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dc Dijon, en 801 : il s’y tint’, «n mallepublique ou placité , fous Chai les-le-chauvc , par Isaac , évêque de Langres,& le comte Odo , commissaires du roi,mijjis Domììiicis ; nn autre en 896.
M. Bernard de Blancey, secrétaire enchef des états, y a une belle maison 5mais on remarque fur-tout celle dePhilihert de la Mare, conseiller au parle-ment, un des plus honnêtes hommes,des plus dignes citoyens & des plus la-va us de Dijon : il a orné fa maison deplusieurs morceaux d’antiquités, fur les-quelles on lit des inscriptions Romainesen beaux caractères.
C’est dans cette agréable retraite qu’ila composé tant d’ouvrages dignes dei lapostérité. Sa vie de Samnaife restée ma-nuscrite; des mémoires fur l’hiltoire &la littérature , très-curieux , qu’un ma-gistrat a bien voulu ne communiquer,méritoient rimpreflìon.
Ce savant avoit ramassé pendant 40ans de précieux manuscrits fur la Bour-gogne , dont il a donné un cataloguein- 4°. imprimé en 1689, & qui aprèsfa mort ont passé dans la bibliothèquedu roi.
Son mérite lui fit obtenir la qualité decitoyen Romain , comme il le marqueà la pag. 3 (> de fa vie latine de Guillau-me Phìlandrier , de Chátìllon-fur-Seine <
Son histoire de la guerre de Bour-gogne & du siège de S. Jean de Latineen 1636, par Galas, fit regretter aucélcbçe Gassendi son ami, qu’il n’em-ployâí j>a$ fa plume à écrire i’híftoíre deBourgogne.
Eayle fait l’éloge de la vie de HubertLanguét , écrite par notre auteur & im-primée en 1700 à Hall.
Ce savant mourut à Dijon le 16 mai1687 âgé de 73 ans; il étoít originairede Beaune, d’uneancienne famille.
Voyez sur ses ouvrages imprimés &manuscrits , le deuxième volume de fabibliothèque des auteurs de Bourgogne , p.-6- (C)
COUTIER, f. m., Manus, de toile,ouvrier tissuticr qui travaille le coutil,
COUTIL, f. m. grosse toile toute defil qn’on emploie communément en litpour matelas de plumes , traversins,oreillers, tentes. Les pieces font de-
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puis ISO jusqu’à 130 aunes de long, &depuis deux tiers jufqu’à trois quartsde large. Les coutils de Bruxelles fonttrès-eftimés.
COUTILLE, f. k. Hifl.tnod. ,e fpeced’épée plus longue qu’à l’ordinaire, me-nue , à trois pans , Sz tranchante depuisla garde jufqu’à la pointe. Elle étoít enusage parmi nos soldats fous CharlesVII; ceux qui s’en fervoient étoient ap-pelles >L s coutUliers.
COUTOIRS ou CLOVISSE, Pèche,forte de coquillage : 011 en fait la pêcheavec une espece de houe semblable à cel-le dont on se sert pour travailler les vi-gnes , le uiahis & le ’millet. Ce fontordinairement les femmes qui les pê-chent. II s’en fait pendant le carêmeUne extrême consommation : on en por-te à Bordeaux une grande quantité, ou-tre ce qui s’en renverse dans les càm-pagnes, voisines de la baie: on les metdans des barrils qui vont quelquefoisjufqu’à Toulouse & en Languedoc, cessortes des coquillages pouvant fe conser-ver en b y ver plus de quinze jours à troissemaines.
COUTON, f. m. Hift. nat. Eoiì. exoi,arbre du Canada assez semblable à notrenoyer , & rendant par leS incisions qu’ony fait, un suc vineux qui l’a fait ap-pelle» arber vinifera t eouton juglandifimilìi.
COUTRAS, Gêntr. , petite ville deFrance dans le Périgord fur la Dordogne-Long, 17. 31. lot. 46. 4,
LOUTRE, voyez CoUTEERIE.
CoÙTBE , f. ru. Econom. rustiq. , mor-ceau de fer tranchant, fixé à un descotés de la charrure ordinaire, & dontl’usage est d’otivrir & renverser la terre-Voy. ChaReBê.
COUTRERIE , s. s. , Hiji. ecclés. ,fonction subalterne qui consiste à son-ner les cloches , avoir foin du lumi-naire , entretenir les lampes & garderles clés de régisse. Celui qui en étoitchargé s’appelloit le contre,
CÔUTÛMAT, f. m. ÇosmH, , quel-ques-uns prononcent consumât, II lediten Guicnne , particulièrement à Rayon-ne , des lieux où fe paye le droit de cou-tume, Foy. Coutume.
Le coutumut de Rayonne a dix-huitbureaux. (G)