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Tome XIV. FERM - FORL.
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ta diversité & la richesse des habitshe faisaient pas !e moindre ornementde cette fête, quelqnes-uns ayant pourplus de deux cens mille écus de pierre-ries.»

Les trois fêtes qu’on a mises fous lesyeux des lecteurs , doivent leur fairepressentir que ce genre très peu connu,& fur lequel on a trop négligé d’écrire ,embrasse cependant une vaste étendue,offre à l’imagination une grande variété,& au génie une carrière brillante.

Ainlì pour donner une idée suffisantesur cette matière , on croit qu’ttne rela-tion suecinte d’une/ïfe plus générale ,qui fit dans fou temps l’admiration deî’Angleterre , & qui peut-être pourroitservir de modele dans des cas sembla-bles, ne fera pas tout-à-fait inutile àsart.

Entre plusieurs personnages médio-cres qui entouroient îe cardinal de Ri-chelieu , il s’étoit pris de quelque ami-tié pour Durand , homme maintenanttout-à-fait inconnu , & qu’on n’arracheaujourd’hui à son obscurité , que pourfaire connoítre combien les préférencesou les dédains des gens en place, qui don-nent toujours le ton de leur temps, in-fluent peu cependant fur le nom des artis-tes dans-la postérité.

Ce Durand , courtisan sans talens d’untrès.grand ministre , en qui le défaut degoût n’étoit peut-être que celui de sonìiecle , avoit imaginé & conduit le plusgrand nombre des fêtes de la cour deLouis XIÌL Quelques François quiavoient du génie trouvèrent les accèsdifficiles & la place prise: ils se répan-dirent dans les pays étrangers , & ilsy firent éclater l'imagination , la galan-terie A le goût, qu’cn ne leur avoit paspermis de déployer dans le sein de leurpatrie.

La gloire qu’ils y acquirent rejaillit ce-pendant fur elle ; L ii est encore flatteurpour nous aujourd’hui, que les fêtes lesplus magnifiques & les plus galantesqu’on ait jamais doijnées à la cour d’An-gleterre , aient été l’ouvrage des Fran-çois.

Le mariage de Frédéric cinquièmecomte Palatin du Rhin , avec la princes-se d’Angleterre, en fut l’occasion & l'ob-

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jet, EUés «rnimencerent le premier jouepar des feux d’artifice en aêíion fur la Ta-mise ; idée noble , ingénieuse, & nou-velle , qffon a trep négligée’ftprès savoirt trouvée , & qu’on auroit dû employertoujours à la place de ces dessins fansimagination St lans art, qui ne produi-sent que quelques étincelles, de la fu-mée , & du bruit.

Ces feux furent suivis d’un festin su-perbe , dont tous les dieux de ia fableapportèrent les services., en dansantdes ballets formés de leurs divers carac-tères. Un bal éclairé avec beaucoup Jegoût , dans des salles préparées avecgrande magnificence, terntina cette pre-mière nuit.

La secunde commença p?v une masca-rade aux flambeaux , composée de plu-sieurs troupes de masques à cheval. El-les précédoient deux grands chariotséclairés par un nombre immense de lu-mières, cachées avec art aux yeux dapeuple , & qui portoient toutes fur plu-sieurs grouppes de personnages qui yétoient placés en différentes positions-Dans des coins dérobés à la vue par destoiles peintes en nuages, on avoit rangéune foule de joueurs d’instrurnens ; oujouiffoit ainsi de l’effet, fans en aperce-voir la cause , St l'harmonie aiors a lescharmes de l’enchantement.

Les personnages qu’on voyoit fur ceschariots étoient ceux qui alloient repré-senter un ballet devant le roi, & qui for-moient par cet arrangement un premierspectacle pour le peuple , dont la foui®ne sauroit à ia vérité être admise dans !epalais, mais qui dans ces occasions doittoujours être comptée pour beaucoup plusqu’on ne pense.

Toute cette pompe'après avoir tra-versé la ville de Londres , arriva en bonordre , & le ballet commença. Le su j tétoit le temple de l’honneur, dont la jus-tice étoit établie soleuinellement la prê-tresse.

Le superbe conquérant de l’Inde, ledieu des richesses, l’ambition ,1e capri-ce, chcrcherent en vain à s’introduiredans ce templejl’honneur n’y laissa péné-trer que l’amour & la beauté, pour chan-ter l’hymne nuptial des deux nouveauxépoux.

(a) Cette partie étoit imitée de la fête dc Bergonce de Botta.Tome XIV~ sortie /,

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