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Tome neuvieme. CON - CRI.
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stable , & qui n’ait point de ressort,sans quoi les coupelles serment íujettesà se refendre horizontalement. Ce mouleinférieur qui reçoit les cendres se nommeen Allemagne la nonne : le supérieurqui forme le creux arrondi de la cou-pelle s’appelie le moine. Après qu’on aretiré ce moule supérieur, on met surla costpelle une couche très-mince declaire ( voyez ClaíRK ) , en la saupou-drant à travers un petit tamis de ioie ;on I’y étend uniment avec le petit doigt ,ensuite ou y replace le moine qu’on a bienessuyé, & l'on frappe dessus deux outrois petits coups : cela étant fait, onpresse le fond de la coupelle qui est encoredans le moule fur un morceau de drapattaché exprès fur ie billet où l’on tra-vaille , ce qui la détache ; on la ren-verse sur la main gauche pour la po-ser sur la planche ou sur ì’ardoise oùelle doit sécher : ou continue ainsi jus-qu’à ce qu’on en ait fait la quantité quel’on souhaite. H est bon de faire observerqu’avant de les mettre fous la moufle ,il faut qu’elles aycnt été séchces exacte-ment à l'air.

O11 fait aisément avec les cendres debois seules , ou avec les mélanges pré-cédens , des coupelles assez grandes pourpasser jusqu’à deux onces de plomb :mais si on les vouloit beaucoup plusrandes, il faudrait avoir des cercles deer de diffírens diamètres, & de hau-teur proportionnée à la quantité de cen-dres dont on a besoin pour passer de-puis trois onces jusqu’à un marc deplomb. On les remplit exactement decendres de bois seules , ou d’un mé-lange de parties égales de ces cendres& de chaux d’os exactement mêlées &humectées , jusqu’à ce qu’elles se pelo-tent cn les pressant fans s’attacher auxdoigts : on pose le cercle de Fer furune pierre plate , unie , & qui soittrès - stable 5 011 frappe les cendres aveclin moule en demi-sphere, fi le cerclede fer n’a que trois ou quatre pouces dediamètre j mais s’il est plus grand, onles bat verticalement avec un pilon defer arrondi , jusqu’à ce qu’elies ayentacquis assez de Fermeté pour que le doigtii’y faste aucune impression , ensuiteavec un couteau courbé 011 y forme uncreux en section de sphère, & on le per-

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sectionne avec une boule d'ivoire. Onne retire point les cendres de ce cercle defer comme des moules de cuivre précé-dens : mais après qu’elles font exacte-ment sèches , 011 le met fous la moufleavec les cendres qu’il contient.

Quand 011 fà des coupelles de cendresde bois feules , il faut y joindre quel-que chose de glutineux , fans quoi ellesconservent fort difficilement la formeque ’e moule leur a donnée. Les unsy mêlent de seau gommée , d’autres dublanc d’oelif battu dans beaucoup d'eau,d’autres un peu de terre glaise ; maisce qui m’a paru réussir le mieux , c’estd’bumecter les cendres avec de la bière ,jusqu’à ce qu’en les pressant elles se pe-lotent sans s’attacher aux doigts. D’au-tres y ajoutent un peu de terre glaisepurifiée par le lavage , & séchée. Quantà moi, après avoir essayé tous les mé-langes décrits par les auteurs , je m’enfuis tenu à faire mes coupelles de cen-dres d’os de veau & d’os de moutonlavées & calcinées deux fois, puis por-phyrisees à sec en poudre impalpable;par-là je ne fuis point obligé d’y met-tre de claire pour cn boucher les pores :quoiqu’elles paraissent à la vue très-compactes , fessai y passe auisi vite quedans les coupelles faites de cendres d’ossimplement passées au tamis de foie :elles boivent beaucoup moins dey?/; queces dernieres. M. Crames' préféré lescoupelles de chaux d’os à celles de cen-dres de bois; fessai, dit - il, dure pluslong-temps , mais il se fait avec plusd’exactitude. Le plomb vitrifié avec f al-liage pénètre lentement la matière com-pacte des cendres d’os. Mais de ce légerinconvénient il résulte un avantage ;c’est qu’il n’est point à craindre que lacoupelle s’amollilse au feu, & y deviennerare & spongieuse, ni qu’ellc boive au-tant de fin que les coupelles de cendresdes végétaux. II est vrai qu’il saut gou-verner le feu du fourneau autrementqu’aveo ces dernieres. Déplus, les cou-pelles d’os , ainfi que celles qui font fai-tes avec un spath bien choisi , n’ont pres-que pas beíoin d’être recuites fous lamoufle ; & comme on 11’emploie que del’eau pour les humecter , 011 n’a pas àcraindre , comme dans celles qui fontFaites de cendres humectées de biere ou