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Tome neuvieme. CON - CRI.
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inexprimable à travers le corps électri-fable par communication, qui fait lafonction <fu conducteur à la bouteille ,pour entrer ilans la surface du verre decette bouteille, dans laquelle il avoitété tant raréfié.

On voit par cet exposé <le la doctrinede M. Franklin sur la cause du coup fou-droyant , que la nôtre y a assez de rap-port; nous prétendons en effet, commelui, qn’il se fait un mouvement dufluide électrique, du crochet de la bou-teille vers l'on ventre ; & il faut en con-venir, il est le premier qui à cet égardait bien observé ce qui fe passe danscette expérience, & nous sommes d'ac-cord avec lui quant aux effets en gé-néral , mais d'une opinion très-différentede la sienne. On vient de voir que, selonlui, le verre est imperméable à la ma-tière électrique ; que lorfqu’on chargela bouteille, il sort autant de fluideélectrique de 1* surface intérieure, qn’ilen entre par l’extérieure. Or il ne prouvenullement l’imperméabilité du verreà la matière électrique, d’une maniérédécisive, non plus que la seconde pro-position : tous les faits qu’il allègue àce sujet étant équivoques, & pouvanttout auffi-bien provenir d’autres causes.Enfin on ne voit pas comment dans sonsystème il poiirroit expliquer ce qui ar-rive dans l’expérience que j'ai rappor-tée , où deux personnes ayant tout àla fois les mains fur la bouteille , cellequi ne tire pas l'étincelle du conduc-teur, ne laisse pas de sentir une secousse,& même assez vive , dans la partie quicommunique avec la bouteille : car dansla supposition de M. Franklin , n'yayant aucun fluide qui la traversât,elle ne devroit ressentir aucun choc ;tnais c’est ce qui est directement con-traire à "expérience. Qnoiqu'ilen soit,il saut rendre à cet habile physicien lajustice de dire qu’il est le premier quipar un grand nombre d’expériences in-énieuses nous ait mis fur la voie deien analyser ce qui se passe dans l’ex-périence du coup foudroyant ; & en celaon peut dire qu’il n’a pas rendu un pe-tit service à l'électricité. En effet parmitous ses différens phénomènes, il n’enest point dont il soit plus essentiel d’a-veir une ponnoiflâuce exacte , que de

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celui - ci , ail moins quant à la routequ’y tient le fluide électrique. J'ex*iiorte tous les Physiciens à la chercher,& à tâcher de la reconnoìtre ; car comm#on a cru qu’une expérience de ffette n a,tnre devoit sûrement agir sur le corps hu-main , & qu’en conséquence on a cruen devoir faire l’application à différente»maladies , il est de la plus grande con-séquence de savoir quelle route prendle fluide électrique ; s’il va de la bou-teille à travers la personne an conduc-teur , ou de celui - ci à travers la per-sonne à la bouteille. Pour peu effecti-vement qu’on y salle attention , on voitque si son n’a pas une connaissanceexacte de cette route , on peut, en ap-pliquant cette expérience au corps hu-main , donner lieu à des effets direc-tement contraires à ceux que l’on feproposoit de produire.

Après avoir donné une idée de ce quise passe dans l’expérience du coup f ou-,droyant , il fait voir qu'elie n'eft qu’unefuite des différentes propriétés du verre ,& des corps non électriques par eux-mèmes qu'on y emploie. 11 ne fera pasdifficile de satisfaire à plusieurs ques-tions que l’on peut faire par rapport àcette expérience , & au procédé que l’onobserve pour la faire. Les questions nousparoissent pouvoir Ce réduire aux sui-vantes ; i°. si on peut substituer indif-féremment toutes fortes de matières àl'eau que l’on met dans la bouteille :r", si la grandeur ou la forme du vasen’y change rien : 3 0 . si l’on pent en aug-menter la force, & comment : enfin siplusieurs personnes peuvent faire cetteexpérience toutes à la fois comme unefeule ; ou, ce qui revient au même , file circuit, le cercle ou la chaîne des.corps non électriques par eux-mêmes,qui font la communication du ventrede la bouteille avec le conducteur donton tire l’étincelle, peut avoir telle éten-due qu’on veut , & si alors dans cettegrande étendue l’effet est instaitanéé.

On a vu qu’il n’étoit question dan*cette expérience que d’élestrifer leverre par communication. Toutes le»substances capables de s’électriftr de«ette façon , & disposées fous une for-me à toucher le verre en un grandnojnbre de poiijts tout à la fois , y sê-