Band 
Tome neuvieme. CON - CRI.
Seite
811
JPEG-Download
 

cou

cke fin acier fort tranchante , large &courte.

Coutelas , Marine , Voy. Bon-nette en Étui.

COUTELIER , solen, Hift. nat. Con-chyiiolog. , coquillage auquelona donnéJe nom de couteau , parée que sa coquilleressemble en quelque Façon à un manchede couteau. Elle est composée de deuxpieces, dont chacune est creusée en gout-tière ; lorsqu’elles font réunies elles for-ment un cylindre ; elles fout attachéesprès de l'extrémité inférieure par un li-gament à ressort. Depuis ce ligament jus-qu’à l’autre bout de la coquille , il y asur le joint qui se trouve entre les deuxpieces , une membrane collée fur le bordde Tune & de l’autre , & fur le joint quiest de l'autre coté aux bords opposés, unepareille membrane. Ces membranes peu-vent être comparées à du parchemin &ont assez de ressort pour que les deux pie-ces de la coquille puissent s’éloignerl’une de l’autre de deux ou trois lignes& fc rapprocher alternativement,de forteque la coquille 11’est jamais ouverte quepar les deux bouts.

Ces coquillages restent dans le fable >& s’y enfoncent souvent à plus d’un pié& demi ou deux pies de profondeur, fansque la longueur de leur coquille s’éloi-gue beaucoup de la direction verticale;dans cette situation ils remontent & re-descendent successivement : voilà en quoiconsiste leur mouvement progreffif. Dansles grandes marées, lorsque la mer a lais-sé à découvert le sable où ces coquillageshabitent, on volt les orifices de leurstrous & on les distingue aisélnent de ceuxdes autres coquillages , parce qu'ils fontd’unç figure oblongue. Alors les couteliersfont enfoncés dans le sable , mais les pê-cheurs les fout sortir en partie de leurtrou en jettant du sel dedans; il tombefur la partie dc l’animal qui se trouve àl’extrémité supérieure de la coquille ; cet-te partie est composée de deux canauxdans lesquels l’eau circule ; elle entrepar l’un & fort par l’autre, mais fa route«’est pas constante ; car ce n’est pas tourjours par le même canal qu’elle entreou qu’elle fort. Le sel affecte cette partie,de façon qu’il cn détache des morceaux;suffi dès que le cequillage en {rut l’iin-

COU 811

pression , il remonte au - dessus du fa-ble pours’en délivrer , & eu effet, il Fer-me autant qu’il le peut les orifices des ca-naux , & il fait tomber le sel en gonflantla partie qui les environne. Lorsque lescouteliers paroisse N t au - dessus du fable»on les prend à la main ; mais commeils ne restent à découvert qu’un instant,ou les manque quelquefois ou on neles saisit pas assez fortement ; enfins’ils peuvent rentrer dans leur trou »on prétend qti’il n’y a plus moyen deles Faire remonter en leur jetant du sel;il faut employer dos instrutnens que l’onappelle dards ou dardillons ; ce font delongs ferremens pointus que l’on en-fonce dans le fable pour enlever lecoutelier.

Lorfqu'on a tiré ce coquillage de sontrou & qu’on l'étend fur le fable , onlui voit faire des mouvemens qui fontconnoître la maniéré dont il descenddans le fable & dont il remonte. Ilfait sortir de l’extrémité inférieure dela coquille une petite partie de soncorps à laquelle on a donné le nom dejamke , qui dans ce moment est plate,termipée en pointe , & pour ainsi diretranchante par les bords ; il l’alonge& l’enfonce dans le fable en la recour-bant. A l’aide de ce point d’appui , ilfait mouvoir fa coquille & l’amene àune position verticale ; alors il redressefa jambe , il l’alonge de nouveau &l’enfonce verticalement dans le fable.Lorfquelle est parvenue à une longueurégale à celle de la moitié ou des deuxtiers de la coquille , fa forme change ,elle fe gonfle & devient cylindriquefans fe raccourcir ; de pins , l’extré-mité est têt minée par un bouton dontle diamètre est pins grand que celuide la coquille. Dans cet ctat le coa-telier raccourcit la partie de la jambequi est entre le bouton L l’extrémitéinférieure de la coquille où il faitrentrer cette partie dans la coquille ,ce qui ne fe peut pas faire fans que lebouton remonte ou que la coquilledescende, mais c’est la coquille qui des-cend , parce qu’elie a moins de fable àdéplacer que le bouton de la jambe,puisque le diamètre du bouton est leplus grand. En répétant cette manœu-vre , le coquillage descend successive-