent, vient de ce que la ma-tière électrique dit corps non-électriséqui Fait l’expérience, est vivement &en même temps choquée d’un coté parcelle qui fort du conducteur ; & de l’au-tre , par celle qui s’élance de la bou-teille. Selon M. Jaílabert, au momentde l’expérience, deux courans d’un flui-de très - élastique nuis avec violence,entrent & se précipitent dans le corpspar deux routes opposées, se rencon-trent, se heurtent , & leur mutuellerépulsion cause une condensation Forcéede ce fluide en diverses parties du corps.Selon M. Watson , lorsque la personnequi fait l'expérience de Leyde ou du coupfoudroyant , tire l’étincelle du conduc-teur, elle perd au nomment de l’explo-fion qui se fait alors , autant de feu deion corps, qu’il y cn avoit d’accumulédans l’eau & dans le canon du fusil j& elle sent dans ses deux bras l’effetdu courant de son feu qui passe à tra-vers l’un, au canon du fusil ; & à tra-vers l’autre , à la fiole où à la bouteille.Enfin, selon M. Franklin, la commo-tion n’a lieu qu’en conséquence de lïprodigieuse condensation du fluide élec-trique dans la surface du verre touchéepar le corps électrifable par communi-cation électrisé, comme l’eau, le mé-tal , &c. & raréfié au même degré dansla surface opposée , & ce fluide , pourse rétablir en équilibre , ne pouvantpasser à travers le verre, qui selon cetauteur , y est imperméable, ce fluide,dis-je, dans l’instanc que l’on tire l'étin.celle, se précipite avec une rapidité